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Chiffres du sida | Malades étrangers

Les populations africaines d’Ile-de-France face au VIH/sida : connaissances, attitudes, croyances et comportements

9 juillet 2007 (Institut national de prévention et d’éducation à la santé (INPES))

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Compte tenu du poids croissant des populations originaires d’Afrique subsaharienne parmi les nouveaux diagnostics de VIH/sida en France et le caractère prioritaire de ces populations dans le programme national de lutte contre le VIH/sida 2005-2008, l’INPES a lancé une enquête pour mieux cerner les connaissances, attitudes, croyances et comportements de ces populations face au virus. 1 874 personnes âgées de 18 à 49 ans et vivant en Île-de-France ont été interrogées.

Le principal enseignement de cette enquête est que le VIH/sida est une préoccupation majeure pour les personnes originaires d’Afrique subsaharienne. Plus de 70 % des personnes interrogées ont ainsi déclaré craindre beaucoup le VIH pour elles-mêmes, loin devant d’autres maladies comme le diabète (47,9 %) ou la tuberculose (45,3 %).

Les modes de transmission du virus du sida sont globalement bien connus des personnes originaires d’Afrique subsaharienne. Le préservatif masculin est identifié comme le moyen de protection le plus efficace contre le virus du sida même s’il souffre encore d’une image plutôt négative. Il fait pleinement partie des stratégies de prévention mises en place par les personnes interrogées. 

Même si elle reste inférieure à celle de la population générale de métropole et à celle des Antilles/Guyane, l’utilisation du préservatif lors du premier rapport sexuel est significativement à la hausse. Ce résultat est d’autant plus important que l’utilisation du préservatif au cours du premier rapport sexuel détermine fortement son utilisation future.

Les personnes originaires d’Afrique subsaharienne se déclarent majoritairement opposées aux mesures discriminatoires qui pourraient être prises à l’encontre des personnes séropositives. Cependant, leur niveau d’acceptation globale des personnes séropositives est plus faible que celui de la population générale de métropole ou des Antilles/Guyane. Ceci s’explique par la persistance de connaissances erronées sur la possible transmission du VIH par simple contact.

64,9 % des répondants ont déjà fait un test de dépistage du VIH au cours de leur vie. Ce résultat va à l’encontre de l’hypothèse souvent avancée selon laquelle les populations d’Afrique subsaharienne recourraient moins souvent au dépistage du VIH que les autres. Les professionnels de santé et l’hôpital jouent un rôle central dans l’accès au dépistage de cette population.

Cette enquête montre des évolutions encourageantes à soutenir et à consolider tout en prenant soin d’accompagner les populations les plus vulnérables face au VIH/sida :
- les personnes pas ou peu scolarisées : dans l’ensemble des analyses, le niveau d’études apparaît comme l’une des variables les plus discriminantes.
- les femmes : leur plus forte vulnérabilité s’explique essentiellement par le fait qu’elles ont une moins grande maîtrise de la prévention.
- les personnes en situation de précarité sociale et administrative : elles se caractérisent à la fois par des niveaux de connaissance moindres et par un accès moins important au dépistage.

Documents joints

Les populations africaines d’Ile-de-France face au VIH/sida : connaissances, attitudes, croyances et comportements (PDF, 253.1 ko)