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Donner à l’association AIDES est-il un gage de sincérité ou d’ignorance ?

16 mai 2012 (lemegalodon.net)

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Sandra : Anne Bouferguène, vous avez choisi de ne pas toucher les bénéfices de ce livre. Vous avez choisi de les reverser à Aides. Pourquoi Aides ?

Anne Bouferguène : Je n’ai jamais été engagée dans le milieu associatif. Cependant j’ai toujours respecté le travail associatif de manière large, quelque soit d’ailleurs son domaine, et encore plus de la lutte contre le VIH. Et quand je me suis mise en quête de redonner mes droits d’auteur, puisqu’il était hors de question que je touche le moindre centime sur mon histoire, c’était quelque chose que je n’aurai pas pu assumer. Je n’aurais pas été libre de ma parole s’il y avait eu une contrepartie financière. J’ai considéré que l’association Aides était une association d’envergure nationale avec des opérations à tous les niveaux et qu’elle était peut-être la plus apte à recevoir mes sommes. Je n’ai pas d’engagement plus à Aides que dans d’autres associations. J’espère juste qu’effectivement ma modeste contribution fera avancer l’ensemble des actions de lutte contre le VIH.

Sandra : Tina et Francis, qu’en pensez-vous ?

Francis : Comme Anne l’a dit, c’est de reverser les droits d’auteur à une association de lutte contre le VIH. Pourquoi pas Aides ? Ca aurait pu être une autre association. Mais il y a tellement d’associations sur la place qu’elle a choisi une et puis c’est tombé sur Aides. Et puis c’est tant mieux. Je vois que Aides a des actions en Afrique, Aides a beaucoup d’actions. Pourquoi pas ? D’une certaine manière cette aide là ira à plusieurs associations en fait de manière indirecte. Donc du coup moi ça ne me dérange pas plus que ça.

Tina : Ce que je peux dire moi, en gros dans mon parcours quand j’ai appris que j’étais séropositive en 2003, il y a eu un moment où j’ai vraiment voulu rencontrer des personnes séropositives parce que je n’avais vraiment pas de réponse à mes questions. J’ai frappé à différentes portes. Pas beaucoup de portes mais aussi à celle de Aides et je peux dire personnellement, je ne m’y suis pas reconnue. J’y suis allée en tout deux fois et surtout avec mes questions sur la procréation. Il n’y avait pas de réponse dans cette association. Il y avait plutôt des personnes d’orientation homosexuelle, qui étaient très gentilles, mais qui n’ont pas pu répondre à mes questions. Ou bien des professionnels où j’avais un peu l’impression d’être un numéro. Ils m’ont reçue dans un bureau. D’abord, avant de dire : « comment ça va ? », on remplit une fiche. Il y avait quelque chose qui me gênait. Donc personnellement cette association je n’y suis pas spécialement retournée en tant que personne séropositive. Sinon en tant que membre du Comité des familles, on fréquente les différentes associations et voilà. Moi j’ai choisi le Comité des familles. C’est que dans cette association je me reconnais le mieux. Mais je pense que chacun trouve ce qui lui convient et peut-être que, voilà, je ne peux pas en dire plus.

Transcription : Sandra JEAN-PIERRE Correction : Selma MIHOUBI

Voir aussi, la totalité de l’entretien avec Anne Bouferguène :

Anne Bouferguène, une maman séropositive réconciliée avec elle-même grâce à l’écriture

Anne Bouferguène s’adresse aux familles vivant avec le VIH

Avec le livre d’Anne Bouferguène, beaucoup ont découvert la possibilité de faire des enfants quand on est séropositif

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