Skip to main content.

Logement

Le tir groupé d’associations franciliennes pour le logement

3 mai 2006 (Actualités sociales hebdomadaires)

2 Messages de forum | Recommander cet article | Votez pour cet article

Une fois n’est pas coutume, mais devant "l’urgence de la situation", c’est en front uni que sept associations et collectifs intervenant auprès des plus défavorisés ont présenté, mercredi 3 mai, leurs propositions pour remédier à la pénurie de logements accessibles aux personnes à faibles revenus.

Voir en ligne : Le tir groupé d’associations franciliennes pour le logement

"Combien de temps faudra-t-il effectuer les mêmes constats ?", avant de voir les pouvoirs publics prendre de nouvelles mesures en faveur du logement (très) social, s’insurgent en effet le Collectif parisien des travailleurs sociaux pour le droit au logement, le Collectif solidarité Paris (CSP), la FAPIL Ile-de-France, la Fondation Abbé-Pierre / Espace solidarité Habitat, la FNARS Ile-de-France, le Secours catholique et Solidarité nouvelle pour le logement (SNL), dans une plaquette résumant les orientations qu’elles souhaiteraient voir mises en oeuvre.

Augmenter l’offre sociale, cibler les attributions vers les ménages défavorisés et améliorer la rotation dans les logements sociaux, tels sont ainsi les objectifs poursuivis par ces organisations, qui appellent non seulement la Ville de Paris, dont elles ont d’ailleurs salué les efforts, mais aussi et surtout la région et l’Etat, à prendre "chacun d’entre eux, et ensemble, des moyens supplémentaires, exceptionnels", pour sortir de la crise actuelle du logement.

Alors que le schéma directeur régional d’Ile-de-France (SDRIF) évalue les besoins à 53 000 logements par an à construire, d’ici à 2015, seuls 37 000 ont été mis en chantier l’année dernière, ont notamment rappelé les associations, mercredi au cours d’une conférence de presse.

Favoriser la "mixité sociale"

"Un effort massif de construction doit être entrepris, en particulier dans les 175 communes qui ne respectent pas le taux de 20 % fixé par la loi SRU", plaident-elles encore, en soulignant la situation particulière de Paris, qui accuse un déficit de 60 000 logements sociaux, soit près de la moitié de l’ensemble des logements sociaux manquants en Ile-de-France.

Le nombre de demandes de logement social enregistrées à Paris en 2005 s’élevait, par ailleurs, à 104 000.

Parmi les idées dominantes défendues par les associations, s’impose notamment celle de favoriser la "mixité sociale", à travers, par exemple, le développement d’un "logement social diffus", plus facilement accepté par la population, à défaut des bailleurs... Les efforts devraient aussi se porter, en amont, sur la prévention des expulsions, toujours aussi importantes dès la fin de la trêve hivernale, a confirmé Fadila Derraz, pour le Collectif parisien des travailleurs sociaux pour le droit au logement.

Le coût exorbitant du relogement, en hôtels meublés, des familles expulsées a aussi été évoqué, avec force chiffres et cas particuliers à l’appui de cette démonstration : plus de 6 000 chambres sont louées chaque jour, à Paris, au titre de l’hébergement, soit environ 130 000 euros par jour, selon une étude présentée, en juin 2004, par la plate-forme "pour un droit au logement opposable", qui dénonçait alors "un gâchis économique et social".

La situation n’a guère évolué depuis, malgré les incendies meurtriers de l’automne 2005 dans la capitale, selon les associations.

La plaquette reproduisant les propositions des sept associations et collectifs peut être obtenue auprès de chacun d’entre eux.

Forum de discussion: 2 Messages de forum