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Drogues et réduction des risques (RDR)

Emission du 24 juillet 2001 (n° 99)

24 juillet 2001 (lemegalodon.net)

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Usagers de drogue hors des prisons

Première diffusion : Émission du 30 janvier 2001 (n° 80)

Presque la moitié des gens d’origine maghrébine et qui vivent avec le virus du sida ont été contaminés en partageant une seringue. Seringues propres interdites ou introuvables. Le néant sur l’information sur la transmission du virus. Le contrôle exercé par les policiers et les travailleurs sociaux sont les deux faces d’une même logique. L’aboutissement de cette logique : la prison. Et au bout du couloir, la maladie.

On ne sort pas de la drogue par la prison, c’est une évidence. L’enfermement inhumain et dégradant définit la prison, c’est l’extrême limite du contrôle social et policier qui frappe les populations immigrées. La prison torture, la prison rend malade, la prison rend fou, la prison tue.

En vingt ans, 15 000 immigrés et enfants d’immigrés sont morts au sida. Une telle dévastation aurait été irréalisable sans la prison, sans la criminalisation des usagers de drogue. A nous, les proches, les survivants, les rescapés, de se battre pour en finir avec la prison, avec la prohibition, et pour l’égalité des droits face à la maladie.

Migrants contre le sida a réuni François Bès, qui travaille au sein de l’observatoire international des prisons, Gérard Leblond-Valiergue, animateur de Ligne blanche, et Safia Soltani, directrice d’une structure de réduction des risques du 93.

Débat : bouleversements suite à la perquisition du centre Rivages (Sarcelles)

Première diffusion : Emission du 24 octobre 2000 (n° 70)

avec : Emmanuel Meunier et Gilles Nester (centre Rivages), Gérard Leblond-Valiergue (Ligne Blanche) et Fabrice Olivet (ASUD)

Lire notre dossier : Drogues : usagers de drogue citoyens face à la surenchère sécuritaire

Quelques questions à discuter

Substitution : les limites du Subutex

Première diffusion : Emission du 22 mai 2001 (n° 90)

Presque la moitié des séropositifs d’origine maghrébine, immigrés ou enfants d’immigrés, ont été contaminés par le partage de seringues. A l’origine de cette catastrophe, l’inexistence de l’information sur la transmission du virus mais surtout la répression policière et le contrôle social contre les toxicomanes avec comme seuls issues la prison, le sevrage, ou la mort.

Dès le milieu des années 80, des usagers de drogue se sont organisés pour survivre au sida : mise en vente libre des seringues propres, informations claires sur les risques liés à tel ou tel produit, accès aux soins et à l’hôpital, prise de parole face au pouvoir des médecins, des psychiatres, ou des travailleurs sociaux... C’est à cette époque que quelques soignants, ont pris le risque de prescrire des produits licites en substitution à des produits stupéfiants : Temgesic, sulfates de morphine (Skenon, Moscontin), etc.

Aujourd’hui, réduire les risques, proposer des produits de substitution est la politique officielle sur les drogues, mais consommer reste interdit par la loi de 1970 sur les stupéfiants. Quelles sont les conséquences de cette contradiction sur la vie des usagers de drogue ? La substitution est-elle devenue un choix forcé, pour ne plus être considéré comme un délinquant, un clandestin, un malade irresponsable ?

150 000 à 200 000 usagers de drogue par voie intraveineuse, c’est le potentiel de ventes des produits de substitution en France. Depuis juillet 1995, le Temgesic entre au tableau des stupéfiants, et c’est le subutex, produit phare du laboratoire Schering-Plough, qui va conquérir ce marché. Six ans plus tard, 83% des gens sous substitution prennent du subutex. Que faut-il savoir sur ce produit devenu incontournable ? En particulier, quels sont les risques si on injecte le subutex réputé « inshootable » ? Avant d’en parler avec Annie Leprêtre, voici un extrait de notre discussion avec Malika Tagounit, qui raconte la situation en 1993, au moment de la mise en place de la Boutique, un lieu d’accueil pour usagers de drogue situé rue Philippe-Girard.

Les réponses d’Annie Leprêtre

Questions pour le docteur Annie Leprêtre

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