Skip to main content.

À propos du Comité des familles pour survivre au sida (2003–2013) | Campagnes d’information et de prévention

Un groupe d’experts sur la prévention du VIH en direction des populations migrantes à l’Institut national pour la prévention et l’éducation à la santé (INPES)

2 octobre 2005 (papamamanbebe.net)

| Votez pour cet article

Débat mercredi 5 octobre 2005 sur la prévention avec l’INPES et le Comité des familles pour survivre au sida

Mercredi 14 septembre 2005, Reda Sadki [1], président du Comité des familles pour survivre au sida [2], a participé à la réunion du groupe d’experts communication sur la prévention du VIH en direction des populations migrantes à l’Institut national pour la prévention et l’éducation à la santé (INPES) [3].

L’INPES y a présenté les résultats du post-test de la campagne d’été 2005 (TV et affichage) et le dispositif de communication du second semestre en direction des populations migrantes.

Ce groupe, réuni depuis 2003 sur invitation par l’Institut national pour la prévention et l’éducation à la santé (INPES), est consulté ponctuellement pour avis sur les campagnes de communication en direction des immigrés [4].

La campagne de l’été 2005 [5] avait pour cible les africains « sub-sahariens » et mettait en image exclusivement des Noirs. Elle a fait l’objet de critiques du MRAP [6] et de militants Noirs en France [7], auxquelles l’INPES avait répondu — au MRAP notamment — que les « affiches auraient été visionnées et acceptés par des associations de migrants ».

Nous ne savons pas à qui se réfère l’INPES. En ce qui concerne le groupe d’experts, les points de vues exprimés sont individuels et purements consultatifs : les décisions prises par l’INPES sont prises quels que soient les avis ou critiques exprimés par les experts sollicités. D’ailleurs, l’INPES, à plusieurs reprises, à précisé le caractère individuel de la participation au groupe, c’est-à-dire que les « experts » participeraient à titre personnel et non pas au nom des structures dans lesquelles ils travaillent.

Le 16 mars 2005, le Comité avait été auditionné par le Conseil national du sida [8] qui a engagé, dans le cadre d’une Commission ad hoc, une réflexion sur la politique de prévention. Lors de son audition par Dominique Costagliola, présidente de la Commission, et Willy Rozenbaum, président du Conseil, les représentants des familles du Comité avaient abordé, à la demande du Conseil, les relations avec l’INPES.

Paris, le 16 septembre 2005

Notes

[1] Lire Entretien avec Reda Sadki : bribes d’histoires des luttes immigrées pour survivre au sida.

[2] Lire les articles de Libération, Les étrangers touchés par le sida sortent de l’ombre : manifestation contre une maladie taboue chez les immigrés et le Parisien La Courneuve-Cité des 4000 : une association naît contre les tabous du sida.

[3] L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé est un établissement public administratif créé par la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé pour remplacer le CFES (Comité français pour l’éducation à la santé). L’Institut est un acteur de santé publique plus particulièrement chargé de mettre en oeuvre les politiques de prévention et d’éducation pour la santé dans le cadre plus général des orientations de la politique de santé publique fixées par le gouvernement.

[4] M. Sadki est de fait le seul membre du groupe dont l’association ne reçoit aucun soutien de l’INPES. Les autres experts du groupe sont majoritairement des responsables d’associations dont l’action est soutenue financièrement par l’INPES, ce qui devrait poser la question de leur indépendance vis-à-vis de l’institution qui sollicite leur expertise.

[5] Lire L’INPES lance une campagne d’affichage pour inciter au dépistage du sida et des IST les personnes originaires d’Afrique Sub-Saharienne.

[6] Lire Le Mrap dénonce une campagne "choquante" du ministère de la Santé et Campagne d’affichage de l’INPES contre le SIDA : une campagne qui demeure ambigu.

[7] Lire SIDA : Méfiez-vous des Noirs ! et Racisme institutionnel : le ras le bol du réalisateur de la campagne anti-noirs du ministère de la santé.

[8] Lire Willy Rozenbaum, président du Conseil national du Sida, reçoit le Comité des familles pour survivre au sida.