Skip to main content.

Les coulisses du Sidaction | Pierre Bergé

Chronologie de la constance : résumé synthétique des critiques du Sidaction depuis la publication du rapport de la Cour des comptes en décembre 2000

25 septembre 2008 (lemegalodon.net)

1 Message | | Votez pour cet article

Qu’est-ce qu’il a fait exactement, Reda pour se retrouver en procès contre Pierre Bergé et son association Sidaction ? Depuis la publication du rapport de la Cour des comptes en décembre 2000, Reda rappelle chaque année l’existence de ce rapport et le fait que l’association qui était visée, Sidaction, n’a jamais pris acte de ses conclusions. C’est l’occasion d’une petite explication pour tous ceux et celles qui ne sont pas encore au courant de cette histoire.

Remontez dans le temps pour écouter ce que dénoncait l’émission en janvier 2001, juste après la publication du rapport de la Cour des comptes sur les fonds Sidaction entre 1994 et 1996.

20 décembre 2000

Extrait d’un interview « Migrants contre le sida : les révoltés » paru dans Radikal, le magazine du mouvement hip hop

Quand on évoque les initiatives artistiques autour du Sida, Reda est attristé, profondément. Sur les grandes messes télévisées, comme le Sidaction (où l’on pouvait voir Clémentine Célarié, actrice en perte de vitesse et de cachet, faire sa pub en embrassant un séropositif), il dit : « C’est fini tout ça. La solidarité-spectacle ne fait plus d’audimat. On appelle ça la mafia du Sida. C’est un petit réseau, très organisé, qui a une manne sur le showbiz, qui monte des initiatives et qui récolte de l’argent. Ce sont les mêmes qui contrôlent Aides, Act Up et tous les autres... Il y a une petite élite homosexuelle française qui s’est emparée de ce bizness. Ils vivent de la misère des malades.

23 janvier 2001

Bertrand Audoin, directeur exécutif d’Ensemble contre le sida, refuse de répondre aux questions de Migrants contre le sida à propos du rapport de la Cour des Comptes sur la gestion du Sidaction 1994-1996 par son association. Migrants contre le sida avait déjà dénoncé, en 1995, le montant dérisoire des subventions attribuées aux associations qui travaillent direction des populations les plus précaires et, en 1999, le renouvellement de la subvention accordée au centre médical du Moulin-Joly de la Croix-Rouge Française malgré l’ouverture d’une enquête de la DASS de Paris. Sur notre site, nous rendons public le rapport de la Cour des comptes, accompagné d’une revue de presse.

Sidaction : en finir avec les rapaces de l’immigration et du sida

On se souvient, dès 1995, avoir pointé le montant dérisoire des subventions attribuées aux associations qui travaillent direction des populations les plus précaires, dans les quartiers et les cités où vivent la majorité des séropositifs. L’association Migrations-Santé avait remporté le gros lot : un demi million de francs pour faire de la « prévention dans les foyers ». Kemal Cherabi d’Arcat Sida, membre du Conseil administratif, repartira avec 350 000 F pour l’accueil et le soutien des séropositifs « musulmans ». Même SOS Racisme montera un projet bidon, les Messagers de la solidarité, histoire de gratter 350 000 francs.

Le premier Sidaction avait récolté près de 300 millions de francs. Les rapaces de l’immigration et de la santé seront les laissés pour compte, car ils n’arracheront même pas 4 pour cent de l’argent répartis pour les subventions associatives.

Plus grave que le découpage inégal du gâteau des subventions, c’est le soutien d’Ensemble contre le sida au centre du Moulin Joly de la Croix Rouge Française. En 1999, Ensemble contre le sida avait renouvellé la subvention accordée à ce centre malgré l’ouverture d’une enquête par Catherine Patris de la DASS de Paris sur ces pratiques discriminatoires. Pas tout à fait un hasard, lorsqu’on sait le poids que pèse Marc Gentilini, patron de la Croix-Rouge, au sein du conseil d’administration des banquiers du Sidaction.

