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Asile et réfugiés | Dépistage aux frontières | Suisse

Dépistage du sida pour les requérants d’asile : le débat s’enflamme

20 janvier 2004 (Le Temps)

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Les requérants se présentant dans les centres d’enregistrement pourraient se voir proposer systématiquement un examen de détection du VIH. Cette mesure, qu’ils pourraient refuser, serait intégrée dans l’examen médical d’entrée qui comprend déjà un dépistage de la tuberculose. Il ne s’agit pour l’heure que d’une simple proposition, encore à l’étude au sein de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et qui, agréée à ce stade, devrait passer par l’Office des réfugiés avant d’arriver au Conseil fédéral. Mais sitôt connue ce week-end, la nouvelle a suscité un tollé parmi les réfugiés qui voient dans le projet une initiative d’autant plus discriminatoire et vexatoire qu’elle ne représente pas une parade à la maladie

Voir en ligne : Le Temps

par Luis Lema

Les requérants d’asile sont en émoi. Le projet d’introduire un test VIH généralisé dans les centres d’enregistrement suscitait hier incompréhension et inquiétudes au sein de cette population qui le perçoit comme une mesure discriminatoire et vexatoire. « C’est épouvantable », juge Manuel Hiol, rédacteur en chef de la section vaudoise du journal Le Requérant. Ce demandeur d’asile camerounais en est persuadé : cette décision est « vide de sens » si elle n’est pas accompagnée d’autres mesures d’information et de prévention.

A leur arrivée en Suisse, les requérants sont déjà soumis à une « visite sanitaire d’entrée » dans l’un des cinq centres d’enregistrement du pays. L’examen, mené par la Croix-Rouge, vise notamment à dépister une éventuelle tuberculose ou une hépatite B. Il comporte en outre un rattrapage des vaccinations de base, si elles n’ont pas été faites dans le pays d’origine. Si une « lésion suspecte » est décelée, le requérant est alors hospitalisé pour éviter tout risque de contamination.

Tandis que ces mesures sont acceptées par tous, il en va autrement pour un éventuel dépistage systématique du virus du sida. « Les requérants vivent dans la promiscuité. Ils utilisent des cuisines, des douches et des toilettes communes. Déceler la tuberculose entre donc dans les mesures de protection à leur égard. Rien de cela pour le test du sida », souligne Manuel Hiol qui y voit, au contraire, une pure « violation de la dignité humaine. »

« Jusqu’il y a peu, on ne pouvait pas offrir grand-chose à un porteur du virus du sida. Mais avec les progrès faits par la trithérapie, on peut raisonnablement penser qu’un dépistage volontaire pourrait être aussi à l’avantage des requérants », nuance pourtant le docteur Louis Loutan, chef de l’unité de médecine des voyages et des migrations, dont dépend le centre Santé des migrants, en charge du suivi médical des demandeurs d’asile. Mais il introduit lui aussi la même réserve : il est indispensable que la mesure s’inscrive dans une stratégie globale de prévention et de sensibilisation au problème du sida. Procéder à un simple dépistage des requérants à leur arrivée serait d’autant plus inutile qu’il ne met pas à l’abri des comportements à risque par la suite. « Je suis plutôt en faveur des programmes qui responsabilisent les gens et amènent chacun à prendre ses propres dispositions », ajoute-t-il.

Une opinion que partage aussi Mathieu Bendel, ancien assistant social et porte-parole de la FAREAS à Lausanne. « Une nouvelle fois, les requérants craignent qu’on ne s’intéresse à eux qu’en termes peu élogieux. En créant des amalgames, cela risque encore de dégrader l’image que l’on porte sur eux », affirme-t-il. « C’est une voie sur laquelle il est très dangereux de s’engager. »

A tort ou à raison, les requérants sont certains de connaître la suite : un test positif serait immédiatement utilisé pour accélérer leur renvoi de la Suisse. « C’est d’autant plus choquant que les pays du Sud n’ont pas accès aux médicaments pour lutter contre la maladie », s’emporte Manuel Hiol.

