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Le Collectif des patients citoyens ne participera pas aux états généraux sur la prise en charge du VIH en île de France

5 novembre 2010 (Collectif des patients citoyens)

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Communiqué de presse – 14 octobre 2010

Le 26 janvier 2010, le COPACI demande un arrêt des mesures de restructuration des services VIH qui frappent dans le plus total désordre les établissements de l’AP HP et réclame la tenue d’États généraux sur la prise en charge du VIH Sida en Île de France.

Depuis le mois de juin, le COPACI travaille activement à la préparation de ces EG qui sont organisés sous l’égide de l’ARS.

Mais, au fil des semaines, il est apparu que la voix des patients VIH, des usagers de l’hôpital avait de plus en plus de mal à se faire entendre. Finalement, le débat se trouve presque entièrement confisqué par un petit nombre d’experts autoproclamés, personnalités du monde médical ou d’associations subventionnées. Pour eux, le Sida est devenu une source de revenus ou une rente de situation. La présence du COPACI leur était indispensable pour qu’ils puissent, de ce fait, se targuer d’être à l’écoute des patients et se vanter de faire de la démocratie sanitaire !

Le COPACI, association indépendante constituée exclusivement de patients bénévoles et ne percevant pas un euro de subvention, ne veut pas servir d’alibi à une telle mascarade : les États généraux, réclamés dès janvier 2010 par le COPACI, seul à l’époque, devaient logiquement être accompagnés d’un moratoire, c’est à dire d’un arrêt, au moins provisoire des restructurations hospitalières en cours. C’est en tout cas ce qu’avait promis l’AP-HP. Malgré la réitération écrite de ces promesses, sur le terrain, le démontage du service public de santé continue, élément par élément : des emplois de médecins, de psychologues ou d’assistante sociale, tous spécialisés, disparaissent purement et simplement ou bien c’est l’histoire lamentable de la pharmacie de l’hôpital Cochin, première étape du transfert vers l’HD de tout un service recevant plus de 1800 patients : fermée le 3 septembre, elle est rouverte le 10 par le directeur général de l’AP-HP mais aussitôt refermée par le directeur de Cochin qui redéploie à tout va.

En se retirant des États généraux, le COPACI refuse de collaborer avec ceux qui appliquent sans état d’âme une politique de santé catastrophique pour toutes les personnes vivant avec le VIH et plus généralement pour tous ceux qui comptent sur l’hôpital public.