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Egypte | Homosexualité

Procès d’Egyptiens poursuivis pour homosexualité : 23 peines de prison

14 novembre 2001 (AFP)

LE CAIRE, 14 novembre 2001 (AFP)

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Un tribunal d’exception du Caire a condamné mercredi 23 des 52 Egyptiens poursuivis pour homosexualité et mépris de la religion à des peines de prison allant jusqu’à cinq ans, un procès suivi avec attention par des diplomates et des associations humanitaires.

Les deux principaux accusés, Chérif Farahat et Mahmoud Ahmed Allam, ont été condamnés respectivement à cinq ans et trois ans de prison par le tribunal correctionnel de la Haute cour de sûreté de l’Etat.

Outre Farahat et Allam, 21 personnes ont été condamnées -20 à deux ans de prison et une à un an. Les 29 autres personnes ont été acquittées.

Les 52 prévenus, pour la plupart âgés d’une vingtaine d’années, avaient été arrêtés le 11 mai au Caire, sur un bateau transformé en boîte de nuit, où selon la police, avaient eu lieu des scènes de débauche.

Chérif Farahat a été condamné pour "mépris de la religion" et "pratiques sexuelles contraires à l’islam". Mahmoud Ahmed Allam a été condamné uniquement pour "mépris de la religion", et les 21 autres prévenus uniquement pour "pratiques sexuelles contraires à l’islam".

L’homosexualité ne figure pas explicitement parmi les crimes sexuels évoqués par la loi égyptienne, fondée sur la charia (loi islamique). Mais selon des juristes, plusieurs législations incriminant les pratiques portant atteinte aux moeurs peuvent s’appliquer à l’homosexualité.

Un prévenu mineur, Mahmoud Abdel Fattah, 17 ans, accusé dans la même affaire, avait été condamné le 18 septembre à trois ans de prison ferme par un tribunal correctionnel.

Le jeune homme avait été arrêté avec les 52 autres accusés, mais son cas avait été dissocié, du fait de son âge.

Depuis son ouverture, le 18 juillet, ce procès a provoqué l’indignation d’associations homosexuelles ou de défense des droits de l’Homme, notamment en Suisse, en France et aux Etats-Unis.

Amnesty International est intervenu à deux reprises demandant la libération immédiate des prévenus, l’ouverture d’une enquête sur des allégations de torture pendant leur détention, et le respect du droit à vivre librement sa sexualité en Egypte.

Des diplomates étrangers, notamment américains, canadiens, néerlandais, français et suédois, ont assisté à plusieurs des audiences.

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