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Sida : le Camerounais qui semait la mort
14 janvier 2007 (Jeune Afrique/L’Intelligent)
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La Pologne découvre avec effroi la face cachée de Simon Mol. Figure emblématique de la lutte pour les droits des immigrés à Varsovie, il est accusé de propagation du Vih.
Simon Mol, 33 ans, journaliste et poète d’origine camerounaise réfugié en Pologne, était devenu une personnalité symbole de la communauté noire de Varsovie. Il a pourtant été arrêté le 5 janvier, pour propagation du Sida. Quatre Polonaises accusent cet anglophone né à Buea, dans le Sud-Ouest du Cameroun, de leur avoir “ sciemment transmis †? le Vih. Mais le parquet de Varsovie estime que le nombre de personnes infectées pourrait s’avérer bien plus important. L’affaire fait frissonner d’effroi la très catholique Pologne, déjà éprouvée par les récentes démissions de Janusz Bielanski et de Stanislaw Wielgus, respectivement recteur de la cathédrale Wawel de Cracovie et archevêque de Varsovie, pour collaboration avec la police secrète communiste.
Arrivé en Pologne en 1999 en provenance du Ghana, Simon Moleke Njie, de son vrai nom, est passé à tabac par un groupe de Skinheads néofascistes et xénophobes en 2001. L’événement fait naître sa vocation pour la lutte antiraciste, qui va occuper une partie de son activité débordante. En 2002, il organise une campagne visant à bouter le racisme hors des stades, où ce phénomène ainsi que celui de l’antisémitisme prospèrent comme le gazon du terrain. Les tribunes sont pleines de hooligans affiliés au parti fasciste National revival of poland (NOP). L’engagement de Simon Mol lui vaut en 2003 d’être désigné “ Antiraciste de l’année †? par le Nigdy Wiecej (“ Plus jamais ça †?), le Sos racisme polonais.
La même année, la fondation Polonia Global Fund le fait “ Homme du mois †? d’avril. Cette fois, c’est le poète qui est distingué : Mol, est l’auteur de Africa my Africa, un recueil de 22 poèmes en anglais (traduit en polonais en novembre 2002) qui sera suivi d’un autre, The Goddess from Mount Africa. Le talent de plume du Camerounais s’accompagne de bien d’autres qualités. Il déclame souvent ses poèmes en jouant du tambour. Comble d’exotisme, il entonne un chant en bakweri, la langue de son Buea natal, à la suite de chaque récitation au rythme des percussions africaines. Doté d’un physique plutôt avantageux, le personnage séduit dans son pays d’accueil.
A l’occasion de la remise du prix, le traducteur Edward Osiecki lui rend ainsi hommage : “ La poésie de Mol est une aventure. Les oiseaux en cage ne chantent pas. Il est impressionnant de voir un tel oiseau chanter d’une façon si extraordinaire qu’il en mérite récompense. †?
Le succès de ses écrits ne lui vaut pas qu’une gloire de comptoir de café : la communauté universitaire lui manifeste beaucoup d’intérêt. Quelques morceaux choisis sont proposés aux étudiants de la faculté d’études orientales d’une université de Varsovie, donc Cameroon Tower of Babel, dans lequel l’enfant de Buea fait la “ description anthropologique †? de la cohabitation de près de 300 langues dans un pays qui compte 16 millions d’habitants.
Mol est également très actif dans l’association des réfugiés politiques de Pologne dont il est l’un des membres fondateurs. Une structure rendue nécessaire par l’augmentation constante du nombre de demandeurs d’asile, notamment depuis l’entrée du pays dans l’Union européenne, en mai 2004. Et c’est dans cette Pologne en proie à des convulsions xénophobes que Simon Mol, qui a obtenu le statut de réfugié en 2000, peu après son arrivée, décide de militer pour le droit d’asile. Il fonde et dirige une troupe de théâtre composée de réfugiés comme lui. Début juillet 2006, après une représentation au festival d’Olsztyn, dans le nord du pays, un des comédiens, demandeur d’asile marocain, est violemment agressé et laissé pour mort par des inconnus. La police locale conclut à un acte de violence dû à l’alcool. Simon Mol crie à la ratonnade raciste.
