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Christian Saout | Financement de la lutte contre le sida

VIH/SIDA : Arc en Ciel devra évoluer pour survivre

28 janvier 2000 (Quotidien du Médecin)

PARIS, le 28 janvier 2000 (Quotidien du Médecin)

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L’ACTIVITÉ d’Arc en Ciel, lieu d’accueil pour les personnes touchées par le VIH, devrait pouvoir se poursuivre, à condition toutefois de procéder à un « reformatage » de la structure. Tel est le principal enseignement d’une réunion organisée à la DDASS de Paris avec des représentants de la Fédération nationale de l’association AIDES, du comité AIDES - Ile de France et d’Arc en Ciel.

Ouvert en 1996 à Paris, Arc en Ciel se trouve dans une position délicate après la décision du conseil d’administration d’AIDES-Ile-de-France de ne pas lui accorder les fonds privés (1,7 million de francs) nécessaires pour équilibrer son budget prévisionnel pour 2000, d’un montant de 5,5 millions de francs (« le Quotidien » du 21 janvier).

La réunion, organisée à la DDASS, a d’abord conclu à la nécessité de procéder à un « reformatage » d’Arc en Ciel. Ce qui, étant donné le contexte actuel, signifie que la structure sera vraisemblablement obligée à terme de revoir à la baisse son budget de fonctionnement. « Pour l’instant, rien n’est arrêté sur ce point », tient-on à préciser à AIDES Fédération. « Il faut d’abord qu’Arc en Ciel procède à une redéfinition de ses missions et de ses objectifs. Ensuite, il faudra faire en sorte que les crédits soient en phase avec la nouvelle activité », ajoute-t-on à la DDASS de Paris, qui a versé 961 000 F à Arc en Ciel en 1999.

Lors de la réunion, il a également été décidé de consulter les volontaires et les salariés d’Arc en Ciel puis d’organiser une assemblée générale d’AIDES - Ile-de-France, afin d’évoquer les différentes solutions de continuité de la structure. Plusieurs solutions sont envisagées : soit un maintien d’Arc en Ciel au sein d’AIDES - Ile-de-France, soit un rattachement plus ou moins direct à la fédération, soit enfin la mise en place d’une formule interassociative ou d’une structure juridiquement autonome et gérée par les usagers.

Quand au journal « Remaides », également menacé, il est quasiment acquis qu’il poursuivra son activité mais en quittant AIDES - Ile-de-France pour AIDES Fédération.

P. B.

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