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Du « bareback » chez les homos à la condamnation des hommes hétérosexuels pour contamination (avec Willy Rozenbaum)

18 juin 2006 (lemegalodon.net)

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C’est la pratique du bareback, le sexe sans capote, qui a provoqué chez les homosexuels français un débat sur la responsabilité de chacun dans les prises de risque. Que le premier condamné pour contamination soit un homme hétérosexuel est une des cruelles ironies de ce débat…

Que représentent réellement les partisans des procès pour contamination ? En France, nous connaissons deux individus qui réclament publiquement l’enfermement des séropositifs qui contaminent une autre personne : Didier Lestrade, fondateur d’Act Up Paris aujourd’hui sans mandat associatif, et Barbara Wagner, présidente de Femmes positives.

À part Didier Lestrade et Barbara Wagner, qui milite pour l’enfermement des séropositifs qui ont des rapports non-protégés ?

En fait, malgré tout le bruit médiatique orchestré par ces deux individus, y a-t-il qui que ce soit d’autre qui est pour la pénalisation ?

Où se situe la ligne de démarcation sur la pénalisation, quelle proportion des personnes auditionnées représente les personnes qui ont salué l’enfermement de Christophe Morat ? Peut-on les qualifier de minoritaires, objectivement, par leur nombre ? Et peut-on qualifier les personnes qui réclament l’enfermement des séropositifs d’extrémistes ?

Voici comment Willy Rozenbaum, président du Conseil national du sida, esquive ces questions malgree toutes leurs pertinences pour comprendre ce débat.

Doit-on se résigner à accepter la poursuite et la multiplication des procès pour contaminations ?

Pour Willy Rozenbaum, porter plainte est donc un droit, pour tout le monde, y compris des séropositifs qui souhaitent faire un procès à la personne qu’ils estiment responsables de leur contamination.

Et, selon Willy, il y aurait un « très large » consensus sur le fait que porter plainte doit rester possible dans des cas de contaminations.

Lorsqu’il me demande si je suis au moins d’accord là-dessus, je lui répond « non », en rappelant certains volets de l’histoire du sida, où on a vu des médecins sortir de leur droit de réserve pour défendre notamment l’idée qu’on peut être responsable mais pas coupable…

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