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Campagnes d’information et de prévention

Communiqué de presse : le sida, on en meurt encore

3 juillet 2000 (Ministère délégué à la santé)

PARIS, 3 juillet 2000 (Ministère de la Solidarité/CFES)

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Les dossiers de presse du Ministère :

Martine Aubry, Ministre de l’Emploi et de la Solidarité, Dominique Gillot, Secrétaire d’Etat à la Santé et aux Handicapés lancent le 3 juillet une campagne d’interpellation, mise en [oe]uvre par le Comité Français d’Education pour la Santé (CFES), pour remobiliser le public sur la lutte contre l’infection à VIH.

Si la situation épidémique en France ne peut pas être comparée à la pandémie que connaissent d’autres pays et en particulier ceux du continent africain, l’épidémie n’est toutefois pas stabilisée en France.

Les actions de prévention menées par les pouvoirs publics et les associations ont eu un impact certain et ont considérablement réduit le nombre de nouvelles contaminations. Il demeure néanmoins essentiel de gagner encore sur la diffusion épidémique en favorisant les comportements préventifs, la diffusion des moyens de prévention, l’accès au dépistage et en améliorant le confort de vie des personnes atteintes.

Une situation épidémique en France qui n’est pas stabilisée

Une demande d’information toujours importante

Un sondage IPSOS réalisé pour le Ministère de l’Emploi et de la Solidarité et le CFES et rendu public pour la première fois, confirme que l’effort d’information sur l’infection à VIH en France ne doit pas être relâché. Près de 20% de Français se considèrent mal informés sur le sida en général, sur la prévention comme sur les modes de contamination.

Une mise à distance du risque VIH

L’enquête CAP 98 (connaissances, attitudes, pratiques) met en évidence une mise à distance du risque d’être contaminé par le virus du sida ainsi qu’une diminution globale de la peur suscitée par la maladie. 20,7% des personnes interrogées en 1998 redoutent le sida pour elles-mêmes, elles n’étaient que 31,6% en 1994. A ces constats s’ajoute une tendance à la baisse des ventes de préservatifs dans les circuits commerciaux : 102,8 millions en 1999 contre 104,1 millions en 1997 et une évolution du recours au test de dépistage.

Ces tendances font craindre un relâchement de la vigilance face au sida, crainte corroborée par une recrudescence de certaines maladies sexuellement transmissibles qui étaient stabilisées depuis plusieurs années.

Le sida, on en meurt encore

L’évolution importante des thérapeutiques depuis 1996 a considérablement amélioré la qualité de vie des personnes atteintes. Toutefois l’espoir qu’elles ont suscité ne doit pas faire oublier que la vie avec le VIH reste difficile et que l’on meurt encore du sida aujourd’hui.

La campagne nationale d’affichage (du 3 au 12 juillet) vise à répondre à ce contexte de mise à distance du risque du sida. Afin de susciter une prise de conscience collective, elle rappelle la permanence des contaminations et la gravité de la maladie. Elle sera relayée, du 25 juillet au 10 septembre, par une campagne TV, déclinée autour de 3 films, mettant en scène la vulnérabilité de chacun d’entre nous face au risque sida. Ce dispositif grand public sera complété par des programmes de prévention et de communication ciblés destinés à des publics prioritaires.

Les populations migrantes

Santé et modes de vie

14% des cas de sida déclarés depuis le début de l’épidémie touchent des personnes étrangères vivant en France, alors qu’elles ne représentent que 6% de la population totale. Les étrangers sont 2 fois plus touchés par le sida que les Français.

Le sida touche :

Le mode de contamination est en premier lieu la transmission. Cette prédominance des contaminations hétérosexuelles s’applique à tous les groupes à l’exception des hommes originaires du Maghreb, pour lesquels la voie sanguine prédomine.

La découverte par les étrangers de leur séropositivité intervient beaucoup plus tardivement que chez les personnes de nationalité française. Ce retard au diagnostic entraîne logiquement une plus faible diminution du nombre de cas de sida dans la population étrangère que dans la population française, et un retard à la prise en charge thérapeutique des séropositifs étrangers.

Plusieurs facteurs interviennent dans le retard au dépistage et à la prise en charge des étrangers :

Prévention

Une politique de prévention et d’incitation aux soins précoces en direction des migrants

Le programme en direction des étrangers vivant en France est constitué de multiples actions, reflets de la mosaïque des origines, des communautés et des personnes. Ces actions diverses reposent sur le constat qu’une partie des migrants accorde un crédit de confiance important aux personnes issues de leurs communautés, car elles sont considérées comme comprenant leurs difficultés et donc mieux à même de proposer des solutions adéquates.

Sur la base de ce constat, la politique des pouvoirs publics s’appuie sur un soutien aux actions de proximité menées par des « pairs ». Leurs objectifs sont de :

Une communication ciblée

Des brochures bilingues d’information sont diffusées en 21 langues différentes. Des programmes radios sont conduits afin de toucher les personnes que les circuits associatifs n’atteignent pas : ils ont pour objectif de faire connaître les lieux ressources en matière de prévention et de soin, les réseaux associatifs que l’on peut contacter. Ces programmes sont sous forme de cassettes audio pour être utilisées par les agents de prévention, dans les centres sociaux, les PMI, les foyers, etc...

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