S’il n’exclut pas, lui non plus, une « utilisation politique » de ce test, Louis Loutan souligne cependant que les médecins bénéficient d’une certaine marge de man-uvre, en cas de maladie déclarée. Actuellement, le délai de renvoi peut être rallongé, le temps que soit traitée, par exemple, une personne atteinte de tuberculose. Dans le cas de maladies chroniques, du type sida, l’Office des réfugiés planche aussi sur des solutions qui permettraient à des partenaires de prendre le relais dans les pays d’origine. Quoi qu’il en soit, tenus au secret médical comme pour tous les autres patients, les médecins ne transmettent les données relatives aux requérants qu’après avoir obtenu leur aval. C’est bien lorsque le dossier médical peut influencer favorablement la procédure d’asile qu’il sera transmis à l’ODR.

Quant à la possibilité d’une « filière » qui amènerait les porteurs du virus à venir se soigner en Suisse, Louis Loutan n’y croit guère. « La décision de partir chercher l’asile est lourde, risquée et chère. La principale motivation de ces personnes est de fuir une situation dangereuse et invivable. »

« Dans cette question, tout est affaire de confiance, résume Manuel Hiol. Les requérants viennent de cultures très différentes, dans lesquelles il n’est souvent pas facile de parler du sida. Pour certains, cela reste une maladie honteuse. D’autres sont convaincus qu’ils ont affaire à un sort qu’on leur a jeté. Il faut aborder cela sans préjugés et avec beaucoup de respect. » Pour lui, une chose est claire : « Dès qu’on sectorise la lutte contre le sida, on va tous immanquablement à l’échec. »

« Nous devons agir, au besoin de façon un peu plus autoritaire »

Propos recueillis par Sylvie Arsever

Roger Staub, chef de la section sida de l’OFSP, explique pourquoi il souhaite proposer le test à tous les requérants.

Le Temps : Comment est née l’idée de proposer systématiquement le test VIH aux requérants se présentant dans les centres d’enregistrement ?

Roger Staub : D’abord, il faut préciser que ce n’est pas, à ce stade, un projet de l’OFSP mais une proposition que j’ai faite, en tant que chef de la section sida, à mon directeur Thomas Zeltner. Si ce dernier est d’accord avec cette proposition, il en discutera avec l’Office fédéral des réfugiés et le Conseil fédéral sera amené à se prononcer.

— Il reste que cette suggestion rompt avec la pratique suivie jusqu’à maintenant. Pourquoi ?

— Depuis deux ans, le nombre des contaminations par le VIH a recommencé à augmenter pour la première fois depuis dix ans. En outre, les moyens à disposition pour lutter contre la pandémie sont en diminution : la prévention sida disposait de 16 millions en 1993, il en avait 9 en 2003. Ces circonstances nous placent sous pression : nous devons agir, au besoin de façon un peu plus autoritaire, mais sans abandonner nos principes. Cela veut dire qu’on peut prendre des mesures plus coercitives : nous l’avons fait, notamment envers les boîtes de drague homosexuelle qui refusaient de mettre du matériel de prévention à disposition de leurs clients. Mais il n’est pas question d’exercer une contrainte sur les individus et, dans ma proposition, le test doit être proposé, pas imposé aux nouveaux arrivants. Notre doctrine reste que la prévention est l’affaire de tous.

— La pression est-elle aussi politique, notamment de la part des milieux UDC qui réclament qu’on renvoie les requérants séropositifs ?

— Je ne peux pas dire que le contexte politique ne nous influence pas. Nous devons, pour bien travailler, tenir compte de l’état de l’opinion publique. Mais ce n’est pas ma motivation principale. Je me fonde d’abord sur le constat qu’une information systématique des requérants est souhaitable, ne serait-ce que parce qu’ils sont particulièrement exposés. Le test fait partie de ce dispositif d’information. Il n’est pas question de le pratiquer sans déboucher sur un suivi, quel que soit son résultat. Sur la nécessité de mettre ce dispositif en place, personne n’a vraiment de doute. La seule question est à quel stade de la procédure d’asile le faire. J’ai estimé qu’il était judicieux de le faire à l’arrivée, quand les requérants sont encore sous l’autorité de la Confédération. Cela permet de s’assurer une meilleure harmonisation des procédures.

