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Chiffres du sida | Contamination et prévention

Les chiffres officiels du sida en France au 30 juin 2007

9 juin 2008 (Institut national de veille sanitaire (InVS))

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L’Institut de veille sanitaire (InVS) vient de faire paraître les chiffres relatifs à l’infection à VIH/sida en France au 30 juin 2007

- Les données présentées par semestre de diagnostic dans ce document excluent le 1er semestre 2003 qui est incomplet, en raison de la mise en route de la notification obligatoire d’infection par le VIH début 2003

- De plus, les cas étant déclarés avec un certain délai, on en tient compte en redressant les données du 2e semestre 2005 et des semestres suivants, à l’aide d’un modèle mathématique

- La sous-déclaration des découvertes de séropositivité VIH est estimée chaque année par comparaison avec les données de l’enquête LaboVIH auprès de l’ensemble des laboratoires.

Il ressort de ces données que :

- Les personnes qui découvrent leur séropositivité VIH en 2006 sont en majorité contaminées par rapports hétérosexuels,

- cependant leur nombre diminue entre 2003 et 2006 (sauf chez les hommes de 45 ans et plus et les femmes de 60 ans et plus) ;

- ces découvertes concernent des femmes dans 6 cas sur 10 ;

- la moitié sont des personnes originaires d’un pays d’Afrique subsaharienne ;

- la contamination hétérosexuelle est prédominante également parmi les cas de sida, mais en diminution depuis 2003.

- le nombre de diagnostics de sida continue à diminuer.

- Il n’y a pas de signe de reprise de la transmission du VIH chez les usagers de drogues par injection (UDI),

- le nombre d’UDI reste faible parmi les découvertes de séropositivité avec autant de personnes de nationalité étrangère que de nationalité française au cours des deux dernières années ;

- le nombre de diagnostics de sida continue à diminuer.

- On note une diminution du nombre de découvertes de séropositivités environ 7000 en 2004, 6 700 en 2005 et 6 300 en 2006

- Il faut cependant relativiser la baisse de ces résultats car l’amélioration des données de surveillance peut s’expliquer par une diminution de la sous-déclaration qui reste trop importante.

- La proportion de contaminations inférieures ou égales à 6 mois ne reflète pas seulement l’incidence, mais aussi le recours au dépistage.

- L’étude des types et sous-types de VIH circulant en France nous apprend que , le VIH-2 était responsable de 2% des infections en 2006 ; parmi les infections à VIH-1, la proportion de non B reste élevée (41% en 2006) mais elle diminue depuis 2003 (50%) ;

- En ce qui concerne le dépistage de l’infection à VIH , sa précocité est indispensable à la prise en charge optimale des personnes contaminées d’où l’intérêt de limiter les dépistages tardifs

- Le retard au dépistage est évalué par confrontation des résultats de surveillance du VIH et du sida

- Les dépistages les plus tardifs (diagnostic simultané VIH et sida) peuvent être rapportés soit au nombre de découvertes de séropositivité, soit au nombre de cas de sida, ce qui donne des proportions très différentes ;

- 14% des personnes qui découvrent leur séropositivité en 2006 sont au stade sida.

Le retard au dépistage dépend du mode de contamination et de la nationalité :

- il est moins fréquent chez les homosexuels, à la fois parmi ceux qui découvrent leur séropositivité en 2006 (8%) et ceux qui développent un sida en 2006 (35%) ;

- chez les hétérosexuels, il apparaît que parmi ceux qui développent un sida en 2006, on retrouve plus fréquemment la notion de dépistage tardif, tant chez les Africains (56%) que chez les Français (50%) ;

- on note cependant une amélioration récente probable du recours au dépistage chez les Africains : dépistage tardif plus rare chez les Africains (14%) que chez les Français (19%) parmi les personnes qui découvrent actuellement leur séropositivité.

Documents joints

Situation du VIH-sida en France : données du 30 juin 2007 (PDF, 891.8 ko)