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	<title>Forum de l'article: AIDS 2012 : Une mobilisation scientifique avec des nouveaux traitements et des avanc&#233;es sur les th&#233;rapeutiques | lemegalodon.net</title>
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	<description>Forum de discussion de l'article</description>
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	    <item>
		<title>AIDS 2012 : Une mobilisation scientifique avec des nouveaux traitements et des avanc&#233;es sur les th&#233;rapeutiques</title>
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		<date>2012-08-01 23:17:13</date>
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		<![CDATA[			
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			&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fran&#231;ois Bricaire&lt;/strong&gt; : Je suis chef de service en maladies infectieuses et tropicales &#224; l'h&#244;pital de la Piti&#233;-Salp&#234;tri&#232;re &#224; Paris. Mon service a ce qu'on appelle une file active de sujets suivis r&#233;guli&#232;rement dans le service de &#224; peu pr&#232;s 4000 malades. Personnellement j'en suis en consultation &#224; peu pr&#232;s entre 200 et 250. La proportion maintenant entre hommes et femmes est &#224; peu pr&#232;s &#233;quivalente. Autrefois il y avait une dominante d'hommes, qui reste encore une petite dominante. Mais globalement avec le fait que cette maladie est devenue tr&#232;s h&#233;t&#233;rosexuelle &#233;galement, il y a une tendance, une f&#233;minisation progressive qui s'est confirm&#233;e dans ces ann&#233;es r&#233;centes. Les sujets qui sont suivis dans mon service vienne de diff&#233;rents pays. Beaucoup viennent de France bien s&#251;r mais d'autres viennent en particulier du continent africain avec des malades, &#233;tant en Afrique, viennent se faire soigner en France.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors cette conf&#233;rence qui est une conf&#233;rence internationale qui se r&#233;unit assez r&#233;guli&#232;rement depuis que le sida existe est une conf&#233;rence qui est tr&#232;s m&#233;diatique, qui &#224; l'avantage dans une certaine mesure de pouvoir faire le point sur tous les grands sujets qui sont o&#249; directement avec le sida ou autour du sida. L&#224; ce qui est important c'est que l'on a d'une part montr&#233; que les traitements qui existaient &#233;taient de plus en plus importants. De plus en plus efficaces, et surtout de mieux en mieux tol&#233;r&#233;s. Ce qui veut dire que l&#224; o&#249; les traitements peuvent &#234;tre administr&#233;s aux malades de fa&#231;on assez facile, on a la possibilit&#233; aujourd'hui de traiter beaucoup plus pr&#233;cocement. Et &#231;a c'est tr&#232;s important parce que traiter pr&#233;cocement un agent infectieux pathog&#232;ne, grave potentiellement, c'est se donner les meilleures chances de contr&#244;ler l'infection et d'emp&#234;cher les d&#233;gradations provoqu&#233;es par la maladie. Cette prise en charge pr&#233;coce est extr&#234;mement importante ce qui veut dire premi&#232;rement qu'il faut d&#233;pister de plus en plus les malades s&#233;ropositifs pour le VIH qui ont &#233;t&#233; contamin&#233;s pour justement pouvoir leur proposer un traitement le plus vite possible. Et puis la deuxi&#232;me chose c'est de se donner les moyens de traiter le maximum de personnes surtout dans les pays qui n'ont pas les forc&#233;ment moyens. Et l&#224;, &#231;a a &#233;t&#233; je crois beaucoup discut&#233; &#224; Washington, c'est la possibilit&#233; d'avoir les fonds ou de maintenir en cette p&#233;riode de crise les fonds n&#233;cessaires pour que les malades puissent &#234;tre pris en charge dans les pays les plus pauvres ou les plus en difficult&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Combien de s&#233;ropositifs en France s'ignorent ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fran&#231;ois Bricaire&lt;/strong&gt; : C'est difficile de le dire exactement. Ce sont des supputations mais je pense qu'il y a de l'ordre de 50 000 personnes qui sont porteurs du virus et qui ne le savent pas. D'o&#249; l'importance d'assurer le d&#233;pistage et de se donner l'organisation n&#233;cessaire pour assurer le d&#233;pistage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Si ces personnes se font d&#233;pister, est-ce que les h&#244;pitaux sont en mesure de les accueillir ? Est-ce qu'il y a assez de soignants, de personnel ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fran&#231;ois Bricaire&lt;/strong&gt; : Oui en France il n'y a vraiment aucun probl&#232;me. On a la chance d'&#234;tre dans un pays qui a d&#233;j&#224; depuis tr&#232;s longtemps organis&#233; le maximum de choses pour assurer ces d&#233;pistages. Dans les consultations de maladies infectieuses, dans ce qu'on appelle les centres de d&#233;pistages