— Que deviendront les résultats de ce test, s’il est introduit ?

— C’est tout à fait clair dans notre esprit qu’il doit rester dans le dossier médical du patient et qu’il ne peut et ne doit pas influencer la procédure d’asile : un test positif ne doit être ni un motif de renvoi ni un motif d’admission.

— En revanche, on aura des chiffres précis sur l’état sérologique des requérants.

— Oui, ce qui est une bonne chose si ça nous permet de mieux comprendre comment l’épidémie évolue parmi eux.

— Et vous ne craignez pas un effet de stigmatisation ?

— Le risque existe. Mais, dans le climat actuel, il existe de toute façon. En prenant la situation de front, je pense qu’on le désamorce plutôt.

L’UDC craint des « filières de séropositifs »

Valérie de Graffenried

La proposition de l’OFSP laisse les partis politiques perplexes.

La Suisse ne doit en aucun cas attirer des filières de requérants d’asile séropositifs ou malades du sida, tonne l’UDC. « Or, c’est précisément ce qui risque d’arriver avec la proposition de l’OFSP », soulève Yves Bichsel, porte-parole du parti. Il ajoute : « Des requérants, testés positifs, pourraient en raison de leur maladie, bénéficier d’une admission provisoire alors que sains, ils auraient peut-être été renvoyés chez eux. Tous se passeront rapidement le mot ! » Pour éviter une telle situation, le conseiller national Ulrich Schlüer (UDC/ZH) revendique le renvoi systématique de tous les requérants séropositifs. Voilà à quoi devrait servir le test, à ses yeux. Et pas question de se laisser aller à des considérations humanitaires.

En1986, Eric Bertinat, actuel secrétaire général de l’UDC genevoise et ex-président de Vigilance, avait déposé une motion au Grand Conseil genevois demandant le dépistage systématique du sida pour tous les requérants d’asile en Suisse. Il s’était aussitôt fait remonter les bretelles par un député libéral, qui lui avait lancé : « Le sida est un virus dangereux ; la xénophobie est un virus plus dangereux encore ! » La motion avait finalement été retirée. Les démocrates du centre n’en sont pas restés là. Pas plus tard que le 18 juin 2003, Toni Bortoluzzi (UDC/ZH) dépose une interpellation au parlement, critiquant les « messages controversés » de l’OFSP pour endiguer la progression du sida. Il exige notamment du Conseil fédéral un test obligatoire pour tous les migrants. Réponse du Conseil fédéral : « Pour avoir l’effet préventif souhaité, tout test devrait être précédé et suivi d’un encadrement approprié qui serait très coûteux. Par ailleurs, les examens à la chaîne pourraient se révéler contre-productifs dans la mesure où un résultat négatif peut susciter un faux sentiment de sécurité et, partant, entraîner une certaine négligence. »

Deux jours plus tard, le conseiller national Luzi Stamm (UDC/AG) a demandé à son tour, dans une question ordinaire au Conseil fédéral, de connaître le nombre de requérants porteurs du virus et le coût qui en résulte. Réponse du Conseil fédéral : « Selon la pratique des autorités suisses en matière d’asile, une infection au VIH n’entraîne pas, en règle générale, à elle seule une inexigibilité de l’exécution de renvoi. » Tout dépend des structures sanitaires existant dans le pays d’origine du requérant d’asile.

