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Homosexualité | Sang contaminé

L’Établissement français du sang (EFS) supprime de son site le motif du refus d’un homme ayant, ou ayant eu, des relations sexuelles masculines

13 décembre 2007 (lemegalodon.net)

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« Acteur essentiel du secteur de la santé en France » selon son site Internet, l’Etablissement Français du Sang est un établissement public créé le 1er janvier 2000 (loi du 1er juillet 1998) placé sous la tutelle du ministère de la Santé.

Les données scientifiques n’ont pas changé : selon le Directeur Général de l’Institut national de veille sanitaire (INVS), Pr. Gilles Brücker, « si l’on arrête d’exclure les homosexuels du don de sang, on double le risque d’avoir un échantillon contaminé dans la filière de la transfusion » (Figaro, 27 juillet 2006).

Pourtant, l’EFS vient de supprimer de son site Internet www.dondusang.net la réponse suivante qui tentait d’expliquer pourquoi un homosexuel devait, selon les textes, renoncer à donner son sang.

Pour autant, la modification des règles doit se faire par décret mais, à notre connaissance, aucun décret n’a été publié.

Levée de l’« interdiction » du don du sang par les homosexuels : un cadeau empoisonné qui double le risque dans la filière de transfusion

Quel est le motif du refus d’un homme ayant, ou ayant eu, des relations sexuelles masculines ?

La décision médicale ne doit s’appuyer que sur des arguments scientifiques, épidémiologiques en l’occurrence. Vis-à-vis du virus de l’hépatite B et du virus de l’immuno-déficience humaine, les relations homosexuelles masculines sont encore aujourd’hui un facteur de risque d’exposition, de même que le multi-partenariat hétérosexuel, et qui constitue également une contre-indication au don.

La finalité du don est altruiste : on ne donne pas pour soi mais pour venir en aide aux malades qui ont besoin d’être transfusés. La politique de sélection des donneurs n’a qu’un seul but : ne faire courir aucun risque au malade qui va être transfusé.

Nous appliquons donc ce qu’on appelle le « principe de précaution », qui nous fait exclure du don des candidats pour lesquels le risque n’est pas prouvé, mais seulement suspecté ou statistiquement important (ancien transfusé, séjour prolongé au Royaume Uni ou en Amérique Latine…).

Concernant l’exclusion des hommes ayant des relation sexuelles masculines, il ne s’agit bien évidemment pas d’un jugement moral. D’ailleurs, l’homosexualité féminine ne représente pas une contre-indication.

En réalité, nous nous appuyons sur les dernières données épidémiologiques fournies par l’Institut national de Veille Sanitaire (InVS) dans son étude sur la surveillance de l’infection à VIH-sida 2005 :
- presque la moitié des homosexuels découvrant leur séropositivité au VIH ont été contaminés dans les 6 mois précédents ;
- chez les hommes découvrant leur séropositivité au VIH, 43 % sont homosexuels ;

Pour veiller sur ce principe de précaution et de préserver toujours la santé du receveur au don, les relations sexuelles entre hommes sont donc causes de contre-indication définitives au don du sang.

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