Financement de la lutte contre le sida | Journée mondiale contre le sida (JMS)
Marjorie Bidault raconte les débuts de l’enquête sur le financement de la lutte contre le sida et en explique les enjeux
12 juin 2009 (lemegalodon.net)
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Reda : L’amputation de la Journée Mondiale du Sida (JMS) 2009. On parle du fait que cette année, l’Etat a décidé d’amputer de la moitié le budget prévu pour la JMS. L’argent c’est le nerf de la guerre contre le Sida. On était, c’est-à-dire l’équipe de Survivre au sida avec Marjorie et Siham, à la conférence de presse de promotion de Solidays.
Cette conférence a eu lieu au Conseil Régional Ile-de-France, et comme il s’agit d’une baisse des crédits de la région la plus touchée par le sida, la notre, celle d’Ile-de-France, on a saisi l’occasion pour interpeller Jean-Paul Huchon. Marjorie, est-ce que tu peux nous dire qu’elle était la question que tu lui as posée pour l’interpeller sur cette histoire de baisse des crédits ?
Marjorie : Alors la question que je lui ai posée, c’est justement concernant la baisse des crédits. C’est la DRASS qui a ces crédits de 100 000 euros, mais ces crédits sont décidés par le Conseil d’administration du GRSP (groupement régional de santé publique). Donc ma question à Jean-Paul Huchon était : qu’en pensez-vous ? Pourquoi une telle baisse ?
Jean-Paul Huchon : On peut répondre rapidement à votre question. Nous, nous n’avons pas bougé notre budget, et même on l’a conforté. Vous avez des crédits de l’état et des crédits de la région. Côté Etat, ils ont baissé de moitié mais nous, on a continué. Voilà c’est comme ça dans beaucoup de domaine, avec beaucoup d’associations.
survivreausida.net : Mais où sont passés les 100 000 euros de différence ?
Jean-Paul Huchon : On regarde avec Solidays. Solidays nous sollicite et cette année on a répondu à la demande de Solidays. C’est une question politique, c’est une question budgétaire, c’est une question du budget de l’Etat. C’est la question de la diminution du budget de l’Etat en général. Nous, nous avons cette année, à notre budget 2009, et on va recommencer j’imagine en 2010, nous avons décidé de ne pas lutter contre la crise en diminuant les moyens mais au contraire en les augmentant. On a tellement augmenter les moyens d’ailleurs qu’on va avoir droit de la part de l’Etat à des remboursement de TVA sur les investissements parce qu’on a beaucoup plus investit que les années précédentes. Donc on a fait notre boulot, mais ça n’a pas été fait parallèlement par tous nos partenaires.
Reda : Jean-Paul Huchon est président du Conseil régional d’Ile-de-France. Marjorie l’a interpellé sur cette question de la baisse des crédits d’état pour la journée mondiale sida (JMS), c’est-à-dire pour 2009, l’état a décidé d’amputer les crédits de 100 000 euros. Où sont passés ces 100 000 euros ? Qui a pris cette décision ? EN tout cas, ce n’est pas Jean-Paul Huchon, et il a insisté sur le fait que le conseil régional dépense des millions pour la prévention sida, ou en tout cas pour le financement des associations qui sont sensées la faire, à savoir 3 763 000 euros en 2009 pour le CRIPS, les centres régionaux d’information et de prévention du sida, 800 000 euros pour l’opération Solidays, une opération au est destinée en principe à financer la lutte contre le sida.
Le budget alloué au planning familial, 100 000 euros, et aussi 730 000 euros pour une partie des études menées sur le VIH en Ile-de-France, et aussi un truc qui s’appelle « Tête à tête », un réseau situé à Rosny-sous-bois, en Seine-Saint-Denis, qui est un centre de ressource. Alors sans plus de précision, tous ces chiffres pour nous montrer tout ce que fait la région nous ont été envoyés par Pénélope Komitès, une conseillère technique de Jean-Paul Huchon, pour clarifier que ‘non, c’est pas nous, c’est l’autre’, c’est à dire, c’est l’Etat.
