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Sida, hépatite C : pas de contamination accidentelle chez les soignants depuis 7 ans

7 juin 2005 (Le Monde)

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Aucune nouvelle contamination professionnelle accidentelle par le virus du sida (VIH) n’a été enregistrée au cours de ces sept dernières années parmi les soignants en France, selon une enquête du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) concernant VIH et VHC (hépatite C).

"Près de la moitié des séroconversions (NDLR, marque de la contamination) professionnelles VIH ou VHC auraient pu être évitées par le respect de précautions standards", évalue le BEH.

Les accidents exposants au sang (AES) à risque de transmission de virus touchent d’abord les infirmières : elles représentent la moitié des cas de contaminations accidentelles rapportés pour le VIH et plus des deux tiers (69%) pour le VHC.

La dernière contamination VIH déclarée remonte à 1997 (si l’on excepte une contamination "présumée" survenue dans un laboratoire privé en 2001) et peu de nouvelles séroconversions VHC ont été notifiées sur les années récentes. Ce qui pourrait s’expliquer, selon le BEH, par la diminution des AES observée entre 1990 et 2000, par la diminution de la charge virale (quantité de virus dans le sang) chez les patients infectés grâce aux nouveaux traitements et les prophylaxies thérapeutiques anti-VIH données rapidement au soignant dont la piqure ou blessure est potentiellement contaminante.

Pour l’hépatite C, le nombre annuel de séroconversion est compris entre 2 et 5 depuis 1997, après un pic en 1996 correspondant à la mise en place de la surveillance pour cette contamination.

On dénombre ainsi 54 cas de contamination à la suite d’une piqûre (50 cas), d’un coupure (3 cas) et d’un contact sanguin sur une peau lésée (1 cas).

La déclaration en accident du travail d’AES d’apparence mineure est importante car grâce à la surveillance, on a constaté qu’ils ont donné lieu à des contaminations VHC (mais pour l’instant pas à des séroconversions VIH en France), note le BEH.

Le total des séroconversions VIH accidentelles reste établi à "13 cas chez le personnel de santé au 31 décembre 2004 depuis le début de l’épidémie", auxquels s’ajoutent "32 infections présumées", précise le bulletin.