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Criminalisation des séropositifs | Femmes séropositives

Une femme séropositive découpée en morceaux à Saint-Etienne

18 août 2009 (Le Figaro)

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Le meurtrier présumé de 25 ans aurait agi vendredi soir, après que sa petite amie a avoué lui avoir transmis le virus du sida.

C’est une macabre découverte qu’ont fait les policiers de Saint-Etienne dimanche soir, après avoir entendu un jeune homme leur indiquer un peu plus tôt avoir découpé en morceaux sa petite amie.

Les faits remontent à vendredi soir. L’homme fête ses 25 ans à son domicile du quartier de La Rivière, au cours d’une soirée bien arrosée à laquelle assiste sa nouvelle compagne, âgée de 36 ans. Le couple ne se connait que depuis quelques jours, précise le site du Progrès.

La jeune femme, toxicomane, refuse ce soir-là ses avances sexuelles. Elle lui aurait alors avoué lui avoir transmis le virus du sida. Selon le procureur de la République de Saint-Etienne, l’homme, furieux et ivre, perd la raison et se montre violent avec sa compagne. Alors que celle-ci tente de se défendre en saisissant un couteau, il la frappe violemment puis l’étrangle pendant de longues minutes. Lorsqu’il la relâche, la jeune femme est morte. Il lui tranche la gorge puis la porte dans sa baignoire.

Là, avec une scie à métaux, il découpe la victime en six morceaux. Puis les répartit, dans des sacs poubelles, dont il se débarrasse dans les bennes du quartier.

« J’ai pété un câble »

Quelques heures plus tard, l’homme confie son geste de folie à deux de ses proches. A un ami, il raconte qu’il a fait une « connerie », et parle d’une femme qu’il aurait tué, rapporte mardi le Parisien.L’ami en question contacte aussitôt la police. En début de soirée, les services de police reçoivent un deuxième coup de fil, du beau-père cette fois, qui leur indique où se trouve le jeune homme.

Interpellé dimanche soir, le meurtrier présumé a aussitôt reconnu les faits. Il explique qu’il a « pété un câble ». Il est toujours en garde à vue et devrait être déféré mardi devant le parquet de Saint-Etienne. Les enquêteurs ont d’ores et déjà pu reconstituer l’intégralité du corps de la victime, dont l’autopsie aura lieu mardi. L’arme du crime, la scie à métaux, n’a pas encore été retrouvée.

Apparemment, l’homme n’est pas connu des services de police. Il aurait en revanche des antécédents psychiatriques.

L’an dernier, le corps découpé en morceaux d’une institutrice de 60 ans avait été retrouvé dans deux valises abandonnées, près de Nantes. Un homme d’une cinquantaine d’années avec qui elle entretenait une relation depuis plusieurs semaines avait alors été confondu par son ADN.

B.H. et F.G. (lefigaro.fr) avec AFP