Skip to main content.

Criminalisation des séropositifs | Homosexualité | Pays-Bas

Ils injectaient le VIH à leurs partenaires d’un soir

13 octobre 2008 (RTL)

1 Message | Recommander cet article | Votez pour cet article

Voir en ligne : Ils injectaient le VIH à leurs partenaires d’un soir

Trois homosexuels originaires de la région de Groningue, âgés de 35, 48 et 49 ans, sont suspectés d’avoir inoculé sciemment le virus du sida à 14 de leurs partenaires non-consentants lors d’orgies sexuelles organisées à leur domicile.

L’injection intentionnelle du VIH pendant des orgies homosexuelles révulse les Pays-Bas

Les faits remontent à 2006 et l’enquête a démarré l’année suivante. Le trio infernal, eux-mêmes malades du sida, chassait sur les sites de rencontres destinés à la communauté gay. Des rendez-vous y étaient pris avec leurs futures victimes qui étaient conviées à des soirées échangistes. Lors de ces rencontres, les victimes étaient droguées avec un cocktail de drogues mélangeant ecstasy et GHB (acide gamma hydro butyrique – la ‘drogue du viol’, indétectable lorsqu’elle est versée dans un liquide et qui a un effet désinhibant pendant quelques heures avant de laisser l’utilisateur amnésique). Sous l’emprise de ces produits les ‘invités’ étaient violés et/ou leurs bourreaux leur injectaient du sang infecté, le leur. A ce jour, quatorze victimes ont été recensées et douze sont séropositives. Ils sont âgés d’une vingtaine à une quarantaine d’années.

Les trois hommes ont commencé ce lundi à comparaître devant le tribunal de Groningue, dans le nord des Pays-Bas. Ils sont poursuivis pour violences aggravées, viols en réunion et possession illégale de stupéfiants. Plusieurs des victimes étaient présentes à l’ouverture de l’audience, et dès mercredi, l’une d’elles devrait témoigner à la barre. "Les victimes espèrent que les coupables seront punis. Elles veulent enfin recevoir une réponse à la question de savoir pourquoi on leur a fait ça", a dit Me Kappelhof, l’avocat des victimes. Il a précisé qu’en cas de condamnation des suspects, il entamerait une procédure civile pour obtenir des dédommagements. Selon le journal Le Soir, les accusés auraient agi par pur sadisme.

Les accusés risquent jusqu’à 21 ans d’emprisonnement. Le procès doit durer jusqu’à vendredi.

Les services sanitaires de la ville de Groningue avaient constaté dès juin 2006 une forte hausse du nombre d’infections au VIH dans les milieux homosexuels. Des tracts de sensibilisation avaient alors été distribués dans les lieux de rencontre gays.

Forum de discussion: 1 Message