Les stars et le sida | Pierre Bergé
La collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé dévoilée avant dispersion
29 septembre 2008 (AFP)
1 Message | Réagir à cet article | Recommander cet article | Votez pour cet article
Voir en ligne : La collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé dévoilée avant dispersion
PARIS (AFP) — Pierre Bergé veut écrire lui-même le mot "fin" : il a décidé de disperser aux enchères en février prochain la totalité de l’exceptionnelle collection d’oeuvres d’art réunie pendant près de 50 ans avec son compagnon Yves Saint Laurent, décédé le 1er juin.
Plus de 700 oeuvres, estimées "raisonnablement entre 200 et 300 millions d’euros" seront mises en vente à Paris par la maison d’enchères Christie’s, en association avec la maison Pierre Bergé et associés, a indiqué vendredi François de Ricqlès, vice-président du directoire de Christie’s.
"Nous avons des espoirs" que le montant soit bien supérieur, a-t-il reconnu lors d’une conférence de presse organisée chez Christie’s à Paris, avec l’homme d’affaires Pierre Bergé.
"Cela fera beaucoup plus que les estimations", a déclaré à l’AFP Alexis Kugel, l’un des antiquaires qui a nourri la collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé.
Certains spécialistes parlent déjà de "vente du siècle" et avancent le chiffre de 500 millions d’euros.
La vente sera déroulera sur trois jours, du 23 au 25 février 2009, sous la nef du Grand Palais à Paris.
Au fil des ans, le grand couturier et Pierre Bergé avaient réuni dans leurs deux appartements de la rive gauche de Paris une extraordinaire collection d’art moderne (Picasso, Matisse, Mondrian, Léger, Brancusi, Ensor, Cézanne, Duchamp), d’Art déco mais aussi de sculptures et d’objets d’art de la Renaissance, d’orfèvrerie, de tableaux anciens (Franz Hals, Gainsborough, Ingres, Géricault). Ou encore des pièces archéologiques, de l’art asiatique, du mobilier et des dessins anciens.
Un "goût du mélange", qui a trouvé sa source chez Charles et Marie-Laure de Noailles, a rappelé François de Ricqlès. Exigence, excellence, rigueur constituent les maîtres mots de cette collection.
"Le monde ne peut que répondre présent à une vente pareille", a déclaré à l’AFP Thomas Seydoux, directeur Europe chez Christie’s.
"Yves Saint Laurent est mort. Cette collection ne veut plus dire grand chose. Je ne vais pas la poursuivre. Ce qui m’a motivé, c’est le besoin de mettre le mot fin dans tout ça", a expliqué Pierre Bergé, 77 ans, en marge de la conférence de presse.
Co-fondateur en 1961 avec le couturier de la maison de haute couture Yves Saint Laurent, aujourd’hui disparue, Pierre Bergé explique qu’il avait "deux solutions" : "ou bien mettre tous ces objets, tous ces tableaux dans un musée mais cela devenait très compliqué et très onéreux. Ou bien organiser des enchères publiques".
"Cette collection peut faire beaucoup d’argent. On ne trouve plus sur le marché des oeuvres de cette qualité", a considéré Pierre Bergé.
Le produit de la vente ira à la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, créée en 2002, et à une Fondation que l’homme d’affaires compte lancer pour aider la recherche médicale sur le sida.
Pierre Bergé ne pense pas qu’Yves Saint Laurent, décédé à l’âge de 71 ans, aurait vendu la collection de son vivant. "Je pense que lui, il aurait gardé cette collection jusqu’au bout sans se préoccuper de sa dévolution. Moi je ne suis pas comme ça. Je ne crois pas à qui que ce soit pour régler nos propres destins. J’ai voulu le faire moi-même", a-t-il expliqué.
Pierre Bergé ne gardera "aucun tableau".
Forum de discussion: 1 Message
S'abonner au forum de cet article (RSS)
Réagir à cet article
-
La collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé dévoilée avant dispersion
C’est bien ça ! C’est important de ne pas garder de vieilleries à la maison surtout lorsqu’il y en a pour 500 millions d’euros. En plus, je trouve ça super que Pierre Bergé les redistribue au Sidaction et aux associations de "séropauvres" par la même occasion.
Quoi ? C’est un poisson d’avril ? Qu’est ce que je être naïve des fois...Putain ! J’arrête ou je vais me retrouver avec un procès au cul. Et toi tu l’as cru ? Catherine
