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Drogues et réduction des risques (RDR)

Le gouvernement a tranché : la France est en train de saccager son dispositif de soins aux toxicomanes

2 octobre 2002 (Association nationale des intervenants en toxicomanie)

PARIS, 2 octobre 2002 (Association nationale des intervenants en toxicomanie)

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Communiqué de presse de l’Association Nationale des Intervenants en Toxicomanie

En toute discrétion, le gouvernement a décidé d’une baisse de 5% des crédits alloués au dispositif spécialisé de lutte contre les toxicomanies. Cela représente, à l’échelon national, une perte de 3 millions d’euros représentant pour le dernier trimestre 2002 l’équivalent de 1600 traitements substitutifs ou encore de 600 places en appartements thérapeutiques ou de 250 places en centres thérapeutiques résidentiels... en moins.

Cette amputation des crédits met en danger la plupart des établissements spécialisés, déjà étranglés ces dernières années par un sous-financement chronique. Pourtant ils sont au cour du dispositif français de lutte contre la toxicomanie. Le système de soin, qui a fait la preuve de son efficacité, repose en effet sur des réseaux bien établis entre hôpital, médecine de ville et Centres Spécialisés de Soins pour Toxicomanes (CSST).

Sortir de la drogue est un processus long et difficile, qui se déroule en plusieurs étapes. Souvent sans toit, sans travail, en situation d’exclusion, les toxicomanes sont fragilisés psychologiquement, socialement et médicalement. Les CSST prennent en charge et articulent l’hébergement, la réinsertion, la réduction des risques et le soin de ces personnes en grande difficulté.

Il est clair que l’amputation du budget des centres conduira à des fermetures de services entiers, ce qui renverra ces personnes à la rue.

A ce jour plus d’une centaine de place en hébergement (ex postcures) ont été supprimées, d’autres sont menacées, et plusieurs centres d’accueil sont sur le point de déposer leur bilan alors que leur file active ne cesse d’augmenter.

Le gouvernement a communiqué sur sa politique en matière de défense, de sécurité... mais que sait-on de la politique de la jeunesse ? que sait on de la politique de la santé en particulier dans le champ des toxicomanies ?

Nous demandons donc au gouvernement :

L’ANIT tiendra une conférence de presse le mercredi 2 octobre à 13 H 30 hôpital Marmottan 5 bis Rue des colonels Renards service de médecine PARIS 75017

Elle appelle les centres de soins à fermer symboliquement leur porte le jeudi 3 octobre.

Contact : François Hervé, Président <
b>E-mail : francois.herve@anit.asso.fr

ANIT : Tel : 04 78 50 78 50 Fax 04 78 50 78 76
E-mail : secretariat@anit.asso.fr

Contact presse

Marie Villez vice-présidente : 06 O7 69 35 81
E-mail : marie.villez@anit.asso.fr

Michel Boulanger, vice-président : 06 O7 32 76 86
E-mail : michel.boulanger@anit.asso.fr

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