Et effectivement, il semblerait que la région n’avait jamais rien donné pour la JMS et que ça ne relevait que de la politique des financements de l’état. Et là du coup le GRSP, le groupement régional de santé publique, a décidé d’amputer de moitié ces crédits. Alors qu’en pensent les politiques, c’est une chose. On vient d’entendre Jean-Paul Huchon, mais qu’en pense Antoine de Caunes ? Vous allez vous dire, qu’est ce qu’il vient faire ici, dans cette galère-là ! Et bien il est président d’honneur de Solidays, de Solidarité Sida qui organise cette opération très médiatique. Du coup, Marjorie et Siham ont pu recueillir sa réaction. Ça fait quoi Marjorie de poser des questions à une personnalité ? C’est la première fois que tu le voyais Antoine de Caunes ?
Marjorie : Euh... Oui ! Pour tout te dire oui. C’est vrai que j’étais très honorée de lui poser la question, et justement ce qu’il nous dit concernant les budgets alloués à la JMS, c’est vraiment très intéressant.
survivreausida.net : Au vue de votre engagement pour lutter contre le Sida, que pensez vous du budget de la Journée mondiale du sida coupé en deux ?
Antoine de Caunes : Je suis d’accord avec Huchon, je pense que c’est les derniers budgets qu’il faut toucher ceux-là parce qu’on parle de budget qui viennent en secours a des gens qui sont dans une détresse totale. Il peut y avoir une détresse générale due à la dépression de l’économie, mais si vous allez toucher ceux qui sont déjà les plus touchés, il y a pour moi une contradiction formelle dans les termes là. Au contraire c’est dans ces moments-là qu’il faut renforcer ces aides-là. Mais je ne suis pas l’Etat malheureusement, je ne suis qu’un modeste contribuable ! Voilà je trouve que c’est une connerie noire.
Reda : Modeste contribuable en tout cas, on en demandera pas combien d’impôts paye Antoine de Caunes, ou s’il les paye en France ou ailleurs, mais peu importe. Revenons au débat. L’idée ce n’était pas de s’émoustiller devant de personnalités, mais bien de les interpeller pour savoir où est ce qu’elles se situent, est-ce que la journée la plus importante, la plus symbolique de l’année pour la lutte contre le sida, à savoir le 1er décembre, la JMS, amputée de moitié de ces crédits : peut-on laisser ça passer ? QU’en pensez-vous Tina, Bruno et Larissa ?
Tina : Moi j’ai déjà un peu donné mon avis. Je trouve ça très grave et je pense que les politiciens qui ont été interpellés, sont d’accord avec ça. Mais est-ce que ça va changer ? Est-ce qu’on s’arrête là au constat ?
Reda : En particulier Huchon dit ‘c’est pas nous, c’est l’état’. Nous au niveau de la région, on fait le maximum. Malgré la crise, on a pas diminué les crédits, regardez, on viens de donner 800 000 euros à Solidays. Est-ce que c’est une réponse satisfaisante pour toi ?
Tina : Non c’est un peu se relancer la balle. Bon c’est un peu complexe cette histoire Etat-régions. On se demande, si la région a de l’argent, pourquoi elle donne 800 000 euros à Solidays et pourquoi c’est la JMS qui en prend un coup ? Mais c’est compliqué apparemment dans l’organisation, et j’ai l’impression qu’en se renvoyant comme ça la balle, personne n’y comprend rien.
Reda : Bruno, toi qu’est-ce que tu en penses ? L’argent c’est le nerf de la guerre, mais en même temps pour vivre, pour respirer, on en a pas besoin de fric…
Bruno : Pour moi chez les politiques, on appelle ça la langue de bois, pour moi ils bottent en touche. Peut-être qu’il faut aller demander plus haut.
Larissa : Reda moi je t’ai dis que j’avais pas envie d’intervenir sur ce sujet. Je t’avais dis dès le début que j’étais écoeurée. Franchement je n’ai pas envie de m’avancer sur ce terrain hyper glissant.
