Skip to main content.

Médias et communication

Journalistes en quête de séropos : le point de vue d’une auditrice

10 décembre 2002 (Migrants contre le sida)

PARIS, 10 décembre 2002 (Migrants contre le sida)

1 pièce jointe | | Votez pour cet article

Aux journalistes en quête de témoignages captifs de séropos : nous ne sommes pas des guides indigènes

Reda : Une fois par an, autour du 1er décembre, les journalistes viennent nous voir parce qu’ils cherchent des séropositifs prêts à témoigner.

Samia : Jennifer vit à Amsterdam, elle écoute l’émission sur notre site Internet survivreausida.net.

Reda : Elle réagit à notre coup de gueule de la semaine dernière : nous ne sommes pas des guides indigènes, ni rabatteurs pour des journalistes pour qui le sort ou le devenir des séropositifs les intéressent une fois par an...

Je suis chargée de communications pour un réseau mondial de personnes séropositives. J’ai donc travaillé beaucoup avec les journalistes au Congrès mondial du sida à Barcelone. C’était ahurissant : « Pouvez-vous me trouver une personne séropositive en provenance d’un pays du ’sud’, et de préférence une femme. » On m’a fait comprendre que ce serait encore mieux, pour la caméra , si l’individu n’était pas trop ’blanc’ de peau. Nous vivons une espèce de racisme à l’envers : la femme africaine ou latino-américaine séropositive est devenu l’individu vulnérable fétiche des médias. Elle ne reçoit rien en échange, remarquez.