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Femmes Plus : une maman concernée par le VIH répond aux partisans de la criminalisation de la transmission du virus du sida

21 avril 2005 (lemegalodon.net)

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Rencontre avec Aline : une maman séropositive répond aux partisans de la criminalisation

Aline [1] connaît ce virus depuis que, enceinte de cinq mois, elle a appris sa séropositivité. Son fils, né avec le virus, arrive aujourd’hui à l’adolescence. Elle a toujours refusé la haine, la vengeance à l’égard de l’homme qui lui a transmis le virus.

Je lui ai demandé de réagir au reportage diffusé par Envoyé spécial, et de l’humiliation publique de Christophe Morat [2], montré plusieurs fois à l’image lors du procès. Quel est son regard sur l’association Femmes positives, qui a salué la condamnation ?

Quelles sont les conséquences du procès sur le regard que porte la société française sur les séropositifs ? Aline répond et raconte le regard des autres suite à la naissance de son propre enfant.

Un journaliste de France Culture, après avoir interviewé les activistes de Femmes positives, a carrément refusé de croire à l’existence d’Aline ou d’autres femmes contaminées qui refusent de considérer leurs partenaires ou ex-partenaires comme coupables, bons pour l’enfermement. Réponse d’Aline à ce journaliste…

J’ai ensuite demandé à Aline ce qu’elle aurait envie de dire à Christophe Morat ou à l’ex-partenaire de Barbara Wagner, présidente de Femmes positives…

Aline m’abeaucoup parlé de son fils, qui arrive à l’âge de l’adolescence. Discussion sur l’enfermement des séropos, dans les yeux d’une maman…

Une discussion table ronde avec Maya et Samia de Femmes Plus qui réagissent au récit d’Aline.

Une campagne pour refuser l’enfermement des séropositifs au nom de la vengeance, de la morale ou de la santé publique

Le travail de l’émission Maghreb-Afrique Survivre au Sida [3] est devenu, au fil des mois, une véritable campagne pour dénoncer l’horreur de la criminalisation et de l’enfermement des séropositifs, que ce soit au nom de la vengeance, de la morale ou de la santé publique.

Les séropositifs qui ne prônent pas la vengeance existent-ils vraiment ?

Avant de condamner les « contaminateurs », il faudra au minimum écouter non seulement les récits qui témoignent de l’horreur de chaque contamination, mais aussi entendre ce qu’en pensent les séropositifs.

Se faire entendre ne sera pas évident : si l’émission a tenu à discuter avec Aline, c’est notamment parce qu’un journaliste de France Culture [4] qui devait la rencontrer a... refusé de croire à son existence, obnubilé par le plan médias d’une petite association de plus en plus ouvertement réactionnaire et démagogique, Femmes positives, qui réclament depuis peu la criminalisation des hommes séropositifs soupçonnés d’avoir contaminé leur partenaire féminin.

Les personnes séropositives ne seront entendues que si elles s’expriment face à l’horreur de la criminalisation et de l’enfermement des malades du sida

L’équipe de l’émission remercie Aline et toutes les personnes concernées qui ont la volonté de faire entendre leur voix face à une petite minorité d’activistes de la criminalisation.

Des séropositifs dont l’unique revendication est d’envoyer d’autres séropos en prison : voilà où nous en sommes en France. Avec la condamnation d’un séropo à six ans de prison, des journalistes ont jeté l’huile sur le feu des partisans de la criminalisation : la présidente de l’association Femmes positives, le militant homosexuel Didier Lestrade, et les présidents d’associations vestigiales de la lutte contre le sida des années 80 prétendent parler au nom des séropositifs.

Il faut briser ce monopole, et c’est pourquoi depuis des semaines nous donnons la parole aux séropos de tous bords pour raconter eux-mêmes non seulement l’histoire de leur contamination mais, plus important, ce qu’ils en pensent !

Les séropositifs sont-ils des criminels en puissance ? Mettez-y votre grain de sel, réagissez sur le site survivreausida.net.

Notes

[1] Aline n’est pas membre du Comité des familles pour survivre au sida. Elle a connu l’émission par le site survivreausida.net. Si nous l’avons sollicité sur la question de la criminalisation, l’émission avait déjà engagé la discussion avec elle sur d’autres sujets qui comptent dans la vie des femmes séropositives. Lire et écouter HPV : Aline pose ses questions sur le virus du papillome chez la femme séropositive et Femmes Plus : réponses de Sylvie Fridmann aux questions d’Aline sur le virus du papillome (HPV).

[2] Lire et écouter Pourquoi nous refusons l’enfermement de nos contaminateurs et La pédagogie et l’équilibre selon Envoyé Spécial : réactions au publi-reportage de Jérémie Drieu pour la criminalisation des séropositifs.

[3] Lire et écouter les pièces de notre dossier, Criminalisation des séropositifs.

[4] Lire et écouter Aline, maman concernée par le VIH : « On se disait ‘je t’aime’, et pour ces mots-là je ne pourrais pas l’enfermer... ».

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