Reda : Alors on a eu droit à des clarifications de Huchon, mais je voulais demander justement pour Siham et Marjorie qui découvrent ce monde bien particulier du VIH et les questions de financement. Je crois que ni l’une ni l’autre n’avaient menée une enquête sur un sujet qui mêle politique et économie, quel bilan vous faites de ces quelques jours ? Ca fait quelques jours que vous essayez de creuser pour essayer de comprendre ce qui s’est passé avec ces 100 000 euros. Où sont-ils passé ? Quel regard portez-vous sur ce débat et sur les réponses apporté par les politiques, les différents interlocuteurs que vous avez eux, notamment au téléphone, à la DRASS, à l’Elysée, au ministère. Comment vous avez le sentiment que cette affaire est traitée ?
Marjorie : Justement cette affaire est traitée de façon vraiment opaque parce que ce n’est vraiment pas évidemment d’avoir les bons interlocuteurs, pourtant on se démène, on fait les bonnes démarches pour avoir les personnes du ministère de la santé, des personnes à l’Elysée ! On essaye d’aller voir plus haut comme le soulignait Bruno. C’est ce qu’on fait mais malheureusement nous n’avons toujours pas de réponse à l’heure qu’il est donc pour le moment le débat est toujours lancé. On ne sait toujours pas pourquoi une telle baisse du budget alloué à la JMS, et où sont passés les autres 100 000 euros ?
Reda : On a eu l’occasion après la conférence de presse de poser des questions complémentaires, d’avoir des clarifications de Huchon qui insiste : le conseil régional d’Ile-de-France n’y est pour rien, n’a jamais donné d’argent pour la JMS, donne de l’argent pour le sida pour plein d’autres choses mais pas pour ça. On écoute sa réponse.
survivreausida.net : Je me permet de revenir sur le sujet de la réduction des fonds pour la JMS. J’ai contacté la DRASS qui m’a dit de voir ça avec le conseil régionale d’île de France.
Jean-Paul Huchon : Non mais c’est pas sérieux ce qu’ils vous disent, nous nous ne sommes pas en charge de ça. Nous on intervient sur Solidays, sur le CRIPS etc.. Mais la DRAPSS n’a aucun droit de vous dire qu’on doit financer, puisque ces crédits sont des crédits d’Etat ! Ils ne nous ont jamais rien demandé d’ailleurs ! Eux ils ont baissé leur budget comme énormément d’associations d’ailleurs. S’ils renvoient le ballon sur nous, c’est de la malhonnêteté intellectuelle pure et simple ! Nous, on n’est pas associé à financement là !
survivreausida.net : Donc il n’y a aucune baisse de la région ?
Jean-Paul Huchon : Mais non parce qu’il n’y avait pas d’argent. Par rapport à zéro, vous ne pouvez pas baisser !
survivreausida.net : Donc en fait la région n’a jamais financé la Journée Mondiale de lutte contre le sida ?
Jean-Paul Huchon : Mais non ! Nous, on finance des opérations comme Solidays, on finance de manière permanente, toute l’année, le Centre Régional d’Information et de Prévention, lequel est lui-même à la Tour Montparnasse et voit passer plusieurs centaines de milliers de jeunes. Et puis on va avec le bus de la région qu’on a acheté se promener dans tous les lycées pour faire des actions de prévention du sida. Donc on finance 80 associations qui s’en occupent.
survivreausida.net : Quel regard portez-vous sur le fait que l’état décide, de manière assez sommaire, de couper en deux le budget pour la journée, en principe symbole, phare ?
Jean-Paul Huchon : Ca fait partie de leur politique générale. Ils ont décidé de réduire les moyens des associations, et nous, petit à petit, on est obligé de reprendre le relais, voilà ce qu’il se passe. C’est la raison pour laquelle on finance les emplois à temps plein dans les associations, on essaye de donner des moyens ! J’étais samedi matin au congrès des Maisons des jeunes. Les maisons des jeunes ont également eu une terrible baisse de leurs subventions, et c’est la région qui, pour partie, fait la soudure !
survivreausida.net : Est-il acceptable pour vous que lors du 1er décembre 2009 on diminue les crédits et que, de fait, on ne puisse tabler que sur la moitié de la visibilité ?