anonymes et gratuits il y a possibilit&#233; de se faire d&#233;pister. A partir de l&#224;, il n'y a aucun probl&#232;me. Les consultations de maladies infectieuses dans des services comme le mien peuvent accueillir les gens, les recevoir et leur conseiller, leur expliquer les tenants et les aboutissants de l'infection et du traitement qu'on peut leur proposer. Les infectiologues sont en mesure de recevoir les gens qui seraient &#224; m&#234;me de consulter et &#231;a s'organise. Vous savez actuellement il y a vraiment une &#233;volution des choses qui simplifie la fa&#231;on d'&#234;tre suivi. Donc autrement dit, plus c'est simple et moins il y a de consultation dans le temps au bout d'un certain d&#233;lais et plus il est facile de recevoir des gens en nombre puisque les infectiologues ont des possibilit&#233;s de recevoir ces malades.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Par rapport aux pays du Sud, pensez-vous que les fonds attribu&#233;s sont r&#233;ellement utilis&#233;s pour les malades ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fran&#231;ois Bricaire&lt;/strong&gt; : Premi&#232;rement il y a eu beaucoup d'argent de donner pour l'Afrique en particulier pour les pays en d&#233;veloppement en g&#233;n&#233;ral. Beaucoup d'argent donn&#233;, notamment et il faut le dire par la France. La France est un des g&#233;n&#233;reux donateurs sur le plan international pour cette prise en charge de l'infection &#224; VIH, avec les am&#233;ricains. Mais vraiment la France est tr&#232;s partie prenante. Il y a de l'argent qui sert incontestablement et heureusement &#224; am&#233;liorer la prise en charge, donner des m&#233;dicaments, faire des diagnostics, &#224; faire des bilans pour les malades, etc. Il y a une am&#233;lioration tr&#232;s forte me semble-t-il sur la certitude que l'argent d&#233;bloqu&#233; va vraiment vers la cible. Mais il faut rester prudent. Il y a toujours des d&#233;tournements d'argent qui peuvent se faire au niveau des pays, il y a toujours aussi des retards dans les versements de l'argent promis par les diff&#233;rents pays m&#234;me s'il y a une tr&#232;s grande am&#233;lioration, l'organisation et de recueil et de distribution de ces fonds, il faut rester tr&#232;s vigilant. Il y a des habitudes, il y a des mentalit&#233;s, il y a des exigences de certains etc. On peut essayer de lutter. Nous, en ce qui nous concerne nous avons lutt&#233; dans l'organisation que nous avons d&#233;cid&#233; de faire avec le Mali. Mon service est responsable de la prise en charge des sujets infect&#233;s par le VIH &#224; Bamako. Lorsqu'on nous a demand&#233; de bien vouloir r&#233;server de l'argent pour des personnes qui pensaient pouvoir en profiter, nous avons refus&#233; et nous avons r&#233;ussi &#224; faire en sorte qu'on puisse prendre en charge &#224; Bamako sans qu'il y ait de d&#233;tournement d'argent ou quoique ce soit. Nous allons, mon &#233;quipe va &#224; Bamako r&#233;guli&#232;rement avec des cliniciens et des gens de laboratoire, des virologues en particulier pour assurer cette prise en charge en lien direct avec l'h&#244;pital de la Piti&#233;-Salp&#234;tri&#232;re qui est le responsable de cette prise en charge. C'est d&#233;j&#224; une bonne chose qu'ils soient pris en charge. S'il y a prise en charge &#231;a veut dire une am&#233;lioration consid&#233;rable de l'&#233;tat des sujets. On leur donne, une fois les bilans faits, les th&#233;rapeutiques n&#233;cessaires et on les suit. Donc ils font comme les sujets qui vivent en Europe ou aux Etats-Unis, ils s'am&#233;liorent. Et s'am&#233;liorer &#231;a veut dire une vie qui devient de plus en plus normale. Ce qui est important c'est que cette prise en charge assure une vie normale dans le pays d'origine des malades. Vous imaginez que c'est fondamentale. C'est-&#224;-dire qu'ils sont dans leur milieu familial, ils sont avec du travail localement, ils ne sont pas d&#233;sins&#233;rer comme ils pourraient l'&#234;tre lorsqu'ils viennent ou lorsqu'ils venaient dans des pays d&#233;velopp&#233;s pour essayer de se faire soigner.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Gu&#233;rir du VIH, &#224; l'&#233;mission Survivre au sida, on a abord&#233; ce sujet bien avant que cela soit abord&#233; &#224; la conf&#233;rence internationale sur le VIH, pourquoi est-ce qu'on ose vraiment en parler que maintenant ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fran&#231;ois Bricaire&lt;/strong&gt; : Parce qu'on sait que c'est un virus qui est tr&#232;s difficile d'&#233;radiquer, de tuer &#224; l'int&#233;rieur des cellules o&#249; il est g&#238;t&#233; directement dans la profondeur des cellules. On sait depuis tr&#232;s longtemps que c'est extr&#234;mement difficile m&#234;me d'envisager de l'&#233;radiquer. Et m&#234;me on a renonc&#233; &#224; un moment