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À propos du Comité des familles pour survivre au sida (2003–2013) | Téléphonie sociale

Yves Ferrarini, il faut répondre au téléphone qui sonne, c’est le Comité des familles !

8 février 2006 (papamamanbebe.net)

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Malgré plusieurs articles parus dans la presse médicale et sociale (APM, Quotidien du Médecin, ASH...) [1], Yves Ferrarini, directeur de Sida Info Service, n’a toujours pas répondu à la demande du Comité des familles pour survivre au sida d’ouvrir un véritable dialogue sur la mise en place d’une ligne téléphonique pour répondre aux besoins des immigrés concernés par le VIH.

C’est suite aux critiques de Survivre au sida qu’une représentante de Sida Info Service, Barbara Mkombe, a émis une vague promesse de « comité de pilotage » regroupant « plusieurs associations de personnes africaines vivant avec le VIH » (cf. dépêche de l’APM, Sida Info Service ferme son service de réponse en langues étrangères.).

Ce comité n’existait pas lors de l’annonce de la fermeture du service, il ignore la contribution historique du Comité des familles à la mise en place de la ligne [2], et il serait limité à une seule « communauté » alors que l’épidémie qui frappe les familles de l’immigration est multi-communautaire.

Pendant toutes les années quatre-vingt-dix, pendant que le sida faisait des ravages chez les immigrés et leurs enfants, Sida Info Service « étudiait » la « faisabilité » d’une « ligne migrants » [3]. En 2006, c’est donc retour à la case départ : on ignore les préoccupations et les besoins immédiats des premiers concernés pour « enquêter » auprès du « public cible », alors que des millions d’euros ont déjà été engloutis dans un dispositif dont nous n’avons cessé de décrier l’inefficacité et la marginalisation des préoccupations des acteurs de terrain.

Quelle articulation entre une ligne téléphonique de type institutionnel et les acteurs de terrain ?

Sida Info Service cite le nombre d’appels dérisoires pour justifier de la fermeture du service, tout en déplorant... des « moyens structurels et humains » insuffisants !

Aménager les langues, le mode de fonctionnement, les horaires... Tout ceci ne règlera pas le premier problème, qui est celui de l’utilité d’une telle ligne aux acteurs de terrain et la reconnaissance de ceux-ci.

Pour le Comité des familles, le véritable enjeu se situe à l’articulation entre une ligne téléphonique multi-lingue et son utilité pour les acteurs de terrain qui oeuvrent auprès des familles issues de l’immigration.

Par exemple, dans son travail quotidien, le Comité des familles souhaiterait pouvoir renvoyer une mère ou un père de famille qui vient d’apprendre la séropositivité de son enfant vers un numéro de téléphone gratuit, avec l’assurance qu’ils pourront poser leurs questions dans leur propre langue.

Si une association comme Sida Info Service continue de faire la sourde oreille à nos préoccupations pour nous ignorer et nous marginaliser, comment croire à sa bonne volonté de répondre réellement aux besoins de toutes les populations en première ligne sur le front du sida ?

Contact presse : tél. 0870 445 368

Notes

[1] Lire notamment Sida Info Service : la réponse aux migrants est suspendue (Quotidien du Médecin) et Sida Info Service ferme son service de réponse en langues étrangères (APM).

[2] Lire Sida Info Service : pour les immigrés, ça sonne mais ça ne répond plus !.

[3] Lire notamment Entretien avec Fernand Sanou, chargé d’une étude de faisabilité sur la mise en place d’une ligne migrants. Sur l’historique de la mise en place de la ligne, lire Sida Info Service : pour les immigrés, ça sonne mais ça ne répond plus !.