Jean-Paul Huchon : Oui ce n’est pas convenable. Si on était dans une période où il y avait vraiment une diminution de la maladie, une prévention très réussie, etc… Mais ça n’est pas le cas ! On voit bien qu’il y a toujours énormément de progrès à faire. On est face à une maladie qui pour le moins stagne, et dans certains secteurs se développent, notamment par rapport aux hétérosexuels et aux femmes, en particuliers aux femmes des pays africains.
survivreausida.net : En temps de crise, comment faire pour maintenir votre engagement, comme vous l’avez fait pour Solidays, au niveau de la région ? Comment faire alors qu’on est en période de crise et que forcément, il va avoir une réduction des crédits ?
Jean-Paul Huchon : Non pas pour nous. Nous, nous avons décidé de maintenir les moyens. Solidays c’est 800 000 euros, on n’a pas de raison de baisser ! On a commencé à 400 000, vous voyez un petit peu la différence !
survivreausida.net : Mais est ce que le conseil régional pourrait compenser pour que la journée mondiale contre le sida ait lieu comme chaque année ?
Jean-Paul Huchon : D’une manière ou d’une autre, on va poser le problème. On a un colloque qui est organisé à l’automne avec Jean-Luc Roméro sur ce sujet. Jean-Luc est un élu qui était avant à l’UMP, et qui est revenu plutôt chez les radicaux de gauche, mais on s’est toujours très bien entendu avec lui et l’on est unanime.
Reda : Alors Roland Garros c’est terminé, mais on se retrouve dans cette espèce de jeu de tennis ou tout le monde la région dit : c’est pas nous, c’est l’Etat qui est responsable, et ça c’est vrai. C’est-à-dire que les crédits, les 200 000 euros qui ont été amputés de moitié, c’est bien la DRASSIF, c’est-à-dire la direction régionale des action sanitaire et sociale d’Île-de-France, qui décide de ces crédits. La DRASSIF est sous le groupement régional de santé publique Île-de-France qui, et c’est là où il y a un hic par rapport à ce que dit Jean-Paul Huchon, le GRSP où a été voté cette décision de baisser les crédits, est géré par un conseil d’administration.
Et au sein de ce conseil d’administration, on trouve Francine Bavay, vice-président du Conseil général d’Île-de-France, qui est membre du conseil d’administration du GRSP. Donc la question, et ce qu’on voulait savoir, c’est en fin de compte : ok le conseil régional s’en lave les mains, mais il y avait quelqu’un du conseil régional au conseil d’administration quand ce truc-là a été voté. Marjorie et Arthur ont essayé de savoir : était-elle présente ? A-t-elle voté pour ou contre la baisse de crédits ? Marjorie qu’est ce que tu peux nous dire sur le dialogue avec Francine Bavay, vice-président du conseil régional ile de France, et membre du CA du GRSP.
Marjorie : Pour revenir sur notre quiproquo comme quoi la région intervient mais par le biais de Francine Bavay. Elle a voté par procuration, ce qu’elle nous a appris cette après-midi dans son entretien avec Arthur. Elle ne nous a pas donné son vote. Ce qu’elle a souligné c’est qu’il ne faut pas polémiquer sur la question. Pour elle ils ont estimé qu’en 2009, 100 000 euros suffisait.
Reda : Elle a dit que 100 000 euros c’était suffisant ?
Marjorie : Oui. Pour elle la citation est : « Pour 2009, ils ont du estimer que 100 000 euros suffisait ». « Ils », ce sont les membres du conseil d’administration du GRSP qui vote le budget qu’ils donnent après à la DRASSIF.
Reda : Mais qu’est ce qu’elle ne pense, elle ? Est-ce qu’elle trouve que cette baisse suffit ? Que 100 000 euros c’est suffisant ou pas ?
