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50 000 séropositifs qui s’ignorent : Quand l’INPES minimise la gravité de l’infection à VIH pour inciter au dépistage

25 janvier 2011 (lemegalodon.net)

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Sandra : Est-ce que vous avez, durant le mois passé, est-ce que vous avez vu un spot de prévention qui passait régulièrement à la télé ou à la radio ?

Tina : Ou au cinéma.

Sandra : Ou au cinéma exactement. Je l’ai vu beaucoup au cinéma. On va l’écouter.

Début du son

En 1983, le virus du sida est découvert. Après des années de travail, les traitements ont été mis au point par les chercheurs et les médecins. Ils permettent de vivre plus longtemps et en meilleure santé. Ces traitements empêchent la transmission du virus de la mère à l’enfant dans 99 % des cas. Et aujourd’hui la prise de traitement est simplifiée. Beaucoup de progrès ont été faits. Mais tout ça ne sert à rien, si vous ne vous ne faites pas dépister. 50 000 personnes sont atteintes par le VIH sans le savoir, faites-vous dépister.

Fin du son.

Sandra : Tina, Bruno, Zina. Qu’est-ce que vous pensez de ce spot de prévention ?

Tina : Je trouve que c’est un bon début. Je me demande pourquoi, ils auraient pu intégrer justement, ce qu’on disait sur le traitement, s’ils ne veulent pas dire, diminue le risque totalement en tout cas, quand même dire que grâce aux traitements, les personnes séropositives ne sont presque plus contaminantes. Un message dans ce sens-là je trouve que c’était la suite logique, ça faisait parti du spot. En fait ils ont coupé comme si c’était avant l’année 2008 où l’avis suisse est sorti. Après l’autre truc c’est qu’on sait que la transmission de la mère à l’enfant, ils auraient pu dire presque dans 100 % des cas. Toujours cette marge de prudence qui un peu, brouille un tout petit peu le message. Mais voilà, je pense que… Justement j’ai parlé avec une personne qui avait vu ce spot et qui n’est pas dans le VIH et il y a quand même des messages qui sont passés, qu’on peut avoir un enfant quand on est séropositif. Ca, on ne le disait pas encore il y a un an.

Sandra : Zina ?

Zina : Moi je pense un peu comme Tina. C’est vrai que ça aurait bien de préciser aussi qu’on peut avoir des relations sexuelles sans trop faire prendre de risque à notre partenaire séronégatif. Mais en revanche oui, je trouve que c’est une bonne avancée maintenant. C’est pas mal, il y a quand même du progrès. On dit maintenant que, on peut faire des enfants sans les contaminer. Donc à ce niveau-là, je trouve que c’est pas mal.

Sandra : Bruno ?

Bruno : Pareil, ça va encore dans la bonne direction. Jamais assez. Mais c’est vrai que plus de personnes connaîtront leur statut plus il sera plus facile après de pouvoir gérer derrière.

Sandra : Ce spot, qui incite au dépistage, c’est un spot de prévention pour les personnes séronégatives. Mais il y aussi la prévention positive. C’est le fait d’informer les séropositifs sur comment protéger leur partenaire séronégatif. J’ai demandé à Nora Berra secrétaire d’État chargée de la Santé s’il y avait quelque chose de prévue pour informer sur la prévention positive, lors d’une conférence au ministère de la santé, au mois de novembre, où l’INPES avait présenté le spot de prévention. On écoute. Ca dure 14 secondes, c’est très rapide.

Début du son.

Nora Berra : Je crois que ça, c’est le travail de tous ceux qui suivent les personnes contaminées. C’est de marteler les messages de prévention sans cesse et surtout ne jamais baisser la garde et l’usage de la protection par le préservatif reste l’élément clé.

Fin du son.

Sandra : Alors qu’est-ce que vous pensez de sa réponse ?

Tina : C’est vraiment beaucoup trop restrictif, c’est-à-dire, justement quand on adresse un message de prévention à une personne séropositive, on sait quand même aujourd’hui que c’est primordial de lui dire de bien prendre son traitement et que, si elle le prend bien, l’inciter à bien le prendre. Elle peut grâce à une charge virale indétectable diminuer énormément le risque de contamination. Donc je pense que c’est important d’informer les personnes séropositives sur cette réalité-là même s’il faut aussi lui dire que la décision restera au partenaire séronégatif à prendre. Donc l’informer et de le laisser choisir.

Bruno : Juste pour dire aussi que, c’est vrai que l’avis suisse et puis tout le corps médical, je trouve que c’est bien, ils valident nos expériences, parce qu’on n’est pas médecin mais ils valident nos expériences, donc ça va encore dans le bon sens, donc j’espère que ça avancera.

Transcription : Sandra Jean-Pierre

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