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Les coulisses du Sidaction | Financement de la lutte contre le sida

Sidaction : l’inspection des affaires sociales constate des progrès

16 octobre 2008 (AFP)

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PARIS - L’association Sidaction, premier bailleur privé de fonds de la lutte contre le sida, affiche une rentabilité "correcte" de la collecte et a amélioré la rapidité de ses versements à ses missions sociales, indique un rapport de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) publié cette semaine.

Le rapport Igas, mis en ligne sur le site de la documentation française, vise un "contrôle thématique des modalités et frais de collecte de 6 organismes faisant appel à la générosité publique".

Il s’agit, outre Sidaction, de l’Association pour la recherche sur la maladie d’Alzheimer, de France Alzheimer, de l’Association pour la recherche sur la dégénérescence maculaire liée à l’âge, de la Fédération française de cardiologie et de la Nouvelle association française des sclérosés en plaques.

Sidaction, qui récolte via son émission de télévision entre 5 et 6 millions d’euros chaque année, a été l’objet de critiques sur sa gestion de la part d’autres associations.

Un procès en diffamation se tient vendredi devant le Tribunal correctionnel entre Reda Sadki, poursuivi par le président-fondateur de l’association Sidaction, Pierre Bergé, après avoir publié un "poisson d’avril", en avril 2005.

L’Igas note que "les frais de collecte de Sidaction ne sont pas d’un niveau tel qu’ils affectent la conformité globale des dépenses engagées par l’association aux objectifs poursuivis dans ses appels à la générosité du public".

L’inspection rappelle toutefois qu’en 2006, les frais de structure représentaient 36% des emplois dont 27% au titre des coûts directs d’appels, et que la part relevant des missions sociales était "affectée par les retards pris dans le versement des ressources disponibles".

"Conformément aux engagements pris devant les donateurs d’une redistribution rapide des fonds collectés, il appartient à Sidaction de mettre un terme à ces retards, ce qui lui permettra de consacrer 70% de ses dépenses à ses missions sociales", note l’Igas. L’inspection souligne toutefois que les premiers éléments pour 2007 "indiquent que les versements ont progressé et atteignent le montant des ressources réunies durant l’exercice".

Dans un communiqué jeudi, l’association estime que "l’efficacité et la bonne gestion de Sidaction (sont) reconnues par l’Igas". "Les fonds collectés le sont de façon éthique, et sont attribués chaque année de plus en plus tôt aux chercheurs et aux associations de malades", indique le communiqué.