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L’avenir des enfants noirs vivant avec le VIH : Sylvie Ouedraogo, pédiatre burkinabé, répond à Carla Bruni et Michel Kazatchkine du Fonds mondial contre le sida

27 mai 2010 (papamamanbebe.net)

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Aujourd’hui, émission exceptionnelle consacrée à l’avenir des enfants noirs vivant avec le VIH, à l’occasion de la venue à l’émission de Sylvie Ouedraogo, pédiatre à Ouagadougou (Burkina Faso) qui suit plus de 400 d’entre eux.

Depuis que ces enfants contaminés ont accès aux antirétroviraux, ils ne meurent plus. Le plus jeune vient de fêter son premier mois. Le plus âgé a déjà 22 ans, et poursuit ses études.

Depuis 1994, on sait comment faire pour que les enfants des séropositifs échappent au virus. Seize ans plus tard, la moitié des mamans dans le monde n’ont toujours pas accès aux traitements, ni pour elles-mêmes, ni pour leurs enfants.

A Paris, Carla Bruni, ambassadrice du Fonds Mondial de lutte contre le sida, a lancé le 19 mai une campagne internationale titrée « Born HIV Free » pour l’accès universel aux traitements antirétroviraux d’ici à 2015. Qu’en pense Sylvie Ouedraogo ?

Michel Kazatchkine, directeur exécutif du Fonds Mondial, répond aux questions de l’émission sur le but de la campagne, la responsabilité des gouvernements africains, la lutte contre les discriminations, et le respect des personnes malades.

Le 11 février 2009, Bruni et Kazatchkine avaient passé 24 heures à Ouagadougou pour rencontrer des acteurs de terrain, mais sans passer par l’hôpital pédiatrique où les enfants vivant avec le VIH sont suivies par Ouedraogo.

Pourtant l’enjeu de la prévention — agir pour qu’il n’y ait plus d’enfants contaminés — ne doit pas faire oublier les enfants qui n’ont pas échappé au virus alors que leurs contaminations étaient évitables.

Au Burkina, ces enfants ont obtenu accès aux antirétroviraux depuis 2003. Un combat difficile, raconte Ouedraogo : certains parents vivaient alors l’annonce de la maladie de leurs enfants comme une fatalité, ne sachant pas que les médicaments leur permettraient de grandir comme tous les enfants…

Elle explique comment les pédiatres communiquent avec les enfants et les parents, comment ils parviennent à motiver les jeunes pour qu’ils suivent bien leurs traitements.

Enfin, Sylvie Ouedraogo réagit aux propos d’Issoufou Tiendrebeogo, président de l’Association African Solidarité (AAS), créée en 1991 et qui compte aujourd’hui 2500 membres. Il raconte les discriminations, les difficultés pour rencontrer l’âme sœur, le désir d’enfants, la peur de se faire dépister, les carences dans l’accès aux traitements et leurs conséquences pour les 1000 personnes séropositives sous traitement suivies par l’association.

Une émission préparée par Reda avec Sandra Jean-Pierre. Reportage à Paris et à Ouagadougou : Ousmane Zaré. Montage : Alexandra Forestier. Musique : Waguess Family et Désiré Sankara.