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Criminalisation des séropositifs | Didier Robert | Prisons

Le présumé "violeur à rollers" aux assises

13 décembre 2007 (TF1)

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Didier Robert est accusé d’avoir commis plusieurs viols entre 2002 et 2005. Il poursuivait ses victimes à rollers dans Paris avant de les agresser.

L’homme nie les faits.

Avant d’être interpellé, Didier Robert, la quarantaine, était militant dans une association de quartier de lutte contre le sida et la toxicomanie. Ancien toxicomane, il était séropositif. A la nuit tombée, l’homme, chaussé de ses rollers, partait en chasse. Il repérait dans la rue des jeunes femmes qu’il suivait jusqu’à proximité de leur domicile. Sous la menace d’un cutter, il contraignait ses victimes à pratiquer des fellations et des masturbations. Si la tentative échouait, il prenait la fuite. Il agissait dans tous les quartiers, avec une préférence pour le 10e arrondissement.

Didier Robert est, au total, poursuivi devant la cour d’assises de Paris pour trois viols et une tentative, cinq agressions sexuelles et trois tentatives. Mais Eric Morain, avocat de cinq des 13 victimes, est "intimement persuadé" qu’il existe d’autres femmes agressées par cet homme mais qui "n’ont pas osé se faire connaître". "Nous allons assister au procès d’un prédateur, ajoute-t-il sur LCI.fr. Les victimes n’avaient aucun lien entre elle. Didier Robert prenait le temps de les repérer, puis il les suivait, parfois très longtemps, jusqu’à leur domicile. Et il savait qu’il était séropositif !". Si aucune des victimes n’a contracté le virus, plusieurs d’entre elles, outre le traumatisme lié à l’agression, ont du suivre une trithérapie de prévention. 

Déjà condamné à 12 ans de prison

Le suspect avait fini par être interpellé en juin 2005 dans le Xe arrondissement de Paris. La criminelle enquêtait depuis déjà plusieurs mois sur une série de viols ou tentatives. Il avait fini par être repéré par la Police urbaine de proximité alors qu’il suivait une jeune femme d’une vingtaine d’années. Un cutter avait été saisi sur lui. Durant le temps de sa garde à vue, il sera formellement reconnu par des victimes. Son empreinte ADN a également permis de le confondre. Ecroué depuis son interpellation, il nie pourtant les faits qui lui sont reprochés.

Didier Robert connaît déjà bien l’univers carcéral. Il avait déjà purgé une peine de 12 années pour avoir braqué des bureaux de tabac. Il était alors accroc à l’héroïne. A cette époque, il n’avait jamais été mis en cause pour des agressions sexuelles. Le procès qui s’ouvre aujourd’hui doit se tenir jusqu’au 21 décembre.

Alexandra GUILLET