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Carla Bruni | Les médias parlent des familles vivant avec le VIH | Les stars et le sida

Carla Bruni-Sarkozy, porte-voix des victimes du sida

3 décembre 2008 (Le Figaro)

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Désormais engagée dans l’action caritative, Carla Bruni-Sarkozy souhaite intervenir sur le terrain. Crédits photo : AFP

La première dame est devenue lundi ambassadrice mondiale pour la protection des mères et des enfants contre le sida.

Lundi, Carla Bruni-Sarkozy est donc devenue une première dame… comme les autres. Les photographes l’ont immortalisée dans son nouveau rôle caritatif. Lors d’une conférence de presse dans l’hôtel de Marigny, en face de l’Élysée, elle a formellement signé un document qui fait d’elle l’ambassadrice des mères et des enfants contre le sida auprès du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Créé en 2002, le Fonds mondial assure les deux tiers du financement des traitements de la tuberculose dans le monde, 45 % de celui de la prévention et du traitement du paludisme, et près de 30 % de celui des programmes de lutte contre le sida.

L’engagement caritatif est traditionnellement l’apanage d’une épouse de président, mais, jusqu’à présent, Carla Bruni-Sarkozy n’avait pas voulu se lier de façon trop officielle à une cause en particulier. Elle s’était d’abord contentée de réciter son rôle lors de visites d’État où elle apparaissait impeccable, souriante, maîtrisant jusque dans les moindres nuances les subtilités du protocole. Puis il y eut la parenthèse musicale de l’été, close le 16 novembre par une dernière tournée de promo de son album à New York. Depuis, elle avait réagi à l’élection de Barack Obama en soutenant le « Manifeste pour l’égalité réelle ».  

Soutenue par son mari

Dans la petite salle de presse de l’hôtel Marigny, Carla Bruni-Sarkozy s’est présentée devant une cinquantaine de journalistes sobrement vêtue d’un tailleur-pantalon noir, l’insigne rouge des campagnes contre le sida accroché au revers de sa veste. « Je ne m’engage pas par hasard. Ce que je fais aujourd’hui est le prolongement de quelque chose que j’ai déjà fait avec ma famille, et je suis heureuse de pouvoir aller beaucoup plus loin grâce à cette mission d’ambassadrice », a-t-elle expliqué d’emblée. Une allusion à la Fondation Virginio Bruni-Tedeschi, lancée en mémoire de son frère mort du sida. « Le monde malheureusement s’est habitué au sida. On n’y voit plus un scandale ou une urgence. Dans de nombreux pays, il faut encore dédiaboliser le sida », a-t-elle également regretté, sous les yeux de sa mère, Marisa Bruni-Tedeschi, ainsi que de Pierre Bergé ou Line Renaud, très investis dans la lutte contre la maladie.

Carla Bruni-Sarkozy a indiqué qu’elle souhaitait intervenir sur le terrain, sans préciser pour le moment la date d’un déplacement particulier. Elle entend aussi « mobiliser les artistes » autour d’événements musicaux. Elle veut, enfin, s’appuyer sur son statut d’épouse de président « en utilisant les rencontres exceptionnelles que m’offre ma nouvelle position », a-t-elle ajouté. En virtuose des relations avec la presse, elle a remercié « les journalistes et les médias » qui lui portent « une attention régulière et constante », et elle les a exhortés à « diriger leur attention sur quelque chose de beaucoup plus important »…

Une maîtrise parfaite - y compris par une réponse en anglais à la demande d’un journaliste de la BBC - qui n’a été troublée que par un début de fou rire, rapidement réprimé. Dans la coulisse, Carla Bruni-Sarkozy avait aperçu son mari, venu la soutenir. Après la conférence de presse, les époux Sarkozy ont visité le service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital parisien Saint-Louis, spécialisé dans la recherche et les soins du sida.

Charles Jaigu