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Fonds mondial contre le sida

Maladies infectieuses : le futur fonds devrait être opérationnel d’ici fin 2001

5 juin 2001 (AFP)

GENEVE, 5 juin 2001 (AFP)

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Le futur fonds international pour lutter contre les maladies infectieuses devrait être opérationnel d’ici la fin 2001 et être destiné à la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, ont recommandé plus de 200 représentants de 50 pays, d’organisations non gouvernementales et de fondations, réunis dimanche et lundi à Genève.

L’idée de ce fonds, financé par les gouvernements et le secteur privé, avait été lancée par le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, lors du sommet africain sur les maladies infectieuses fin avril à Abuja, au Nigéria.

Les participants à la réunion de Genève, sous l’égide de l’ONUSIDA, ont préconisé une approche commune pour enrayer ces trois épidémies dans plusieurs régions et insisté sur l’utilité de s’appuyer sur des plans et des programmes d’actions existants, lorsque ceux-ci ont prouvé leur efficacité.

S’appuyant sur des recherches d’experts de l’ONU, le directeur exécutif de l’ONUSIDA Peter Piot, en ouvrant la réunion de Genève, a estimé que la lutte contre le sida dans les pays à faible ou moyens revenus nécessitait 7 à 10 milliards de dollars, dont la moitié pour les pays de la région sub-saharienne, la plus touchée. Actuellement, les dépenses globales en matière de lutte contre le sida dans les pays en développement ne dépassent pas 1,8 milliard de dollars, selon les estimations les plus optimistes.

L’Afrique sub-saharienne est la région du monde la plus touchée par le sida, avec 25,3 millions de malades ou de porteurs du virus VIH (soit 70% des adultes et 80% des enfants atteints dans le monde), sur un total de 36,1 millions de personnes affectées dans le monde, selon les chiffres fournis fin 2000 par l’ONUSIDA.

Par ailleurs, la lutte contre la tuberculose et le paludisme nécessite quelque 2 milliards de dollars supplémentaires par an, selon des études.

"Le nouveau fonds devrait permettre de combler ces trous de façon notable", a indiqué un communiqué de l’ONU, publié mardi.

Au cours de la réunion, la directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Gro Harlem Brundtland, a mis l’accent sur l’importance de trouver de nouveaux fonds, notamment du côté du secteur privé et des fondations, fonds qui devront être attribués "rapidement et efficacement", a-t-elle souligné.

Les Etats-Unis ont déjà annoncé une contribution de 200 millions de dollars et la France de 150 millions d’euros sur trois ans au futur fonds. D’autres pays ont annoncé leur intention d’alimenter ce fonds.