Barbara Wagner | Criminalisation des séropositifs | Didier Lestrade | Youcef Ameur
Éditorial : Où va l’association Femmes positives ?
17 mars 2005 (lemegalodon.net)
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De nombreuses personnes vivants avec le VIH s’interrogent sur les conséquences de l’activisme de l’association Femmes positives pour l’image publique et les droits des personnes touchées.
Dès mars 2004, la rédaction de survivreausida.net avait proposé à Femmes positives de s’exprimer dans l’émission, mais sa présidente, Barbara Wagner, n’a pas donné suite.
Aujourd’hui, Madame Wagner bénéficie d’une impressionante couverture médiatique [1], à travers la répétition d’un témoignage chargé d’émotion : celui de la catastrophe provoquée par la contamination par le virus du sida. Aucune punition ni indemnisation ne peut réparer l’injustice d’une contamination [2].
Mais à quoi ressemble le projet politique de Barbara Wagner, quels sont ses objectifs ? Ses propositions répondent-elles aux besoins des femmes séropositives, Françaises et Immigrées, des couples et des familles frappés par le virus [3] ?
Nous publions aujourd’hui la lettre ouverte d’un militant de Femmes positives [4], alors qu’il est visé par une procédure de radiation [5] pour avoir publiquement refusé de cautionner l’enfermement des séropositifs contaminateurs [6].
Cette lettre apporte un éclairage nouveau sur l’action de Barbara Wagner. Surtout, elle démontre l’urgence d’écouter les premiers concernés de l’épidémie — femmes et hommes, couples, et familles frappés par le sida — pour forger un front commun capable de défendre équitablement toutes les populations projetées sur le front du sida, sans céder à la tentation de la répression ou de la vengeance [7].
Femmes positives adopte la fermeture : lettre ouverte de Youcef Ameur
Maghreb-Afrique Survivre au sida
Notes
[1] Lire notre dossier : Criminalisation des séropositifs.
[2] Lire notre point de vue, Pourquoi nous refusons l’enfermement de nos contaminateurs.
[3] Lire Appel aux femmes séropos maghrébines et africaines, et consulter les dossiers réunis par Femmes Plus, collectif de femmes concernées issu du Comité des familles pour survivre au sida, autour des préoccupations des femmes séropositives : Mamans séropositives : que vont devenir nos enfants ?, Faire un enfant : les conseils du Pr Laurent Mandelbrot, Pourquoi les femmes sont-elles plus touchées par le VIH ?.
[4] Femmes positives adopte la fermeture : lettre ouverte de Youcef Ameur.
[5] Selon une source proche de l’association, Didier Lestrade tenterait de convaincre Barbara Wagner de cesser le procédure de radiation et de trouver un compromis avec l’auteur de la Lettre ouverte.
[6] Lire Un militant de Femmes positives : « Je ne souhaite plus militer pour l’incarcération des contaminateurs-trices ».
[7] Lire Pourquoi nous refusons l’enfermement de nos contaminateurs et Des femmes contaminées dénoncent la vénalité vengeresse des criminalisatrices de la transmission du VIH.
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Faut-il condamner la contamination volontaire
Mon opinion est que : contaminer une personne avec une maladie notoirement mortelle est un homicide, au même titre que de tuer quelqu’un dans un accident de la route (même si le responsable est blessé ou tué) ou autre. Pourquoi ne pas appliquer les mêmes règles dans ce cas ? Le tout est ensuite de déterminer s’il y a eu imprudence ou volonté de "tuer", perversité ou comportement anti-social ou psychopathologique. Cet acte, en effet, peut-être apparenté à celui d’un pédophile avec meurtre de l’enfant, car la victime est aussi démunie qu’un enfant, puisqu’ignorante, surtout s’il s’agit du conjoint ou concubin qui ne sait rien des activités extra-conjugales de son partenaire et ne se protège pas puisque confiant en l’autre. La notion de responsabilité ne peut pas être écartée. En droit, je pense que cela n’est pas souhaitable tant pour le droit de la victime que pour celui de la société (notion de santé publique).