donn&#233; de dire qu'on pouvait se d&#233;barrasser du virus. Maintenant on reparle de &#231;a mais on reste tr&#232;s prudent parce que ce n'est pas encore du tout gagn&#233;. On a plus aujourd'hui l'impression qu'on stabilise les gens avec un syst&#232;me immunitaire qui r&#233;cup&#232;re des possibilit&#233;s, comme on dit de r&#233;mission, plut&#244;t que, ce que l'on souhaite, ce qui viendra peut-&#234;tre un jour, mais pour le moment c'est encore un peu t&#244;t de parler d'&#233;radication du virus c'est-&#224;-dire vraiment de la gu&#233;rison vraie. Les malades sont toujours tr&#232;s attentifs &#224; toutes les &#233;volutions de traitement, des am&#233;liorations de traitement et des possibilit&#233;s &#233;ventuelles de voir un jour l'&#233;radication se faire. Je r&#233;ponds ce que je viens de vous dire, c'est-&#224;-dire que pour le moment ce n'est malheureusement pas possible. Que peut-&#234;tre avec le temps on trouvera des substances o&#249; on aura des possibilit&#233;s de voir le virus ne plus se r&#233;pliquer du tout. Mais c'est un virus vous savez qui est tr&#232;s compliqu&#233;, qui &#224; bas bruit peut toujours rester dans des cellules, ce qu'on appelle les r&#233;servoirs, se red&#233;velopper et m&#234;me peut-&#234;tre qu'il y a la pr&#233;sence de morceaux de virus qui sont pr&#233;sents et qu'on n'arrive pas &#224; enlever et qui laisse un doute sur l'&#233;radication.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Que pensez-vous des engagements que Fran&#231;ois Hollande a pris concernant la contribution de la France au Fonds mondial et sa promesse de rechercher des financements innovants ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fran&#231;ois Bricaire&lt;/strong&gt; : Les gens qui travaillent sur le sida ne peuvent &#234;tre que satisfaits de ce genre de propos. A partir du moment o&#249; il y a une volont&#233; politique, c'est toujours tr&#232;s important, une volont&#233; politique internationale de s'engager sur cette lutte contre le sida, si notre pr&#233;sident de la r&#233;publique s'engage &#224; vouloir trouver des financements possibles pour essayer d'am&#233;liorer les choses, de trouver des choses nouvelles dans le financement. On ne peut que le remercier et l'accepter avec plaisir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Avez-vous entendu la d&#233;claration de &lt;a href='http://survivreausida.net/m2549-laurent-fabius.html' class='spip_in' rel='external'&gt;Laurent Fabius&lt;/a&gt;, ministre des affaires &#233;trang&#232;res ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fran&#231;ois Bricaire&lt;/strong&gt; : Non.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Il a dit que 10% de taxe europ&#233;enne, sur les transactions financi&#232;res, seraient attribu&#233;es &#224; l'aide au d&#233;veloppement. Des associations de lutte contre le sida disent que ce n'est pas assez.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fran&#231;ois Bricaire&lt;/strong&gt; : L&#224; je vais vous r&#233;pondre &#224; br&#251;le-pourpoint puisque je n'ai pas entendu ses propos. Toute solution qui propose des financements est la bienvenue. C'est un peu facile aussi de protester, de trouver que ce n'est jamais assez. On est dans une p&#233;riode tous de difficult&#233; financi&#232;re, une crise mondiale et par cons&#233;quent tout ce qui peut alimenter les financements pour lutter contre non seulement le VIH, mais d'autres probl&#232;mes de sant&#233;, la tuberculose, le paludisme. Tous les grands fl&#233;aux qui frappent en particulier les pays les plus pauvres et bah c'est le bienvenu. Alors moi je pense qu'on peut saluer cette d&#233;marche positivement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Est-ce que selon vous il y a des sujets qui ont &#233;t&#233; oubli&#233;s lors de la conf&#233;rence internationale sur le sida ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fran&#231;ois Bricaire&lt;/strong&gt; : Il y a toujours des sujets oubli&#233;s vraisemblablement. Je pense que l'int&#233;r&#234;t de cette conf&#233;rence internationale c'est de mobiliser des gens pour essayer d'avancer. Mobilisation scientifique vraie avec des nouveaux traitements, des avanc&#233;es vraies sur les th&#233;rapeutiques et mobilisation un petit peu entre guillemets m&#233;diatiques mais qui permet de faire &#233;voluer les sujets les plus difficiles, &#233;thiques, moraux sur cette maladie qui est compliqu&#233;e et qui justifie qu'on puisse avancer dans les r&#233;flexions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Transcription&lt;/strong&gt; : Sandra JEAN-PIERRE&lt;/p&gt;</description> 
		<author>Sandra Jean-Pierre</author>
		<dc:date>2012-08-01T21:17:13Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sandra Jean-Pierre</dc:creator>
		
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