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Le progrès de la médecine permet de prévenir la transmission du virus du sida de la mère à l’enfant, mais le Fonds mondial en aura-t-il les moyens ?

14 mars 2010 (papamamanbebe.net)

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« Un monde dans lequel plus aucun enfant naisse séropositif est véritablement possible d’ici à 2015 » a annoncé le professeur Michel Kazatchkine, directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

La réduction de la transmission du VIH de la mère à l’enfant dans les pays pauvres est un des objectifs principaux affichés dans le rapport du Fonds présenté lundi 8 mars 2010, à l’occasion d’un déjeuner de presse.

Ce rapport représenterait la base sur laquelle les donateurs fonderont leur engagement lors des négociations du « troisième cycle » de « reconstitution des ressources » prévues en octobre 2010 à New York.

En clair, arivés à la find d’un cycle budgétaire, il s’agit de renégocier le financement du Fonds, en particulier par les États membres de cette structure qui les réunit avec les bailleurs privés et même des donateurs individuels. Les pourparlers en cours sont déterminants pour son avenir.

Or, ses représentants ne mentionnent pas publiquement de difficultés financières mais fixent la date butoir de 2015 dans la réalisation de leurs objectifs concernant le sida, et ceci dans la perspective d’alerter la société civile.

En particulier, ils visent la diminution de la transmission du sida de la mère à l’enfant en dessous du seuil de 5 % (celui des pays riche étant inférieur à 1 %).

Concrètement, il s’agirait de renforcer les moyens de prévention et d’accès aux antirétroviraux des femmes en âge de procréer dans les pays pauvres, ce qui est techniquement possible. Mais le contexte de crise économique pourrait bien freiner l’engagement des pays donateurs dans leurs contributions financières.

Yentl Coubes