Marjorie : Dans les « ils », les membres du conseil d’administration, elle en fait partie, donc ça veut dire par déduction, que pour elle, elle pense que c’est suffisant également.
Reda : Elle nous dit que c’est un faux débat ou un mauvais débat, pourquoi ?
Marjorie : De toute façon ce qui est important pour elle c’est que les associations ai leur budgets pour monter la manifestation qu’ils veulent organiser pour le 1er décembre.
Reda : Mais justement si les crédits sont coupés en deux, comment les associations vont avoir la moitié des moyens auxquelles elles pouvaient prétendre l’année dernière ?
Marjorie : Les associations vont se débrouiller avec le budget qu’on leur donne et faire avec.
Reda : Est-ce que tu es sûr de ce que tu affirmes ?
Marjorie : je vous donne ce qu’Arthur m’a donné. Ce qui est sur c’est que pour 2009, 100 000 euros c’est ce qu’ils ont jugé suffisant pour la JMS.
Reda : Est-ce qu’on sait aujourd’hui qui a décidé d’amputer ce budget ?
Marjorie : Pour le moment on sait juste que le budget a été voté par le conseil d’administration du GRSP. Ce conseil d’administration c’est donc l’Etat, l’assurance maladie, les collectivités territoriales...
Reda : Mais qu’est ce qu’il se passe au niveau de l’état ? Que t’ont répondu, d’un coté le ministère de la santé et de l’autre coté l’Elysée.
Marjorie : C’est là que ça bloque justement. Je n’ai pas encore de réponse définitive, on me renvoi de bureau en bureau. Je n’ai pas du tout de réponse. Je suis toujours en attente pour le moment, depuis hier matin exactement.
Reda : Quelles sont les questions que tu souhaites leur poser ?
Marjorie : Les questions sont assez simples : pourquoi une telle baisse ? Pourquoi une diminution de 50 % ? Qui a vraiment décidé de ça ?
Reda : Et dans tout ça, Tina, Bruno et Ousmane, qu’est ce qu’on fait, nous en tant qu’acteurs de cette lutte face à ça ? C’est quand même de mon point de vue une sorte de mépris.
Tina : Moi ce que j’en comprends c’est que le travail des associations chaque année pour le premier décembre n’est pas reconnu. On s’en fout s’il y a moins de choses. Ils se débrouilleront avec leur petite ficelle, leurs bénévoles. Tout le monde se mobilise avec une pancarte. C’est un peu ça le point de vue de l’Etat et des personnes qui ont décidé de cette baisse.
Reda : Bruno, est-ce que ça change quelque chose pour toi ?
Bruno : C’est ce que je disais tout à l’heure. Botter en touche. Tant qu’on a de la bonne volonté, disponible et motivée... Ils se disent ça, tant qu’il y aura des gens de bonne volonté…
Reda : En gros on est de la main d’œuvres gratos, du bénévolat…
Tina : Juste pour dire, moi qui ai participé plusieurs fois à la JMS, si on veut faire quelque chose de bien, on a besoin un peu d’argent. Ne serai-ce que pour imprimer un outil d’information, une petite carte postale, une petite brochure... Tout coûte ! On ne peut pas avec des bouts de ficelle faire des actions. Il faut un minimum ! On a eu jusqu’à présent le minimum, alors si c’est la moitié du minimum, là on va faire des petits dessins et les distribuer dans la rue !
Reda : Pour autant la on parle au nom du Comité des familles qui mène un combat quotidien, puisqu’il y a autre chose qu’on essaye de nous opposer, c’est que ce n’est qu’une journée donc ce n’est pas très important. Moi mon point de vue c’est que si on est pas capable de tenir le cap sur une journée, sur la JMS, comment est ce qu’on peut avoir le moindre espoir de se battre sur le reste de l’année.
Tina : Et la réflexion qu’il on eu sur la JMS va s’appliquer aux autres subventions, à tout le reste, et dans quelques années, on se retrouvera avec la moitié du budget pour l’année.
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