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Egypte | Homosexualité

Répression : « La France ne peut rester indifférente au procès en cours en Égypte », selon le ministère des Affaire

3 octobre 2001 (Ministères des Affaires Étrangères)

PARIS, 3 octobre 2001 (Ministères des Affaires Étrangères)

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Dans une question écrite datée du 13 septembre et adressée au ministère des Affaires étrangères, Nicole Borvo, sénatrice de Paris et présidente du groupe Communiste Républicain et Citoyen, attirait l’attention d’Hubert Védrine sur la troisième audience du procès des 52 Égyptiens, condamnant un procès [base "]avant tout politique qui traduit la dérive d’un État égyptien prêt à tout pour donner des gages à ses extrémistes[per thou]. Dans une réponse publiée le 25 octobre dans le JO Sénat, le ministère des Affaires étrangères estime que l’attachement de la France aux droits humains est bien connu et que [base "]la France ne peut, par conséquent, rester indifférente au procès en cours en Égypte à l’encontre de 52 personnes poursuivies en raison de leur homosexualité. C’est pourquoi, dans le cadre du dialogue amical et confiant qu’elle entretient avec l’Égypte, elle a fait part aux autorités de ce pays de la vive émotion soulevée en France par ce procès, et de son espoir qu’une solution fondée sur les principes universels de tolérance et de respect de la vie privée puisse prévaloir. En outre, un diplomate de l’ambassade de France au Caire assiste aux audiences du procès. S’agissant enfin de l’usage de la torture contre les détenus, si ces informations se révélaient exactes, elles seraient vivement condamnables. Comme elle en a été instruite par le ministre des affaires étrangères, la représentation française au Caire continuera, en liaison avec ses partenaires de l’Union européenne, de suivre cette affaire avec la plus grande attention et vigilance[per thou].