Catherine Pequart | Drogues et réduction des risques (RDR)
La réduction des risques, ça existe encore ? Rencontre avec Catherine Pequart
11 février 2004 (lemegalodon.net)
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On les appelait les « star shooters », les « toxicos ». C’était la prohibition des années 80, et l’héroïne faisait des ravages, suivi juste derrière par le virus. Avant le sida, des psychiatres, des éducateurs et quelques autres s’intéressaient à eux. Avec l’épidémie, tout a changé, sauf le fait de la prohibition des drogues.
En 1987, Michèle Barzach autorise la mise en vente libre de seringues. Sept ans plus tard, en 1994, Simone Veil vient aux Etats Généraux Drogues et sida à la Défense. C’était la reconnaissance officielle de la politique de « réduction des risques ».
Dans l’intervalle, toute une génération a payé le prix fort à la seringue, à la prison et à la Double peine. En France, 15000 immigrés et enfants de l’immigration sont disparus dans l’épidémie.
Histoire méconnue, face cachée de l’histoire officielle du sida , il n’empêche que les usagers de drogue sont les seuls qui, dans la durée, ont démontré qu’ils étaient capables de changer leurs pratiques, pour réduire les risques de contamination.
Alors, où en sommes-nous aujourd’hui ?
Dix ans après les Etats Généraux, la politique de réduction des risques repose sur une seule circulaire, et la précarité statut des « professionnels de la toxicomanie » (ceux qui travaillent auprès des usagers, pas les toxicomanes) est à l’image de celle des concernés.
Aujourd’hui, le Sénat discute d’un article de loi qui donnerait des bases juridiques à la réduction des risques. Dixit un Sénateur, « une petite révolution culturelle ».
Rencontre avec le docteur Catherine Pequart, directrice médicale de l’association Charonne.
Mort par subutex : suite de l’affaire
Nous avons demandé à Catherine Pequart de donner son point de vue sur l’affaire suivante [1] :
L’AFP revient sur le procès devant le tribunal de Bayonne d’un toxicomane en traitement qui avait fourni du Subutex à un autre patient décédé peu après. L’agence qui rapporte que le prévenu, E Aznarez, dit avoir remis « avec bien des réticences un quart de comprimé de Subutex » à Benjamin Bouchite qui suivait un traitement pour troubles psychiatriques, souligne que la famille de Benjamin Bouchite a contesté les expertises produites et demandé au tribunal d’ordonner un complément d’information tant la thèse d’un décès lié à l’absorption de Subutex développée dans le dossier d’instruction lui paraît pleine de « zones d’ombre » et insuffisante pour « expliquer le décès ». Notant que l’oncle du jeune homme décédé, médecin psychiatre, a dénoncé devant le tribunal « le traitement inadapté » et notamment la « contention prolongée » à laquelle Benjamin a été soumis comme cause possible du décès, l’agence précise que pour sa part le procureur, tout en réclamant au tribunal de reconnaître la responsabilité de E Aznarez, n’a requis aucune sanction contre lui. Quant à l’avocat de la défense il affirmé que « les éléments constitutifs du délit n’étaient pas établis ». Selon lui une condamnation impliquerait que « le lien de causalité entre les faits commis et le décès soit certain » ce que « les expertises du dossier ne permettent pas d’affirmer ». (Délibéré au 17 février) .
Réduction des risques : 10 ans de précarité, où en sommes-nous ?
Après l’article L-3121-2 du Code de la santé publique, sont insérés trois articles ainsi rédigés : - La définition de la politique de réduction des risques en direction des usagers de drogue relève de l’État. – La politique de réduction des risques en direction des usagers de drogue vise à prévenir la transmission des infections, la mortalité par surdose par injection de drogue intraveineuse, et les dommages sociaux liés à la toxicomanie par des substances classés comme stupéfiants. – Les centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogue relèvent du 9°) de l’article 312-1 du Code de l’action sociale et des familles, concourent à la politique de réduction des risques...
Que s’est-il passé au sénat ? Explications et discussion avec Catherine Pequart.
Notes
Forum de discussion: 5 Messages de forum
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La réduction des risques, ça existe encore ? Rencontre avec Catherine Pequart
quels sont les risques lié à l’injection du médicament le subutex, y a t-il beaucoup de décès, dû à cette pratique,
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La réduction des risques, ça existe encore ? Rencontre avec Catherine Pequart
Suite à votre émission du 10 février 2004, je me permets queques remarques.
1) En écoutant votre intervenante, on a la vague impression de se diriger vers une banalisation de la toxicomanie. Sa prise en charge peut paraître aux yeux des plus faibles comme un "laisser-passer" doré et dangereux.
La politique de réduction de risques, ne doit-elle pas avoir lieu parallèlement avec une politique d’éradication des réseaux de trafiquants et une meilleure surveillance des prescriptions des produits de substitution par le corps médical ?
2) En son temps déjà, dans les années 60, De Gaulle proclamait : "En France, des chercheurs qui cherchent, on en trouve, mais des chercheurs qui trouvent on en cherche."
Si les gens d’Aventis, malgré leur puissance financière se trouvent aujourd’hui en mauvaise posture, qui en sont les responsables ? Les chercheurs ou les pouvoirs publics ?
Se plaindre aujourd’hui, après 30 ans d’ancienneté dans une entreprise (capitaliste), qui veut fermer un secteur qui n’est pas rentable, est-ce pour raison d’intérêt personnel ou bien pour raison d’intérêt général ?
Que l’on me donne des noms de chercheurs français expatriés depuis 40 ans et qui ont réussi à trouver un quelconque super remède ou vaccin...
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> La réduction des risques, ça existe encore ? Rencontre avec Catherine Pequart
Je ne crois pas que la Réduction des risques banalise la prise de drogues ou l’encourage. Car il n’est jamais question de dire "il faut faire comme cela pour bien se droguer " mais d’expliquer à ceux qui utilisent déjà les produits que tel ou tel mode de consommation, est dangereux si on ne suit pas quelques règles sanitaires de base. Quand à ceux qui n’utilisent pas les produits, la réduction des risques met toujours l’accent sur les conséquences néfastes des drogues. Aprés avoir expliqué à certains jeunes ce qu’il arrive en général quand on devient usager. Ca ne donne pas vraiment envie de faire la même chose.
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> La réduction des risques, ça existe encore ? Rencontre avec Catherine Pequart
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La réduction des risques, ça existe encore ? Rencontre avec Catherine Pequart
la drogues c pa bien sa tue
aréter dan prendre ce ki en consomme !!!!!!!!!!!
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La réduction des risques, ça existe encore ? Rencontre avec Catherine Pequart
je pense qu il serait préferable de répandre les risque et dangers de la maladie du sida il faut prévenir le monde actuel c’est a dire en organisant des grandes association connues des magazine télevises ....