Ses activités de journaliste ne sont pas moins denses. Il édite un périodique, Voice of Exile, et se présente sur un blog comme journaliste au Warsow Voice, 45 000 lecteurs, premier hebdomadaire de langue anglaise de Pologne. Mais au lendemain de son inculpation très médiatique, la rédaction du magazine, dont la gêne est perceptible, prend ses distances et le confine au rôle de simple collaborateur occasionnel. Pourtant, le journalisme, à l’en croire, est son premier métier. Celui qui lui vaut d’être réfugié politique si loin de son pays. Au Cameroun, seul le très sérieux Cameroon Post reconnaît avoir reçu deux tribunes depuis… la Pologne, signées de Simon Mol. Qui déclare également avoir travaillé pour deux périodiques anglophones The Sketch et Cameroon Life Magazine. Mais personne parmi les professionnels locaux ne s’en souvient.
Le premier a cessé de paraître depuis plus de dix ans et son promoteur est mort. C’est pourtant au cours de cette période qu’il dit avoir été contraint de quitter son pays à la suite d’ennuis avec la police. Son périple va le mener au Gabon, en Guinée équatoriale, au Nigeria, avant son installation au Ghana en 1997. A Accra, il prend vite ses marques et intègre la presse locale. Il commence au Ghanaian Democrat, proche du Congrès national démocratique (Ndc) de Jerry Rawlings, alors au pouvoir. Mais – il l’affirme lui-même – travaille en même temps pour le concurrent et ennemi Weekly Insight, proche de l’opposition la plus radicale.
Le manège finit par lui attirer des ennuis. En 1999, il est arrêté à l’aéroport international Kotoka d’Accra, pour avoir essayé de quitter le pays muni d’un faux passeport. C’est au cours de son séjour de six semaines en prison qu’il se découvre des talents de prosateur. Il produit des écrits d’inspiration lyrique et poétique sur sa détention et son existence tourmentée. Avec l’aide d’une association locale de journalistes, il se retrouve en Pologne à l’occasion d’un congrès, demande et obtient l’asile politique.
Si l’enquête prouve sa culpabilité, Simon Mol risque dix ans de prison. Malgré la mobilisation des militants des droits de l’homme qui ferraillent ferme pour que l’on cesse de criminaliser la transmission du Vih survenue au cours d’un rapport sexuel consentant, la justice n’a jamais hésité à condamner les séropositifs inculpés pour propagation du Sida. Le 7 décembre dernier, en France, le tribunal correctionnel de Nanterre a condamné Maria Do Carmo Teixeira, 39 ans, à deux ans de prison dont quatorze mois avec sursis pour avoir transmis le Sida à son compagnon en 2000, alors qu’elle se savait séropositive. La même décision a accordé à la victime 6000 euros au titre du préjudice moral. Plus sévère, la justice canadienne a condamné le Québécois Michel Longtin à dix ans de réclusion pour les mêmes faits.
Simon Mol n’en est pas encore là . Quant à sa personnalité plutôt trouble, il se charge de la résumer lui-même, dans son poème “ The Son of Efasamoto †?. Mol se dit le fils de la divinité bakweri qui hanterait le Mont Cameroun (4070 mètres, non loin de Buea) : “ C’est la nature de l’homme d’avoir plusieurs faces / Certains m’aiment comme artiste et me détestent comme Africain / D’autres m’aiment comme footballeur et me haïssent comme dénonciateur social / Il y en a qui m’aiment comme poète et me haïssent comme journaliste… †?
Mais nulle part Simon Mol n’avait évoqué sa face cachée, celle d’un Casanova irresponsable qui vient de se révéler au grand jour. Et qui pourrait bien lui coûter très cher.
