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Dr Samuel Claude | Homosexualité | Sang contaminé

Les victimes de l’affaire du sang contaminé contre le don de sang des homosexuels

8 décembre 2007 (AFP)

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PARIS, 7 déc 2007 (AFP) - L’Association de défense des victimes de l’affaire du sang contaminé (ADVASC) dénonce vendredi comme "un cadeau empoisonné" la volonté de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot de suspendre l’interdiction pour les homosexuels de donner leur sang.

Levée de l’« interdiction » du don du sang par les homosexuels : un cadeau empoisonné qui double le risque dans la filière de transfusion

Il faut que les "homosexuels ne soient plus exclus du don de sang", avait déclaré le 26 novembre Mme Bachelot, en présentant à la presse sa politique de lutte contre le sida. Elle avait indiqué qu’un groupe de travail devait élaborer de nouvelles préconisations. Il s’agit de formuler les choses différemment, avait précisé le directeur général de la Santé Didier Houssin.

"Ce +cadeau empoisonné+ est offert au mépris de la sécurité transfusionnelle, de la santé publique", déclare l’ADVASC dans un communiqué.

"En cédant aux pressions de quelques associations homosexuelles, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot mène une politique dont les transfusés paieront le prix", ajoute l’association.

L’interdiction de principe du don de sang aux homosexuels est en application depuis 1983. Cette contre-indication a été reprise par l’Etablissement français du sang (EFS), qui écarte du don "les hommes ayant des relations sexuelles masculines", en vertu du "principe de précaution".

L’ancien ministre de la Santé Xavier Bertrand avait souhaité en juillet 2006 que l’on ne parle plus à l’avenir de "populations à risques" mais de "pratiques sexuelles à risques", qu’elles soient hétéro ou homosexuelles.

Les contre-indications au don sont précisées et expliquées sur le site internet : www.dondusang.net/faq.htm.

Les besoins en sang continuent à augmenter (+5% en 2007) alors que le don ne progresse pas dans les mêmes proportions. L’EFS a lancé cette semaine "un appel urgent au don" en évoquant la "situation alarmante" des stocks sanguins.

Compte tenu du repérage des facteurs de risques chez les donneurs et des techniques de dépistage, le "risque résiduel" de transmettre le virus de l’hépatite B (VHB) a été estimé en 2003-2005 à 1 pour 1,7 million de dons, pour le virus du sida ce risque tombe à 1 pour 2,6 millions de dons, selon une étude de l’Institut de veille sanitaire publiée début 2007.