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Axana Pilipenko | Journée mondiale contre le sida (JMS) | Questions aux séropositifs et ceux qui les aiment pour faire entendre notre voix

Micro-trottoir : Les préjugés s’atténuent mais l’ignorance perdure face au sida (2ème partie)

22 janvier 2009 (papamamanbebe.net)

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Lors de la Journée mondiale de lutte contre le Sida, le 1er décembre dernier, Tina, Hadjara, Bouchaib et Reda sont allés à la rencontre de Mr et Mme Toutlemonde afin de tester leurs connaissances sur le sujet du VIH.

Etonnant donc qu’une mamie de 73 ans en sache davantage qu’une hospitalière interrogée au sujet de l’épidémie, de ses modes de contamination, et de la procréation pour les séropos... L’information n’arriverait-elle pas jusque dans nos lieux de soins ?! L’ignorance des sondés en milieu hospitalier du mode de contamination de la mère à l’enfant et de l’efficacité de la prévention constituent une preuve supplémentaire de la nécessité de diffuser le plus largement possible la brochure d’information que prépare le Comité des familles appelée « Comment faire un bébé ? Des parents concernés par le VIH expliquent ».

En effet, nombreux pensent que les séropos ne peuvent avoir une vie de famille comblée. On entend un jeune homme insister du fait que pour lui le SIDA rime encore avec la mort, et les séropos seraient-ils condamnés d’avance… Le combat des familles vivant avec le VIH ne se justifierait donc pas, si tel était le cas…

The Kaméléon, chanteur présent en studio, raconte avoir été choqué par des photos de séropos en pleine souffrance, presque cadavériques. C’est l’occasion d’une mise au point par Tina et Reda qui rappellent : « Vivre avec le VIH, c’est d’abord la Vie avant tout. Les familles qui vivent avec sont des familles comme les autres ».

Hélène qui a réalisé le documentaire « Vihvre », donne la parole aux malades au travers d’une collecte de témoignages de vie de séropos malades depuis 5, 10, 15 ans afin d’aider les nouveaux séropositifs.

Cette jeune femme reste plus que réaliste quant au rôle qu’ont joué les médias dans la désinformation, qu’elle juge négative pour les premiers concernés de l’épidémie. Trop d’information qui ont semé le désordre. A contrario de ce que dit Hélène, Nabila dénonce quant à elle un manque d’information. Elle note un relachement de l’information auprès des jeunes, dans les écoles...Seule la journée du 1er décembre expose la réalité du VIH, à savoir ses transmissions, ses chiffres, son quotidien.

Axana Pilipenko