Cette zone d’ombre inquiète précisément les autres partis. Tant le PDC que le PS ou les Verts jugent ainsi primordial de pouvoir s’assurer que les résultats des tests n’auront aucune incidence directe sur la procédure d’asile. La maladresse de l’OFSP, dont la démarche est à but préventif, est notamment montrée du doigt par les socialistes. Pour Jean-Philippe Jeannerat, porte-parole du PS, l’office a sous-estimé « le climat nauséabond » entourant les personnes étrangères. « L’extrême droite contribue aujourd’hui à ce que la stratégie politique de prévention du VIH se cantonne à un seul débat sécuritaire », ajoute-t-il. Et de conclure : « La proposition recèle bien plus de risques que d’avantages. »

Le PRD est également sceptique. « Mais il est clair que pour nous un test positif ne doit pas signifier le renvoi automatique de la personne vers son pays d’origine. » Tous les radicaux ne sont pas de cet avis. L’Argovien Philipp Müller, père notamment de l’initiative dite des 18%, s’est fendu en août dernier d’un article dans le journal d’extrême droite Schweizerzeit, dans lequel il dit ne pas comprendre pourquoi l’OFSP s’obstine à ne pas imposer des tests du sida aux requérants. A ceux issus de l’Afrique subsaharienne notamment. L’article a particulièrement irrité les socialistes argoviens, qui ont accusé Philipp Müller d’inciter à la haine des étrangers. Ce dernier s’est empressé de répondre en prenant un avocat.

Santé publique et charge financière : la leçon canadienne

Etienne Dubuis

Ottawa a édicté une nouvelle loi imposant un test de dépistage aux candidats à des séjours de longue durée. Revue des arguments échangés à l’occasion.

Faut-il imposer un test de dépistage du sida à certaines catégories d’individus, aux requérants d’asile ou à d’autres étrangers ? Le Canada a eu l’occasion de se poser la question ces dernières années, à l’occasion de la rédaction d’une nouvelle loi sur « l’immigration et la protection des réfugiés » devenue effective le 28 juin 2002. Les arguments — pour ou contre — qui ont alors été échangés apportent un éclairage intéressant à l’heure où le débat s’ouvre en Suisse.

La loi n’entre pas en matière pour les séjours n’excédant pas six mois. Pour les établissements plus longs, en revanche, son article 38 (1) stipule qu’un étranger (réfugié ou non) peut se voir refuser l’entrée en raison d’une maladie dans deux cas de figure : s’il est susceptible de représenter une menace à la santé ou à la sécurité publique ; et s’il constitue une charge financière excessive pour les services gouvernementaux.

Les opposants aux tests de dépistage ont affirmé qu’on ne pouvait reprocher ni l’un ni l’autre aux malades du sida, tout du moins pas en bloc et de manière indiscriminée. « Le VIH se distingue des infections propagées dans l’air, comme la tuberculose (TB), a expliqué le Dr Don Kilby, médecin à Ottawa. La TB peut être transmise sans contact physique, par la simple présence d’un individu infecté, en un lieu — mais ce n’est pas le cas du VIH. » « Les personnes vivant avec le VIH ne sont pas en elles-mêmes une menace pour les Canadiens », a conclu Ralf Jürgens, le directeur général du Réseau juridique canadien VIH/sida, qui a publié une étude sur la question, « Immigration et VIH/sida : rapport final ».

Concernant le problème financier, plus délicat, le texte suggère que le Canada ne refuse pas automatiquement la résidence à tous les immigrants séropositifs qui lui coûteraient de l’argent. « Certes, poursuit Ralf Jürgens, il est légitime que le Canada s’attende à ce que chaque immigrant contribue à la société. Mais il serait injustifié, et discriminatoire, de prendre pour acquis que tous les immigrants séropositifs entraînent un fardeau excessif et ne contribuent pas à la société. » Et d’appeler à comparer chaque fois « les coûts qu’un immigrant pourrait entraîner et ses contributions potentielles ».

