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Affaire Dray : Dominique Sopo dénonce le caractère "abusif" de sa garde à vue

12 juin 2009 (Le Monde)

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Dominique Sopo, président de SOS-Racisme, a dénoncé le caratère abusif de sa garde à vue de près de deux jours dans le cadre de l’enquête préliminaire visant Julien Dray pour des faits présumés d’abus de confiance, dans un entretien publié, vendredi 12 juin, par Aujourd’hui en France/Le Parisien.

La garde à vue "était manifestement abusive, comme une bonne partie des six cent mille gardes à vue pratiquées tous les ans dans notre pays", a-t-il dit. "Je suis un simple témoin qui a répondu volontairement à une convocation de la justice", a-t-il ajouté. "Où était l’utilité de la garde à vue, sinon celle de continuer à alimenter un cirque médiatique détestable", s’est encore interrogé le président de l’organisation antiraciste.

Dominique Sopo et trois des cadres de SOS-Racisme ont été remis en liberté sans charge retenue à leur encontre dans la nuit de mercredi à jeudi après quarante-deux heures de garde à vue. Les policiers de la brigade financière enquêtent sous la direction du parquet de Paris sur des mouvements de fonds suspects au profit du député PS Julien Dray. Ils s’intéressent notamment aux liens entre l’association et le député socialiste de l’Essonne, un de ses fondateurs en 1984.

"AUCUNE RELATION FINANCIÈRE ENTRE SOS-RACISME ET JULIEN DRAY"

Deux collaborateurs de Julien Dray, qui ont été permanents de l’association, sont notamment épinglés dans un rapport de la cellule antiblanchiment de Bercy, Tracfin, qui les soupçonne d’avoir perçu de l’association Les Parrains de SOS-Racisme et de la FIDL (mouvement lycéen) des chèques pour un montant de 127 377 euros, qu’ils auraient ensuite reversés pour partie à M. Dray.

Dans son entretien, Dominique Sopo affirme que ces mouvements d’argent font partie "d’une mise en scène déclenchée par le rapport de Tracfin". "La caisse de SOS-Racisme sert à SOS et à rien d’autre", a-t-il affirmé. "Il n’y a pas d’espèces qui ont été utilisées à autre chose qu’à l’activité de SOS-Racisme", a-t-il ajouté, affirmant qu’il n’y a "aucune relation financière entre SOS-Racisme et Julien Dray".

Par ailleurs, le site de L’Express révèle, vendredi, que Pierre Bergé, président des Parrains de SOS-Racisme – association également impliquée dans l’affaire Julien Dray – aurait été entendu comme témoin le 5 juin. L’homme d’affaires, proche du Parti socialiste, aurait été interrogé sur l’origine d’un prêt consenti au député socialiste de l’Essonne et sur les conditions de son remboursement.