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L’histoire de l’héroïne et du sida dans les cités : de l’hécatombe à la réduction des risques

15 novembre 2007 (lemegalodon.net)

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Dans les quartiers il y a eu successivement l’arrivée de l’héroïne, dans une période de prohibition du matériel d’injection, puis celle du sida. Des milliers de personnes sont morts dans cette période, alors que leur contamination était parfaitement évitable [1].

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La génération de la première épidémie du sida dans les cités, c’est la même que celle que le miterrandisme a voulu écraser en fabriquant SOS Racisme [2], pour anéantir l’espoir de la Marche pour l’égalité et contre le racisme, des mobilisations contre les crimes racistes et sécuritaires [3], de l’expression culturelle de la jeunesse ouvrière immigrée…

La mémoire et les séquelles de cette épidémie ne laissent personne indifférent personne autour de la table.

Le débat s’installe entre Pierre Chappard, spécialiste de la réduction des risques de l’association ASUD, et les rappeurs Skol, Jallah Khadafi et leurs amis.

Jallah, par exemple, ne comprend pas pourquoi on distribue des seringues propres aux toxicomanes. N’est-ce pas contre-productif, explique-t-il, alors que pour lui il est hors de question de toucher aux « drogues dures » ?

Skol rappelle que Johnny Halliday aurait « décuplé ses ventes » après avoir annoncé qu’il avait pris des drogues. Ce n’est pas pareil de prendre des drogues quand on vit dans la précarité et le désespoir.

Comme il ne s’agit pas, aujourd’hui, de débattre de la prohibition des drogues, mais des conséquences de celle-ci sur la vie des personnes contaminées par le VIH. Skol et Jallah essayent d’imaginer leurs réactions si un jour un proche vient leur annoncer sa séropositivité.

Jallah, Nebraska, Skol, Izno et Criminal reprennent le micro en freestyle.

Notes

[1] L’injustice de la maladie reste gravée dans la mémoire des familles qui l’ont affronté, écouter à titre d’exemple l’Hommage à la mémoire de Saber, décédé le 1er février 2002 : Émission du 26 novembre 2002 (n° 166).

[2] Pour un rappel des faits, lire la dépêche : SOS-Racisme et UNEF-ID, deux associations proches des socialistes.

[3] Voir la rubrique Crimes racistes et sécuritaires sur notre site.