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Malades étrangers | Protection sociale

Cause du décès : Refus de prise en charge

4 septembre 1998 (AFAPAC)

AMSTERDAM, 4 septembre 1998 (AFAPAC)

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L’histoire jugera les pays riches pour ne pas avoir sauvé des vies

AMSTERDAM, 4 septembre 1998 (AFAPAC) - Le 12e Congrès mondial du sida à Genève était une plate-forme où la plupart des pays se sont engagés à franchir l’écart entre les riches et les pauvres. Selon les chiffres du SIDA, à peu près 90% des personnes dans le monde vivant avec le VIH n’ont aucun accès aux traitements. Les politiciens, les militants du SIDA, et les institutions ont tous conclu qu’il faut faire quelque chose. L’histoire jugera les pays riches pour ne pas avoir sauvé des vies. La volonté des gouvernements de contribuer à franchir l’écart est devenue évidente pendant le Congrès.

De retour aux Pays-Bas. La marche annuelle pour la vie était, elle aussi, centrée autour de ce thème "réduire l’écart." Grâce aux Fonds hollandais du sida, l’argent récolté ira soutenir la African Foundation for AIDS Prevention and Counselling (AFAPAC) et la Kenyan AIDS Association (WOFAK). C’était une charmante initiative.

Mais, dans le système de soins hollandais, on laisse mourir les Africains malades du sida sans papiers. Il n’y a aucune politique claire concernant l’accès aux soins des malades du SIDA qui n’ont pas de permis de séjour.

Une femme africaine est décédée suite à un refus de prise en charge

Les hôpitaux délivrent aux patients Africains des ordonnances pour la thérapie nécessaire, et les laissent partir pour mourir, car les hôpitaux savent qu’ils ne peuvent se payer ces médicaments. Une patiente a été ballottée d’un hôpital à l’autre, parce qu’un hôpital ne voulait pas la recevoir, prétextant qu’elle avait déjà été en consultation à l’autre hôpital. Ainsi cette jeune femme de 35 ans est morte, faute d’avoir pu accéder aux traitements, dans un centre de soins.

AFAPAC a des contacts avec des malades du sida sans papiers qui n’ont pas accès aux traitements parce qu’ils n’ont pas d’argent. Il y a un délai volontaire ou un refus de traitement à cause de l’incapacité de ces malades à payer leurs traitements. Selon certains experts du sida aux Pays-Bas, le coût des soins pour un malade du sida, par an, s’élève à 24 000 florins. C’est pour cela que le gouvernement hollandais n’est pas prêt à soigner des gens qui sont illégaux et qui ont le sida. Le gouvernement craint que si les Pays-Bas ouvrent l’accès aux traitements pour les illégaux, le pays sera inondé par des malades du sida.

Une situation inacceptable

La situation pour nous - travailleurs africains de la santé vivant aux Pays-Bas - est inacceptable. Comment peut-on laisser des gens mourir alors qu’ils pourraient vivre ? Que signifie cette situation pour les pays africains qui croient que les pays riches sont disposés à "réduire l’écart", alors que des Africains meurent sur le "palier" d’un pays comme les Pays-Bas. Les centres de soins aux Pays-Bas ne considèrent-ils pas sauver des vies comme une obligation ? Voici quelques-unes des questions qui pourraient être posées afin de mesurer l’engagement des pays développés à "réduire l’écart" entre le Nord et le Sud.

Les gens de l’Afrique sub-saharienne subissent déjà la discrimination. Aux Pays-Bas, les hommes d’origine sub-saharienne et leurs épouses sont interdits de don du sang car ils sont considérés comme étant probablement infectés par le VIH.

Extraits de la déclaration du Comité de direction de la African Foundation for AIDS Prevention and Counseling (AFAPAC)

AFAPAC
African Foundation for AIDS Prevention and Counselling
Postbus 12389
1100 AJ AM STERDAM
The Netherlands
Téléphone : +31 20 697 1942
Télécopie : +31 20 600 62 69
Email : afapac@euronet.nl

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