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Daniel Canepa | Elisabeth Dohin | Financement de la lutte contre le sida | Journée mondiale contre le sida (JMS) | Roselyne Bachelot

Journée mondiale contre le sida : Quelques questions auxquelles Roselyne Bachelot ne veut pas répondre

30 juin 2009 (lemegalodon.net)

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Après la publication des premiers articles concernant l’amputation du budget de la Journée mondiale sida 2009 en Ile-de-France, région la plus touchée par l’épidémie, Elisabeth Dohin, conseillère du cabinet de Roselyne Bachelot, avait personnellement contacté Arthur Attal et Marjorie Bidault, les deux journalistes chargés de l’enquête, pour proposer une réunion. Le 17 juin 2009, Arthur Attal et Marjorie Bidault lui avaient donc envoyé leurs questions sur les budgets de l’État consacré au sida.

Treize jours plus tard, Elisabeth Dohin n’a toujours pas proposé de date pour cette réunion. Pour sa part, Daniel Canepa, Préfet d’Ile-de-France, également sollicité, n’a donné aucune suite à notre demande d’entretien.

Lemegalodon.net publie donc les questions posées, et appelle Roselyne Bachelot et Daniel Canepa, Préfet d’Ile-de-France, à répondre dans les plus brefs délais.

- Préalablement nous souhaitons avoir copie de l’ordre du jour, la liste des membres présents, absents ou excusés, et le procès-verbal provisoire du Conseil d’administration du GRSP Ile-de-France lors duquel a été voté le budget de la Journée mondiale contre le sida 2009.

- Dans le dispositif du programme national de lutte contre le sida, quelle est la place de la Journée du 1er décembre, au niveau national et régional ? Pour le Ministère, quelle est la signification, l’importance et la portée de cette journée célébrée dans le monde entier ?

- Quel est l’impact aujourd’hui en Ile-de-France et au niveau national de la Journée Mondiale de lutte contre le Sida ? Quel impact et visibilité devraient avoir la JMS ? Quelle est l’action menée par le Ministère au niveau national et avec quel budget ?

- Madame la Ministre approuve-t-elle de la diminution du budget de l’Appel à projets du GRSP Ile-de-France, région la plus touchée de l’hexagone, pour financer des activités spécifiques à l’occasion de cette Journée ? En a-t-elle été informée et sait-elle où l’argent a été affecté ? Si elle désapprouve cette décision, est-elle prête à intervenir pour débloquer un montant à la hauteur des enjeux de santé publique ?

- Quelle place a la lutte conte le sida aujourd’hui dans les financements de l’Etat ? Le Ministère affirme que le sida reste une priorité de santé publique. Mais aujourd’hui, grâce au progrès de la médecine, d’autres pathologies (hépatites, cancer, Alzheimer) sont beaucoup plus lourdes en terme de mortalité et de morbidité. Toutefois, chaque année, au moins 5000 personnes découvrent leur séropositivité et, plus grave, environ 30000 personnes sont séropositives mais ne connaissent pas leur statut. Certains estiment néanmoins qu’il y a trop d’argent consacré à la lutte contre le sida, et des interlocuteurs au sein du GRSP Ile-de-France attestent d’une volonté de réduire les budgets qui y sont consacrés. Comment se positionne le Ministère sur cette question ?

- Comment est décidé le budget du GRSP en 2008 ? En 2009 ? Plus précisément, comment interviennent le Ministère et la DGS dans l’élaboration des budgets du GRSP Ile-de-France, sachant qu’en ce qui concerne la DRASS il y a une déconcentration ? Cette autonomie du GRSP, au vu notamment de la baisse du budget JMS, a-t-elle des conséquences inattendues ? Le ministère donne-t-il ses priorités dans les répartitions de l’enveloppe globale entre les priorités du Programme régional de santé publique (PRSP) ?

- Nous avons constaté des dysfonctionnements dans l’organisation et la gestion du GRSP (manque de transparence, multiplicité des interlocuteurs, faible participation des membres du Conseil d’administration, vote par procuration sans avoir connaissance de l’ordre du jour ou des budgets votés, etc.). Par exemple, Francine Bavay, vice-présidente du GRSP, déclare avoir voté par procuration du fait de délai dans la réception de documents qui seraient liés à des difficultés administratives au sein du GRSP. Elle n’avait donc pas connaissance du vote concernant la Journée mondiale contre le sida. Reconnaissez-vous que ce vote s’est déroulé dans des conditions qui peuvent poser la question de sa légitimité ? Y a-t-il eu une pression du Préfet qui préside le GRSP ou des tutelles pour supprimer ou diminuer radicalement certains budgets SIDA, du fait de la crise et/ou de la perception que cette pathologie ne nécessite plus un tel niveau d’engagement (30% du budget du GRSP) ?

- Le GRSP, créé en 2007, doit être remplacée l’an prochain par l’Agence Régionale de santé (ARS). Quelle est la différence entre ces deux structures ? Quelles conséquences au niveau budgétaire, qui va voter les budgets ? Y aura-t-il une représentation des associations autres que le CISS Ile-de-France dans l’administration de l’ARS ? Les associations seront-elles impliquées dans les choix des priorités budgétaires et si oui comment ?


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