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Loin des paillettes du Sidaction, Valérie, maman bordelaise avec 23 ans de VIH au compteur, dénonce la disparition des services rendus par les associations aux séropositifs

11 septembre 2008 (lemegalodon.net)

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L’émission Survivre au sida invite les auditeurs et auditrices à témoigner de la suppression des formes de soutien et d’aides aux séropositifs.

Valérie a la volonté de bouger, et elle refuse de se cacher ou de rester dans le silence. « J’ai voulu apporter mon témoignage au Sidaction, mais comme je n’allais pas dans leur sens, ils ne m’ont pas rappelé. Les témoignages vont toujours dans le même sens ! »

Valérie est la maman d’un petit garçon de sept ans et demi. Elle lui a déjà parlé très ouvertement de son infection, mais a décidé qu’il était trop tôt pour évoquer certains aspects de son parcours, car elle est « ancienne toxicomane ». Néanmoins, elle encourage les parents concernés à parler aux enfants de leur maladie.

Valérie appelle l’émission car elle souhaite apporter son témoignage sur certaines difficultés à vivre la maladie au quotidien, à vivre les discriminations que l’on peut subir.

Valérie travaille, même si elle est actuellement en arrêt. Son médecin lui prescrit une aide ménagère de 4 heures par semaine, pour qu’elle puisse continuer à travailler malgré la fatigue qu’elle supporte du fait des traitements.

Avec son mari, séronégatif, ils gagnent environ 2300€ par mois. De ce fait, ils dépassent les plafonds des minimas sociaux, notamment pour l’aide à domicile de la CAF. On la renvoie vers les chèques emploi service, mais là leurs revenus ne le permet pas.

Valérie raconte comment l’association AIDES à Bordeaux, la seule qu’elle connaisse, l’a aidé ponctuellement « jusqu’à il y a quelques temps ». Du jour au lendemain, ce soutien a pris fin lorsque, selon elle, le gouvernement a décidé de supprimer les subventions de soutien aux personnes atteintes pour ne financer plus que la prévention... renvoyant ainsi les séropositifs au droit commun.

On demanderait aux personnes atteintes de « s’investir un peu plus » dans leur propre prise en charge, par le biais de l’association, et pour qu’elles soient présentes pour « faire des demandes à droite et à gauche » de subvention.

Valérie est à la fois déçue et en colère, parce que elle se dit « quand on va sur le site du gouvernement, Madame Bachelot dit que l’argent doit aller à l’aide aux malades, mais franchement, l’aide aux malades c’est zéro ! »

Valérie pointe le fait que parmi les salariés de AIDES, il n’y a pas beaucoup de « gens malades ». Le profil serait plus de jeunes entre 25 et 30 ans qui « s’investissent dans l’humanitaire »...

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