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Accès aux médicaments | À propos du Comité des familles pour survivre au sida (2003–2013) | Industrie pharmaceutique | Médicaments génériques

Émission du 22-23 mars 2005 (n° 225)

22 mars 2005 (BPEM)

3 photos | | Votez pour cet article

À lire, à écouter cette semaine

En savoir plus sur La santé mondiale, entre racket et bien public...

Plusieurs auteurs, dont des chercheurs, des militants syndicaux ou associatifs, des journalistes et des enseignants, se sont réunis, à l’initiative de l’association (Biens publics à l’échelle mondiale), autour du thème de l’accès à la santé dans le monde.

Aujourd’hui, l’émission Maghreb-Afrique Survivre au sida présente le compte rendu d’une conférence de presse qui a réuni les auteurs de l’ouvrage La santé mondiale entre racket et bien public, auquel le Comité Maghreb-Afrique des familles pour survivre au sida a contribué un chapitre [1].

Qu’est-ce qu’un bien public ? En quoi et jusqu’où les soins de santé sont considérés, ou doivent l’être, comme des biens publics ? Qu’en est-il de l’accès aux traitements anti-sida dans le monde capitaliste d’aujourd’hui ? Qu’est-ce que la « propriété intellectuelle » et quelles sont les conséquences des lois dictées par les pays riches ? Comment refuser l’actuelle marchandisation de la santé ? Quelles mobilisations et quelles résistances se font jour ? Vers où voulons-nous aller ?

Les participants apportent des éléments de réponses à ces questions, mais au travers du débat transparait un autre enjeu : celui de la démocratie interne d’un mouvement naissant qui réclame l’accès aux médicaments essentiels, mais dont les luttes se déroulent dans les hautes sphères des instances internationales, apparament hors de portée des premiers concernés, c’est-à-dire des malades et des familles dont la vie dépend de ces médicaments qui sont, aujourd’hui encore, tout sauf des biens publics [2].

Nos familles, les familles issues de l’immigration comme celles restées dans nos pays d’origine, sont en premières lignes du combat pour survivre au sida [3].

Quelle est notre relation à ces acteurs des pays riches qui réclament l’accès aux médicaments en notre nom [4], qui remettent en cause la propriété intellectuelle [5], ou encore ceux qui contestent les directions de l’industrie pharmaceutique [6] ? Que connaissent-ils les préoccupations des malades de nos pays d’origine et de leurs familles [7] ? Enfin, que répondent-ils à l’autre moitié de l’équation des médicaments : celle des moyens matériels pour survivre au quotidien, pour vivre afin de se soigner dans la dignité ?

Comme l’affirment les auteurs de l’ouvrage, La santé mondiale entre racket et bien public, « le mouvement vers un bien public mondial santé est d’abord le refus d’une marchandisation totalitaire du monde, insupportable lorsqu’elle passe en pertes et profits la vie de dizaines de millions d’êtres humains. ».

Une émission préparée par l’équipe de Maghreb-Afrique Survivre au Sida, avec un texte de Marta Maia.

Notes

[1] Lire Droit de réponse à Combat face au sida : des propos pas si « impubliables » que ça ! et Entretien avec Reda Sadki : bribes d’histoires des luttes immigrées pour survivre au sida.

[2] Lire et écouter Hakima Himmiche : appel au premier rassemblement du monde arabe pour les médicaments génériques.

[3] Lire Réponses aux questions concernant les dons de médicaments au Comité des familles pour survivre au sida et Intervention du Comité des familles pour survivre au sida devant les salariés d’Aventis et Pfizer.

[4] Lire SIDA : un monde coupé en deux.

[5] Lire et écouter Un « accord » à l’OMC sous hégémonie américaine sur les licences obligatoires : triomphalisme et obfuscation, Les médicaments génériques, les brevets et les malades du sida de nos pays d’origine, Médicaments du sida en Afrique : l’Afrique du Sud ouvrira-t-elle la voie ?.

[6] Lire Intervention du Comité des familles pour survivre au sida devant les salariés d’Aventis et Pfizer.

[7] Lire et écouter Les malades du Brésil face à l’Organisation mondiale du commerce.

Photos


(de g. à d.) Laurent Ziegelmeyer, François-Xavier Verschave, Philippe Pignarre, Reda Sadki

(de g. à d.) Laurent Ziegelmeyer, François-Xavier Verschave, Philippe Pignarre, Reda Sadki

(de g. à d.) Laurent Ziegelmeyer, François-Xavier Verschave, Philippe Pignarre, Reda Sadki

(de g. à d.) Laurent Ziegelmeyer, François-Xavier Verschave, Philippe Pignarre, Reda Sadki

(de g. à d.) Laurent Ziegelmeyer, François-Xavier Verschave, Philippe Pignarre, Reda Sadki

(de g. à d.) Laurent Ziegelmeyer, François-Xavier Verschave, Philippe Pignarre, Reda Sadki