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Homosexualité | Pays-Bas

L’injection intentionnelle du VIH pendant des orgies homosexuelles révulse les Pays-Bas

1er juin 2007 (AFP)

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Les Pays-Bas étaient sous le choc jeudi au lendemain de l’annonce de l’arrestation de trois hommes soupçonnés d’avoir drogué et violé plusieurs partenaires sexuels, puis de leur avoir injecté du sang contaminé par le virus du sida.

Les Pays-Bas étaient sous le choc jeudi au lendemain de l’annonce de l’arrestation de trois hommes soupçonnés d’avoir drogué et violé plusieurs partenaires sexuels, puis de leur avoir injecté du sang contaminé par le virus du sida.

Invitées par internet à des orgies homosexuelles privées, les victimes étaient droguées par une combinaison d’ecstacy et de GHB (acide gamma hydro butyrique). Cette "drogue du viol" indétectable lorsqu’elle est versée dans un liquide a un effet désinhibant pendant quelques heures puis laisse souvent l’utilisateur sans aucun souvenir.

Ensuite, les suspects, tous les trois séropositifs, violaient leurs victimes et leur injectaient parfois un mélange de leurs sangs contaminés, ont expliqué la police et le parquet de Groningue (nord). L’un des trois est un infirmier.

"Affreux", a réagi le ministre de la Santé chrétien-démocrate Ab Klink. La contamination intentionnelle par le virus du sida d’une personne non consentante "devrait être punie par la loi", a réclamé le Parti travailliste PvdA, membre de la coalition au pouvoir.

Jeudi, la totalité des quotidiens néerlandais barraient leur Une de titres comme "Crimes sexuels bizarres" ou "La partouze est finie".

Dans les organisations homosexuelles, la consternation règne. "Que les homosexuels organisent des orgies chez eux n’est guère original", a expliqué Frank van Dalen, président de l’organisation de défense des droits gays COC.

"Mais ici, c’est tout à fait autre chose. Cela dépasse l’imaginable", a-t-il ajouté, soulignant que l’utilisation du GHB posait aussi problème dans les milieux festifs hétérosexuels.

"Les gens ont été drogués, c’est donc du viol pur. C’est honteux, dégoûtant et terrifiant. Ceux qui font ça sont fous", a pour sa part réagi le rédacteur en chef du magazine Gaykrant Henk Krol.

Deux des trois suspects ont reconnu les faits. Il s’agit d’un couple de 48 ans et d’un homme de 33 ans.

"Ils ont donné comme motif que cela les excitait, et aussi que plus le cercle de personnes infectées par le VIH était grand, plus il y aurait de possibilités de rapports sexuels" non protégés, a expliqué lors d’une conférence de presse Ronald Zwarter, chef de la police de Groningue.

"Ils considèrent en outre que les rapports non protégés sont purs" et ont expliqué s’être aussi injecté l’un à l’autre leurs sangs contaminés, a-t-il précisé.

Un quatrième homme a été arrêté pour avoir livré les milliers de comprimés d’ecstacy et les quelques litres de GHB qui ont été saisis aux domiciles des suspects lors de leur arrestation le 13 mai.

Quatre personnes âgées de 25 à 50 ans ont porté plainte pour viols et mauvais traitements avec préméditation pour laquelle les suspects risquent jusqu’à seize ans de prison. Selon la police, depuis cette annonce, huit nouvelles victimes potentielles se sont manifestées.

Les autorités sanitaires locales et la police ont été critiquées pour ne pas avoir réagi alors que, dès juin 2006, des informations sur ce phénomène ont commencé à circuler et que le nombre d’infections par le VIH dans la ville est passé de 14 en 2005 à 25 en 2006.

"Cela ne veut pas dire que la hausse s’explique totalement par les orgies (...), mais il est probable qu’une partie de cette hausse a été causée" par elles, a indiqué Marco Ter Harmsel, du service sanitaire municipal (GGD) de Groningue au journal de référence néerlandais NRC.

Fin juin 2006, le GGD avait d’ailleurs distribué des tracts dans les lieux de rencontre gays pour avertir contre les risques de contamination

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