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À propos du Comité des familles pour survivre au sida (2003–2013) | Campagnes d’information et de prévention | Philippe Lamoureux | Politiques de santé

Le Comité des familles reçu par Philippe Lamoureux, directeur général de l’Institut national pour la prévention et l’éducation à la santé (INPES)

16 décembre 2005 (papamamanbebe.net)

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PARIS, le 16 décembre 2005 — Deux responsables du Comité des familles ont rencontré aujourd’hui M. Philippe Lamoureux, directeur-général de l’Institut national pour la prévention et l’éducation à la santé, qui vient d’être confirmé dans le renouvellement de son mandat [1].

M. Lamoureux a écouté attentivement la présentation faite par le Comité des besoins des familles issues de l’immigration et de la banlieue, et de l’urgence de soutenir la volonté et l’action des familles pour vivre et se soigner face à l’injustice de l’épidémie [2].

Monsieur Lamoureux a affirmé sa conviction de la complémentarité entre l’action menée par l’INPES et celle des associations sur le terrain.

Pour le directeur de l’INPES, si la prévention a avancé de manière significative, le constat reste néanmoins de « gains de santé inégalement répartis ». Par exemple, si l’usage du préservatif lors du premier rapport sexuel est aujourd’hui majoritaire, il est nécessaire de s’interroger sur les besoins des laissés pour compte de la prévention pour cibler plus précisément les jeunes qui ne se reconnaissent pas dans les messages classiques.

C’est ainsi que l’INPES a fixé la « réduction des inégalités » comme objectif dans son programme d’action de 2006 à 2008.

« J’ai insisté auprès de ma tutelle sur la nécessité de soutenir des actions de terrain, et pas seulement des grandes campagnes de communication » a conclu M. Lamoureux.

Le Comité des familles pour survivre au sida participe depuis sa création au « groupe d’experts communication sur la prévention du VIH en direction des populations migrantes » [3] mis en place par l’INPES.

Toutefois, le Comité avait déjà fait part devant le Conseil national du sida (CNS) de son insatisfaction avec cette instance informelle, dont les « experts » sont sollicités à titre purement consultatif une fois les campagnes déjà « bouclées » par l’INPES, sous tutelle du Ministère de la Santé [4].

Contact presse : tél. 08 70 44 53 68

Notes

[1] L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé est un établissement public administratif créé par la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé pour remplacer le CFES (Comité français pour l’éducation à la santé). L’Institut est un acteur de santé publique plus particulièrement chargé de mettre en oeuvre les politiques de prévention et d’éducation pour la santé dans le cadre plus général des orientations de la politique de santé publique fixées par le gouvernement.

[2] Lire Des familles de banlieue touchées par le VIH fêtent leur « résistance ».

[3] Lire Un groupe d’experts sur la prévention du VIH en direction des populations migrantes à l’Institut national pour la prévention et l’éducation à la santé (INPES).

[4] Lire Willy Rozenbaum, président du Conseil national du Sida, reçoit le Comité des familles pour survivre au sida.