Le législateur canadien a finalement estimé que les personnes vivant avec le VIH ne constituaient pas une menace à la santé publique. En revanche, il a décidé que certains pouvaient être interdits d’entrée parce qu’ils représentaient un « fardeau excessif » sur les régimes publics, expression signifiant une charge supérieure à celle du Canadien moyen, soit à 3500 francs suisses. Il a cependant exempté de ces mesures deux catégories de personnes : les parents proches de personnes déjà établies au Canada et les réfugiés politiques, admis de toute manière.

Une pratique très répandue

Etienne Dubuis

De nombreux pays limitent l’entrée ou le séjour des étrangers atteints de la maladie. Au terme d’une longue enquête menée auprès de représentations diplomatiques, Karl Lemman et Peter Wiessner, de l’Aide allemande contre le sida, ont recensé en août 2002 des « mesures discriminatoires » dans 103 pays sur 167. Ils s’en offusquent tout en reconnaissant que des décisions à leur application existait « une zone d’incertitude sur laquelle il était possible de jouer ».

Les pays concernés n’affichent pas tous la même sévérité. Certains, comme les Etats-Unis et la Russie, interdisent purement et simplement l’entrée des personnes infectées par le VIH, tout en prévoyant quelques exceptions dans le cas, par exemple, de visites familiales, de traitements médicaux ou de voyages d’affaires. D’autres, tels le Canada et l’Iran, autorisent l’entrée des malades, mais à la condition que leur séjour soit de durée limitée.

Les pratiques s’avèrent aussi très différentes en ce qui concerne les tests de dépistage. Tandis que les uns exigent le passage d’un examen ou, pour le moins, une attestation médicale, d’autres se contentent de demander aux étrangers sollicitant un visa s’ils sont ou non porteurs de l’affection.

http://www.aidsnet.ch/immigration/f...

Un examen pratiqué par 9% de la population suisse en 2003

Pierre Chambonnet

Les tests de dépistage du VIH ont été introduits en Suisse en 1985. Les examens couramment pratiqués servent au dépistage des anticorps produits en réponse au VIH.

Cette première série d’examens — le « test ELISA » — regroupe en fait deux tests. Le premier cible la recherche des anticorps, le second celle des antigènes. Si ce test de mise en évidence est réactif, le prélèvement doit être analysé dans un laboratoire de confirmation. Ce dernier utilise alors le « test western blot » afin de confirmer éventuellement le résultat positif.

« Ces tests de mise en évidence des anticorps du VIH sont des tests de troisième génération. Ils ont connu de fortes évolutions depuis leur mise en service en 1985 et sont améliorés tous les 5 ans environ », explique le professeur Luc Perrin, du Laboratoire central de virologie des Hôpitaux universitaires de Genève.

Ces tests décèlent la réponse du système immunitaire au virus du sida. Il est également possible de détecter le virus lui-même. Mais ces tests directs ne sont pas adaptés au dépistage normal d’une infection par le VIH. En effet, un résultat négatif — c’est-à-dire une analyse ne révélant pas de virus — ne peut pas exclure complètement une infection. Ils sont en plus très chers.

Le professeur Perrin rappelle que pour effectuer un test de dépistage VIH, l’autorisation de la personne concernée demeure obligatoire et fondamentale : « Seul un consentement éclairé préalable peut précéder la pratique d’un test. Ce dernier n’est employé systématiquement que dans le cas du don de sang. Dans le cadre de sa grossesse, une femme enceinte se voit conseiller fortement le test, mais sa pratique demeure soumise à son approbation. »

Selon les chiffres de l’OFSP, près de 27 000 tests VIH positifs ont été recensés en Suisse. Durant l’année 2003, 677 nouveaux tests se sont révélés positifs.

Pour Michael Hausermann, coordinateur à l’Aide suisse contre le sida, « la population suisse est très bien testée. » Ce que confirme le professeur Perrin : « A raison de 200 000 tests anonymes effectués dans la population générale, auxquels s’ajoutent 400 000 tests qui concernent les dons de sang, un total de 600 000 tests a été pratiqué en 2003. Environ 9% de la population suisse a ainsi été testée, ce qui représente un chiffre deux fois plus important qu’ailleurs. »

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