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Éditorial : Où va l’association Femmes positives ?
salut je me presente omar agé de 29ans,sa fait une quainzaine de jours que j’ai vu sur la chaine de TV5 une emission sur les femmes qui sont devenus + par des hommes inconscient qui volent la vie des gens vraiment je suis tres triste pour eux. je dis a ces femmes courageuses de vivre sans complexe parce que la vie est trés bonne excuser moi parce que je ne parle pas votre langue bien . bon courage
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Éditorial : Où va l’association Femmes positives ?
salut je veut passer mon salut a tout les femmes qui sont devenu des victimes de l’inconscience des hommes. il y a 2 semaines que j’ai vu sur la chaine de TV5 une emission sur ces femmes et vraiment je suis tres tristes pour eux. pardonner moi j’ai pas trouver les mot pour les soutenir parce que je parle pas bien votre langue. omar d’ALGERIE
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> Dissident ou repenti ?
QUESTIONS A YOUCEF :
1) Combien de temps as-tu milité au sein de "Femmes Positives" ?
2) Quelles ont été les motivations qui t’ont fait adhérer à cette association, sachant que "Femmes Positives" à été créee dans un but ultra vindicatif ?
3) S’il est vrai que seuls les imbéciles ne changent pas d’avis, quelles sont les raisons profondes qui t’ont poussé à ce repenti ?
Solenco
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> Dissident ou repenti ?
a) Combien de temps ? Est-ce cela l’important ? Le militantisme pour une cause ne commence pas dès lors que l’on paye sa cotisation. J’ai beaucoup travaillé pour Femmes positives, mais je ne voulais pas en même temps en devenir adhérent, pour des raisons qui sont miennes, mais face à l’insistance, j’ai adhéré. b) Mes motivations ? Les désespoirs que j’ai observé, provoquant l’incompréhension, la colère, il y a aussi les mensonges, la trahison, etc. Au début, ça m’a pris aux tripes, la femme que j’aimais avait été contaminée par un séro qui ne lui avait pas dit qu’il était contaminant, ça a induit une réaction fortement émotionnelle, de rage et une totale empathie avec elle donc j’ai épousé sa révolte pour la faire mienne. "Femmes positives" n’a JAMAIS été crée avec pour objectif une revendication ultra vindicative, je m’inscris en faux là dessus, "Femmes positives" existe parce que le problème de la contamination intentionnelle ou négligente n’a jamais été réglé de manière claire. C’est cette ambiguïté qui est à l’origine de sa création, pour qu’existe une parole de femmes ayant subies, selon leur propre expression, une contamination qui aurait pu ou du être évitée dans le cadre d’une relation stable et/ou du mariage. c) Repentir ? Mais je ne me repends pas, je ne regretterai JAMAIS mon militantisme à Femmes Positives, il avait sa légitimité, un temps. Aujourd’hui, je dénonce ses dérives et ses compromissions avec des personnages qui ne feront qu’entraîner le débat vers plus de stigmatisation et d’exclusion des séropos sous le couvert opportuniste de la responsbilisation de ceux-ci. Ceux qu’on semble oublier dans les cercles vertueux de celles et ceux qui aujourd’hui veulent une criminalisation, c’est que l’immense majorité des séropos ne sont ni des criminels ni des contaminateurs. Sauf que lorsque des séropos appellent à la criminalisation d’autres séropos, cela ne fait que légitimer et renforcer les velléités des réactionnaires hygiénistes de tous polis qui tôt ou tard mettront tout le monde d’accord avec une disposition législative qui fera de chaque séro un propagateur de violence en puissance et un criminel potentiel au nom du principe de précaution. Je continue de croire qu’il faut prendre à bras le corps le problème de la contamination par le vih de personnes ignorantes du statut sérologique de leurs partenaires. Comment ? Pas par la criminalisation en tout cas.
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> Dissident ou repenti ?
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> Éditorial : Où va Femmes positives ?
oui mais j’aimerai faire une organisation avec le présidente stéphanie Monaco puisse venir pour mon émission pour les questions sur les femmes..
En attendant le mois de septembre
Amicalement vôtre
Anna FAISAL ( journaliste)
