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Canada | Criminalisation des séropositifs | Prisons

Canada : prisonniers « dangereux »

2 mai 2006 (Sun Media)

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Les gardiens de prison travaillant dans les pénitenciers les plus à risque du pays demandent au gouvernement conservateur qu’une loi oblige les prisonniers dangereux à donner un échantillon sanguin.

Les gardiens de prison travaillant dans les pénitenciers les plus à risque du pays demandent au gouvernement conservateur qu’une loi oblige les prisonniers dangereux à donner un échantillon sanguin.

Présentement, les gardiens qui ont été en contact ou attaqués à l’aide de seringues infectées ne peuvent savoir s’ils ont été exposés à des maladies en raison du droit à la vie privée des prisonniers.

« Nous nageons toujours dans l’inconnu, à savoir qui est atteint de quoi », indique Sylvain Martel, président du Syndicat des agents correctionnels du Canada.

Le syndicat, qui représente 6000 gardiens, a soumis une esquisse de projet de loi au ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, qui apporterait des correctifs à l’actuelle Loi sur les libérations conditionnelles et au Code criminel.

Les prisonniers devraient alors donner un échantillon sanguin si un gardien entrait en contact avec du sang. L’amendement propose qu’un gardien infecté demande un mandat pour autoriser un médecin à effectuer le prélèvement.

Martel affirme que certains gardiens « traversent l’enfer » pendant six mois, en prenant des médicaments, avant de savoir s’ils ont été infectés par le VIH ou l’hépatite.

Mais la porte-parole des Services correction-nels canadiens, Christa McGregor, dit que prendre un échantillon sanguin serait contraire à la Charte des droits et libertés.

Environ 188 prisonniers (1,43 % de la population carcérale) sont atteints du VIH, et 3303 autres (environ 25 %) ont l’hépatite C.

Kathleen Harris (Sun Media)