Skip to main content.

Chiffres du sida

L’objectif 22 du Plan régional de santé publique (PRSP) en Ile-de-France : Chez les personnes séropositives, améliorer la qualité de vie, induire une observance accrue des traitements et une réduction des prises de risque

31 août 2007 (Groupe régional de santé publique (GRSP))

1 pièce jointe | | Votez pour cet article

Chez les personnes séropositives, améliorer la qualité de vie, induire une observance accrue des traitements et une réduction des prises de risque.

Cet objectif concerne les personnes séropositives et les malades du SIDA. Parmi celles-ci, les personnes co-infectées VHC nécessitent une attention particulière.

Justification :

Il y aurait environ 10 000 personnes vivant au stade SIDA en Ile-de-France (d’après les données de déclarations obligatoires en fonction du statut vital). Le nombre de personnes séropositives au niveau de la région n’est pas connu.

Avec l’arrivée des nouveaux traitements antirétroviraux, on observe une baisse très nette de la mortalité (200 décès par an en 2003, contre 1893 décès en 1994), un allongement de la durée de vie, et en conséquence une augmentation de la prévalence.

Cela entraîne de nouveaux enjeux de prise en charge et de prévention chez les personnes séropositives. Toutefois, le risque relatif de mortalité dans les 6 mois après le début de la prise en charge est multiplié par 16 chez les personnes dépistées au stade SIDA.

La prévalence avec la co-infection du virus des hépatites est de 24% au niveau national (elle est probablement plus élevée en Ile-de-France compte tenu de la sur-représentation des usagers de drogues parmi les patients au stade SIDA).

Parmi les personnes suivies en milieu hospitalier, 80% bénéficient d’un traitement antirétroviral (70% une trithérapie, 10% une bi-thérapie).

Une enquête de l’ANRS (Vespa) sur le devenir et les conditions de vie des personnes atteintes par le virus du sida a été menée en 2004 par tirage au sort des dossiers médicaux des personnes suivies en milieu hospitalier : 43,5 % des patients sont originaires d’Ile-de-France. Au cours du temps le profil des personnes suivies s’est modifié avec de moins en moins de personnes infectées par usage de drogue et de plus en plus ayant été infectées lors de rapports hétérosexuels, notamment chez les migrants, la féminisation progresse de façon continue. La difficulté de supporter et de suivre les traitements dont les effets secondaires sont fréquents (notamment modification de l’apparence physique et troubles sexuels) altère globalement la qualité de vie. Les revenus varient selon les groupes et la composition du foyer.

L’enquête a également montré l’aggravation importante de la situation socio-économique des malades à la suite de leur diagnostic de séropositivité, d’où la nécessité de renforcer le dispositif d’accompagnement social. Les personnes atteintes, seules avec un enfant, ont les revenus les plus faibles. Les personnes séropositives au VIH ont un taux d’emploi plus faible que la population générale. Ce taux d’emploi faible n’est qu’en partie dû à la détérioration de l’état de santé.

Les programmes de soutien et d’accompagnement des séropositifs sont relativement bien développés mais ne couvrent pas tous les territoires ni toutes les populations concernées. Les articulations entre les acteurs sanitaires et sociaux sont insuffisantes de même que la coordination entre les réponses spécifiques et les réponses de droit commun. Il y a à ce jour peu de programmes d’aide à l’observance.

Objectifs spécifiques

1. Agir auprès des professionnels du circuit de soins pour qu’ils intègrent les enjeux de la prévention et mettent en place de meilleures réponses aux contraintes de la maladie chronique (observance, éducation thérapeutique).

Actions

Action en direction des professionnels sociaux :

- Diffusion des outils d’information (ex : guide COMEDE)

- Appui des travailleurs sociaux dans le montage de dossier (interprètes, médiateurs…), en particulier en début de prise en charge, dés le diagnostic

Actions visant à accélérer la prise en charge dés le diagnostic

- Harmonisation des avis « étrangers malades »

- Coordination entre structures de dépistage et dispositifs de soins, en s’appuyant notamment sur les réseaux

- Appui à l’installation des COREVIH (comités de coordination régionale pour le VIH, ex-CISIH) pour garantir leur implication dans la prévention et le dépistage

Actions en milieu de soins (hospitalier et ambulatoire)

- Formation des personnels des établissements de santé et des médecins libéraux

- Mise en place de consultations de prévention

- Développement de l’éducation à la santé et de l’éducation thérapeutique et aide à l’observance

- Permanences associatives

Actions concernant certaines populations séropositives

- Concernant les personnes co-infectées VHC : à préciser ultérieurement

- Actions concernant les femmes enceintes ou ayant un désir de grossesse : informations sur le traitement préventif de la transmission mère/enfant

2. Soutenir et accompagner les malades dans leur vie quotidienne (prise en charge globale).

Actions dans la vie quotidienne

- Lieux d’accueil et d’écoute

- Aide à domicile (circulaire de 1996)

- Mise en place de groupes de parole

- Aide à l’observance à domicile

Documents joints

Plan régional de santé publique (PRSP) 2006-2010 (PDF, 2.5 Mo)