11 mai 2001

Extrait de l’Appel aux donateurs du Sidaction

Alors que le sida s’est déplacé en banlieue dès le début des années quatre-vingt-dix, les associations membres d’Ensemble contre le Sida concentrent toujours leurs activités sur Paris. Alors que depuis 20 ans les femmes immigrées, les enfants de l’immigration en bavent sur le front du sida, elles maintiennent leur complicité avec l’immobilisme, le silence, et le déni des pouvoirs publics qui laissent les immigrés et les enfants d’immigrés crever du sida dans la honte et le silence.

En vingt ans d’épidémie, 15 000 immigrés et enfants d’immigrés sont morts du SIDA dans la Douce France. Les malades les plus précaires, les malades de la banlieue — Français ou Immigrés — ont besoin de moyens à la hauteur des enjeux pour survivre à cette épidémie. Si la solidarité spectacle ne fait plus d’audimat, si le propos télévisé est si creux, cela ne fait que refléter l’état de déliquescence des associations membres d’ECS qui se sont retirés de la lutte contre le sida pour se préoccuper de leur propre survie financière.

Migrants contre le sida appelle :

- les donateurs du Sidaction à conditionner leurs dons sur la démission du Conseil d’administration existant d’Ensemble contre le Sida, responsable des dysfonctionnements et détournements relevés par la Cour des Comptes ;

- les artistes d’origine maghrébine et africaine qui soutiennent Ensemble contre le Sida à s’interroger sur leur participation au Sidaction, alors que moins de 4% de l’argent récolté finance des associations qui travaillent auprès des malades issus de l’immigration (alors que ceux-ci représentent, selon l’Institut de Veille sanitaire, 30 % des malades) ;

- les médias à briser le silence autour de la réalité de l’épidémie et des besoins des malades les plus précarisés, en refusant de relayer le discours bien policé et digeste du Sidaction ; les associations membres d’ECS à convoquer une Assemblée Générale Extraordinaire, à laquelle serait convié l’ensemble des forces en lutte pour survivre au sida, pour débattre de l’utilisation des fonds récoltés pour servir enfin l’intérêt général des malades les plus précaires.

17 mai 2001

SIDA : Que fait-on pour les migrants ? (Politis, 17 mai 2001)

L’association « Migrants contre le sida » propose une analyse très intéressante : le sida s’est déplacé en périphérie au début des années 90, mais les associations n’ont pas suivi, et sont restées concentrées à Paris, particulièrement Ensemble contre le sida. Et selon les propos de l’association, « si la solidarité spectacle ne fait plus d’audimat, si le propos télévisé est si creux, cela ne fait que refléter l’état de déliquescence des associations membres d’Ensemble contre le sida (ECS) qui se sont retirées de la lutte contre le sida pour se préoccuper de leur propre survie financière ». ECS a d’ailleurs été épinglé par la Cour des comptes. À l’occasion de l’opération « 48 heures contre le sida » sur TF1, Migrants contre le sida appelle les donateurs du Sidaction à conditionner leurs dons à la démission du Conseil d’administration d’ECS. Elle appelle aussi les artistes d’origine maghrébine et africaines à s’interroger sur leur participation au Sidaction, alors que moins de 4% de l’argent récolté finance des associations qui travaillent auprès des malades issus de l’immigration, quand ceux-ci représentent, selon l’Institut de veille sanitaire, 30% des malades.

Françoise Galland

décembre 2002

- Ensemble contre le sida refuse de financer Sol en Si (AFP, décembre 2002)

21 mai 2003

Questions à Ensemble contre le sida sur les Observations de la Cour des comptes

Ensemble contre le sida, c’est une association qui réunit AIDES, Act Up et quelques autres pour récolter du fric.

En mai 2001, l’émission avait lancé un appel pour rappeler que cette association avait fait l’objet d’un rapport

de la Cour des comptes la mettant en cause pour « manque de vigilance dans le maniement des fonds », « dysfonctionnements graves », « détournements »…

Ce matin, j’ai appelé ECS pour les interroger sur ce rapport et sur les pratiques de financement des associations. Compte-rendu pour les auditeurs des réponses aux questions suivantes :

L’association K-potes pour oiseaux nocturnes avait touché de l’argent pour « installer des préservatifs ans des nids d’oiseaux sur les lieux de rencontre homosexuelles afin de préserver l’environnement nature ». Un an et demi plus tard, près de la moitié des fonds n’avaient pas été dépensés car, selon l’association, « il était difficile de trouver des nids en septembre »… À ECS, comment justifiez-vous de ce type de financement ? Continuez-vous à financer ce genre de projet ?

