Skip to main content.

Logement

Pour mémoire : des séropositifs mal-logés en colère face aux responsables de l’hébergement thérapeutique

14 avril 2006 (lemegalodon.net)

Recommander cet article | Votez pour cet article

Les séropositifs d’Ile-de-France sont majoritairement hétérosexuels et/ou issus de l’immigration.

Ils vivent souvent en couple et/ou en famille avec enfant : 6 hommes séropositifs sur 10 ont un partenaire depuis au moins 6 mois et 3 femmes sur 4 vivent en couple. Chez les femmes : 22% vivent seule avec un enfant, 22% vivent en couple avec des enfants et 18% vivent en couple sans enfants (données de VESPA).

Pour ces familles, le logement est le premier obstacle à la dignité dont la prise en charge thérapeutique et l’observance font partie.

Le 24 juin 2000, le collectif Migrants contre le sida [1] organisait un atelier sur le logement et invitait les responsables du logement thérapeutique à venir entendre les difficultés et les revendications des séropositifs en galère de logement [2].

Pour la première fois, des responsables du logement des séropositifs — dont cinq directeurs d’associations qui gèrent des appartements de coordination thérapeutique — se retrouvaient face à une quarantaine de malades mal-logés.

Véritable confrontation de point de vue, cet échange à permis, en pratique, à plusieurs personnes d’obtenir un logement et, dans la foulée, d’ouvrir les yeux des responsables sur certaines difficultés vécues par les personnes séropositives.

Pour mémoire, voici le témoignage d’une femme séropositive qui a subi le même refus de la part de pratiquement toutes les structures qui prétendent prendre en charge les malades mal-logés, aussi bien de l’hébergement d’urgence que des appartements thérapeutiques.

Dégoûtée par le mépris et les mauvais traitements qu’elle a subie, elle a fini par payer 300€ par mois pour vivre dans un squatt du 20ème arrondissement.

Cinq ans plus tard, nous avons retrouvé cette jeune femme : elle a arraché son propre logement HLM, sans passer par les associations qui gèrent l’hébergement des séropositifs.

Notes

[1] Migrants contre le sida est le collectif informel qui a précédé la création du Comité des familles pour survivre au sida.

[2] Lire l’annonce de la rencontre, Pour un bail et une clé : samedi après-midi, une rencontre inédite entre malades du sida issus de l’immigration et professionnels de l’hébergement VIH et écouter l’enregistrement audio de la rencontre diffusé en trois émissions, Emission du 4 juillet 2000 (n° 62), Emission du 11 juillet 2000 (n° 63) et Emission du 18 juillet 2000 (n° 64). Lire également l’analyse de Migrants contre le sida sur le problème posé par la gestion des appartements de coordination thérapeutique, Appartements thérapeutiques : l’hébergement comme contrôle social.