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Dure réalité pour les personnes infectées par le VIH au Togo

27 octobre 2008 (Réseau sida Afrique)

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Selon les estimations de l’ONUSIDA, en fin 2007, le nombre de personnes vivant avec le VIH est de 33,2 millions dont 22,5 millions en Afrique subsaharienne et 2,5 millions de nouveaux cas d’infection chez les adultes et chez les jeunes. La prévalence du VIH/SIDA est relativement élevée dans les pays du corridor Les résultats issus des recherches comportementales et de prévalence sur le VIH/SIDA en Afrique de l’ouest indiquent qu’un des facteurs importants dans la propagation du virus du SIDA est la migration des populations.

Depuis la suspension de la subvention du Fonds Mondial, Round 2, le Togo répond difficilement aux attentes de traitement et de soins de toutes les PVVIH (anciennes et nouvelles). Des difficultés réelles se posent également pour le diagnostic et le traitement des infections opportunistes. De même, le suivi clinique des effets secondaires des ARV n’est pas organisé. Et enfin la prise en charge effective des OEV. En somme, on est encore bien loin de l’accès universel surtout en terme de traitement, soins et soutien aux PVVIH par faute de moyen financier.

En effet, à ce jour le nombre de personnes vivant avec le VIH/Sida nécessitant des traitements ARV est d’environ 25.000 mais 7.822 PVVIH en ont accès.

Cette situation vraiment inquiétante, a amené le RAS+TOGO à organiser une journée de réflexion sur le thème de la mobilisation des ressources pour permettre un plus grand accès des PVVIH aux traitements et aux soins ce mercredi 15octobre 2008 au Ministère de l’environnement et des ressource forestières à Lomé.

L’objectif de la journée est de développer des stratégies de plaidoyer pour assurer l’amélioration de la prise en charge des PVVIH et des OEV le long du Corridor Abidjan-Lagos.

La journée a débuté à 9 heures 30 min avec le mot de bienvenu du président de RAS+TOGO, Mr DOKLA Augustin suivi d’un exposé de l’assistant médical de EVT Mr AKUETE Aristide. Mr AKUETE a fait dans son exposé l’analyse de la situation au Togo. Selon ce dernier les Associations et ONG constituent des acteurs incontournables de la lutte contre le VIH. Environ 70% des PVVIH prises en charge sur tous les plans, les sont dans des structures à base à communautaire.

- Nombre des PVVIH nécessitant les ARV sont au nombre de 25 000

- Nombre de patients actuels qui bénéficient d’un traitement ARV est d’environ 8000

- 5000 PVVIH éligibles sont en attente (adultes et enfants)

Il a terminé son intervention par cette question : « le problème brûlant de l’heure, est celui du non recrutement des nouveaux patients éligibles aux ARV, problème qui perdure depuis environ 4 mois ! Quelles solutions ?

Oui depuis mars 2008 les nouveaux patients ont du mal à avoir accès leur traitement ARV au Togo. Le comité thérapeutique mis en place par les autorités est devenu un bureau d’enregistrement des ordonnances. Pourtant la constitution togolaise de 1992 révisée en 2002 souligne que l’accès aux soins de santé est un droit pour les citoyens togolais ».

La loi no2005-012 portant protection des personnes en matière du VIH/SIDA a été promulguée le 14 décembre 2005.

Force est de constater que les nouveaux PVVIH éligibles aux ARV n’ont pas accès à ce traitement.

425 ordonnances ok du comité thérapeutique datant de 1 à 4 mois ont été enregistrées au cours de cette journée. Ce sont les ordonnances de nouveaux malades du VIH/SIDA qui sont en attente d’être servies par la CAMEG faute des ARV disponible.

Telle est au Togo la situation des PVVIH/SIDA. Une situation qui doit interpeller tous les acteurs de lutte contre le VIH/SIDA.

Raphael Essou

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