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Sang contaminé : Claude Evin justifie le non-rappel des transfusés
jeudi 6 novembre 2003L’ancien ministre de la Santé, Claude Evin, qui a bénéficié jeudi d’un non-lieu de la Cour de justice de la République dans l’affaire du sang contaminé, a justifié dans un communiqué sa décision de ne pas faire procéder au début des années 1990 à un rappel des personnes transfusées, une procédure qu’il avait jugée "inefficace et dangereuse". "Par respect pour les personnes et les familles concernées et afin d’éclairer l’opinion publique", l’actuel député de Loire-Atlantique a rendu publiques les "explications" qu’il a "fournies" à la commission d’instruction de la CJR qui a prononcé jeudi un non-lieu à son encontre. "Je n’ai jamais ignoré la situation spécifique de la contamination par le VIH des personnes qui avaient reçu des produits sanguins entre 1980 et 1985", souligne Claude Evin qui a été ministre de la Santé de mai 1988 à mai 1991. Et d’ajouter que c’est "en toute connaissance de cause", "après réflexion et délibération en fonction d’une analyse de la situation" qu’il a décidé de ne pas faire procéder à un "rappel généralisé par voie de presse demandant que toutes les personnes qui avaient été hospitalisées entre 1980 et 1985 se fassent dépister". Selon l’ancien ministre une telle procédure aurait été "inefficace et dangereuse" car elle aurait "provoqué une confusion ingérable par les centres de dépistage". Il a donc fait "le choix de sensibiliser le corps médical par une lettre accompagnée d’une brochure d’informations adressée en octobre 1990 à chaque médecin" en leur demandant "de proposer un dépistage lorsque cela leur semblerait le justifier". Claude Evin rappelle que les statistiques du rappel des transfusés lancé début 1993 par son successeur "montrent que la mesure (...) n’a en rien augmenté le nombre mensuel des personnes déclarées séropositives, bien au contraire".
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Messieurs, Mon frère a subi deux opérations de cœur, en France, entre 1980 et 1985 qui ont nécessité inévitablement des transfusions sanguines soutenues. Son hospitalisation d’urgence, quelque années plus tard en Algérie, n’a duré que trois à quatre jours avant qu’il ne décède. Sa brève hospitalisation n’a pas également permis au staff médical, très étoffé pourtant, de procéder à toutes les analyses et investigations nécessaires à la détermination d’un diagnostic très précis de la détérioration fortuite de son état de santé. A l’issue de sa mort, le médecin traitant, un éminent professeur en cardiologie, m’a laissé entendre, en réponse à mes questions, que la cause probable de sa mort pourrait être liée à une infection par le virus du sida (HIV). Faute de temps, les analyses prouvant ce diagnostic n’ont pas été effectuées. Il est très important, aussi bien pour moi que pour sa femme et ses enfants de savoir s’il n’a pas été éventuellement transfusé avec du sang contaminé. Il est indéniable que l’hygiène de vie de mon frère, un pieu de premier ordre, était des plus exemplaires. A qui dois¬je m’adresser pour confirmer ou infirmer définitivement cette hypothèse. Nous disposons de tous les papiers relatifs à son séjour médical en France.
Mes remerciements à toute personne ou institution pouvant m’assister. M. hani. Email : hocamine@yahoo.fr