Argent détourné : après avoir touché 1,4 million de francs, l’association Les Amis du bus des femmes, déjà sujette selon la Cour « à des grandes difficultés de gestion » a été victime de « détournements de fonds estimé à environ 130 000F ». ECS continue-t-il à financer cette association ? Quelles sont les mesures prises pour rendre impossible ce genre d’abus par les associations ?

Dans ses Observations de la Cour des comptes sur les comptes d’emploi pour 1994 à 1996 du fonds SIDACTION, la Cour a constaté : « manque de vigilance dans le maniement des fonds », « dysfonctionnements graves », « détournements »… Pourtant, Bertrand Audoin s’est félicité de ce rapport, et rien n’a changé au niveau de la composition du Conseil d’administration d’ECS, ECS n’a fourni ni garantie supplémentaire de transparence, ni clarification sur l’utilisation des fonds récoltés. Que répondez-vous à ces accusations sur l’opacité de l’utilisation des fonds récoltés entre 1994 et 1996 ?

ECS est constitué d’un comité associatif qui s’auto-attribue des financements : la majorité des subventions sont reçues par des associations elles-mêmes membres du Comité associatif. Comment justifiez-vous cette pratique ?

En 1994, vous aviez récolté plus de 300 millions de francs. Presque 10 ans plus tard, vous arrivez difficilement à atteindre 20 millions et vous avez des difficultés pour trouver des bénévoles pour répondre aux donateurs… Si la solidarité spectacle ne fait plus d’audimat, si le propos télévisé est si creux, cela ne reflèterait-t-il pas l’état de déliquescence des associations membres d’ECS qui se sont retirés de la lutte contre le sida pour se préoccuper de leur propre survie financière ?

Pour mémoire, Bertrand Audoin, directeur d’ECS, avait refusé de répondre à nos questions en 2001...

26 janvier 2004

Après 10 ans d’Ensemble contre le sida (ECS), il est temps de lui faire sa fête !

En 2001, la Cour des comptes rendait public un rapport [1] accablant sur la gestion des fonds du Sidaction par l’association Ensemble contre le sida (ECS) [2].

Rappel des faits et des méfaits, à l’occasion du dixième anniversaire de cette association, et compte rendu des réactions des auditeurs de l’émission [3].

avril 2005

Suite à la publication du poisson d’avril, que nous avons retiré du site car il est visé par des plaintes de Pierre Bergé et son association Sidaction, l’émission de radio Survivre au sida avait ouvert son antenne aux séropositifs pour entendre ce qu’ils pensent de Sidaction.

Où est l’argent des malades ? Ce que les séropositifs pensent du Sidaction, organisé en notre nom 14 avril 2005

Un poisson d’avril sème la panique et l’hystérie au Sidaction... Pourquoi ?

Un poisson d’avril [1] pour dénoncer le spectacle honteux organisé en notre nom par Sidaction a suscité de nombreuses réactions sur le site, sur le répondeur de l’émission...

Les organisateurs du Sidaction, eux, ne nous ont même pas contacté. Est-ce un signe supplémentaire de leur mauvaise conscience et de leur mépris pour les malades ? Si une association de malades en vient à les dénoncer ainsi, le minimum serait d’écouter ce que nous avons à dire, les questions que nous avons à poser, pour ensuite y répondre publiquement. Pour l’instant, nous avons eu droit qu’à un écran de fumée avec un démenti et la propagation de fausses rumeurs nous concernant. C’est lamentable.

L’émission Maghreb-Afrique Survivre au Sida publiera prochainement d’autres pièces à conviction sur le Sidaction et ses organisateurs.

Les articles publiés depuis 2005 pour dénoncer les dérives du Sidaction sont nombreux et sont regroupés sur le site lemegalodon.net. Nous vous invitons à les lire et à les écouter pour vous faire votre propre avis sur l’association Sidaction et l’opération qu’elle organise chaque année depuis 1994 au nom des séropositifs.

Forum de discussion: 1 Message