Georges Dougueli
Source : Jeune Afrique
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Sida : le Camerounais qui semait la mort
Salut à tous, je regrette pour les ennuis du frère Simon Mol mais s’il est vérifié qu’il est coupable, il devra en payer le prix devant la justice ; et puis, heureusement l’Europe reste l’Europe alors qu’en Afrique ces choses passent pour des banalités. Nous connaissons un cas d’officier supérieur de l’armée au Cameroun à Koutaba, bien concient de sa séropositivité, ayant fait la maladie à plusieur reprises, a contaminé ses trois épouses et continue sa caravane destructrice ; jusqu’où ? Dieu seul sait quand nous libérer de ce monstre. Quand aux autorités, c’est le silence, on attend au bureau les preuves malgré les plaintes et les craintes des épouses, ménacées de mort par balles en cas de dénonciation. Le monde est formidable, vivons seulement !
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Sida : le Camerounais qui semait la mort
pour ma part c est indiscutable une personne se sachant seropositive et contamine son ou sa partenaire doit etre condamné à vie car c est un meurtre c est comme s il vous donnait du poison et vous disait c est du jus d ananas ma foi c est horrible je suis d accord que toute relation doit etre protégée cependant un peu d humanité comment peut on detruire la vie des autres ainsi !!!!!!!!!!!!!!
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Sida : le Camerounais qui semait la mort
De ce qu’on en sait, ces femmes ne sont pas des mineures mais bien des adultes, pleinement informées des modes de contamination du VIH.
La confiance ne protège pas du sida, et c’est donc à chacun de prendre ses responsabilités. Elles ont accepté d’avoir des rapports non-protégés, et aujourd’hui elles en paient le prix fort, certes (et personne ne mérite cela !).
Néanmoins, pour ceux qui souhaitent des choses horribles à Simon Mol, n’oubliez pas qu’il est déjà , lui aussi, atteint par le VIH et, selon vous (c’est discutable), condamné à mort.
Quel mal pourriez-vous lui souhaiter de plus si, assoifé(e)s de vengeance, vous souhaitez, au mépris des faits, le tenir comme seul responsable de ces contaminations ?
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Sida : le Camerounais qui semait la mort
je pense que sur cette terre nous récoltons ce que nous semons.ce monsieur qui continu de propager la maladie ne sait pas ce qui l’attend il ne sait le fruit du travail qu’il aura. certes il va mourir mais il ne sais de quel manière à cause de la terreur qu’il sème dans les coeurs de toutes celles qui acceptent aller avec lui sans se protéger.
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Sida : le Camerounais qui semait la mort
je suis du meme avis que vous madame parceque si ces femmes ont accepte d’aller avec lui sans capote elle auraient pu le faire avec n’importe qui d’autre infecté ou pas donc pour ma part ce qu’il fait est certainement mal mais pas comndanable par la justice sauf en cas de viol si on est capable d’avoir des rapport sexuel volontairement on doit pouvoir assumer le reste moi meme je suis sero mais pour rien au monde j’aurai envi que la personne qui m’a contanminé sois jugé par la justice parceque je savais que le vih existe mais j’ai quand meme pris le risque je suis sure que si je l’avais imposé la capote il l’aurai utilisé meme si il savait qu’il etait sero ce que je ne sais toujours pas au jour d’aujourd’hui donc c’est en grande parti de ma faute que tout le monde prenne ses responsabilité merci.
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Sida : le Camerounais qui semait la mort
Bonsoir à tous !!!! A mon avis Simon Mol de sa personnalité aussi plaisante que contrariante a commis un acte criminel très grave d’autant plus que le SIDA ne connait pas jusqu’à nos jours aucun remède malgré les avancées spectaculaires de la médecine.La justice est faite pour tous ; ce n’est pas parce qu’il a à jouer un rôle très important dans la lutte antiracisme ou parce qu’il nous fait rêver par ses poèmes que nous allons nous apitoyer sur son sort !!!!!!!!!Peu importe que les rapports aient été consentants ou pas !!!!!!!! il faut mettre fin au mauvais coté de Mol.
